L’Association Davidian Seventh-Day Adventists (Une Association Constituée en Église)



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  Question :    N’est-il pas un fait que les traducteurs de la Bible ont changé les noms authentiques Hébreux du Créateur (Elohim, Jehovah, El, Elah, Elowahh, Bethel et Tsur) contre les noms de Baal (Dieu, Seigneur, etc.) ? Et si finalement les noms du Créateur sont Elohim, Yahovah, et consorts, et si Dieu, Seigneur, etc., sont les noms des dieux païens, alors pourquoi L’appelons-nous par ces derniers ?


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Ces versets contiennent l'une des prophéties pittoresques les plus remarquables et les plus importantes enregistrées dans les Saintes Écritu- res. Leur interprétation correcte apporte une révélation poignante de l'his- toire de l'Église. Le premier symbole à considérer est Les « Montagnes D'Airain »


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L’appel d’Ézéchiel au service prophétique est l’une des expériences les plus intéressantes qu’aient eues les anciens prophètes, et la révélation des visions qu’il eut près du fleuve de Kébar, est peut-être de la plus haute importance pour le ciel et la terre, en ce temps-ci, qu’aucune autre vision du récit sacré. Elle révèle en effet de manière remarquable Le Lien Qui unit le Ciel et la Terre, tout comme les Dardanelles relient deux mers importan- tes. Par conséquent, cette étude relative à la vision d’Ézéchiel, mettant en évidence le fait que la terre soit visitée par la Majesté de l’Univers, peut être à juste titre intitulée : « Les Dardanelles de la Bible ».



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TABLE DES MATIÈRES

Jugez Par Vous-même 3
Toute Concurrence Et Sa Mauvaise Influence 3
Supplications Du Saint-Esprit 4
Prophétisé Jusqu’à Jean 5
La Prière Du Christ 11
Le But Déterminé À L’Avance De Satan 11
Se Mettre En Quête D’une Nourriture Meilleure 13
« De La Plume D’un Chroniqueur » 13
Les Dons De l’Esprit 14
« L’Esprit De Prophétie » Est Pratiquement Rejeté 15
Les Écritures Enseignent La Vérité De Multiples Façons 16
Une Interprétation Inspirée Au Moyen d’Une Méthode Figurative. Za. 4 17
L’Inspiration Nous Explique Ce Symbolisme 19
Résumé de Zacharie Quatre 24
Le Remède Spécial Venu Des Cieux 25
La Crémerie Universelle Permet À Ses Garants De Renoncer Au Mal Et De Choisir Le Bien 27
Du Beurre Et Du Miel 28
Que Symbolisent-Ils ? 28
De La Jeune Vache Et Des Deux Brebis 29
Le Miel 30
Du Lait Producteur De Beurre À Profusion 31
Emplit Le Pays De « Lait Et De Miel. » 32
Sa Vigne À L’Abandon 33
Un Lieu D’où Sont Chassés Les Saints 35
Jusqu’à Ce Que La Vigne Soit Complètement Restaurée 38
À Un Grain De Sénevé 39
« Les Brebis Le Foulent. » 40

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Choisira Un Avenir Glorieux 41
Préservés Par le « Beurre Et Le Miel. » 42
« Un Homme Les Nourrira. » (J.N. Darby) 44
L’Esprit De Prophétie Des Contrefaçons 45
Les Remarques Portées A L’encontre D’un Individu N’affecte Pas La Vérité 47
Une Soi-Disant Réfutation 49
La Réponse De L’Accusé 50
Quand La Porte Fut-Elle Ouverte ? Quand Le Trône Fut-Il Mis En Place ? 53
Le Pourquoi De La Mise En Place Du Trône 54
Deux Trônes Différents– Un, Dit Administratif Et Un Autre, Dit Judiciaire 57
Lutter Sans Le Savoir Contre La Vérité 59
Zacharie, Chapitre Un 60
À Beaucoup Mais Pas À Tous 65
Un Grand Massacre Doit Avoir Lieu Avant Que L’Évangile Ne Soit Prêché À Toutes Les Nations. 67
La Dernière Supplication Du Seigneur 70
Qu’en Est-Il Des Femmes Qui Enseignent ? 75
La Conclusion 79

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POURQUOI PÉRIR ?

La Crémerie Universelle Vous Nourrira

Jugez Par Vous-même

L’objectif de ce tract est de présenter et d’apporter gratuitement à toute âme sincère, autant à la plus démunie qu’à celle se trouvant dans les parties les plus reculées de la terre, le produit par excellence dont regorge la grande Crèmerie Universelle. Pour ce faire, il est nécessaire de permettre à ceux qui en jouiront d’en bénéficier pleinement en écartant

Toute Concurrence Et Sa Mauvaise Influence. {TN6: 3.1}

À l’heure actuelle, de toutes les attaques menées par cet ennemi contre la foule de garants en charge de la crèmerie, la plus violente a été celle faite à l’encontre des Adventistes du Septième Jour, principaux consommateurs du produit de la crèmerie, et tout particulièrement celle faite à l’encontre de l’œuvre de la fondatrice de la dénomination, Mme E.G. White, dont les écrits sont connus pour être l’Esprit de Prophétie (Ap. 12 : 17 ;19 :10). {TN6: 3.2}

         Force est de constater que des gens et des organisations consacrent leur temps, leur énergie et leur argent à semer le discrédit sur tout auteur de littérature religieuse. Le monde se trouve éclipsé par des centaines d’auteurs et de doctrines Chrétiennes, chacune cherchant à faire valoir sa vision religieuse l’une par rapport à l’autre. Dès lors qu’il n’existe qu’une Vérité, et qu’aucun

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d’eux ne peut s’accorder sur ce qu’elle est, tous ne peuvent avoir raison et par conséquent tous se trompent sauf un. Pourquoi donc, les enseignements de Mme White, compte tenu de leur nombre, se heurteraient-ils à plus d’opposition que les autres ? {TN6: 3.3}

Nous savons bien que tout envoyé de Dieu, depuis Adam jusqu’à aujourd’hui, s’est opposé violemment à des hommes clamant être conduits par Dieu. De ce fait, le cas de Mme White ne fait pas exception. Prise pour principale cible aujourd’hui, tout comme le furent les prophètes à leurs époques, il convient de déterminer si ses écrits sont dangereux et voués à l’échec ou s’ils ne risquent rien et pour cela nous devons nous tourner vers les oracles de Dieu, révélateurs du passé, du présent et du futur. C’est là que nous saurons si son œuvre est bonne ou mauvaise. Ce n’est qu’au travers des prophéties que nous pourrons prouver ou réfuter, savoir ce en quoi nous croyons et croire en ce que nous connaissons et parvenir de manière sûre à accepter ou rejeter un message. Sans cela notre foi n’est fondée que sur des incertitudes, –bâtie sur le sable– ce qui nous conduira malheureusement à la « gauche » du Maître. Par conséquent, pour nous assurer de nous trouver à Sa droite, prêtons, sans faillir, l’oreille la plus attentive aux

Supplications Du Saint-Esprit : {TN6: 4.1}

« Et nous avons la parole prophétique [rendue], plus ferme, à laquelle vous faites bien d’être attentifs, comme à une lampe qui brille dans un

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lieu obscur, jusqu’à ce que le jour ait commencé à luire et que l’étoile du matin se soit levée dans vos cœurs ; sachant ceci premièrement, qu’aucune prophétie de l’Écriture ne s’interprète elle-même. » 2 Pi. 1 : 19, 20 (Version J.N. Darby)

Mais à l’heure actuelle, le cri de l’opposition est : À bas les prophéties ! « Car tous les prophètes et la loi ont

Prophétisé Jusqu’à Jean. » Mt. 11 : 13. {TN6: 5.1}

Si ce verset cité signifie qu’il n’y a plus de prophètes après Jean, il n’y aurait pas dû en avoir depuis lors. Si tel était le cas, les Écritures se contrediraient car il est écrit que le Christ est le Fils de Dieu mais aussi « un prophète ». Luc 24 : 19. En outre, bien que Jean- Baptiste n’ait jamais fait la moindre déclaration prophétique, il fut désigné par Christ le plus grand des prophètes (Luc 7 : 28). Aussi, Matthieu, Marc et Luc, écrivirent au sujet du Christ et de Son œuvre sous l’Influence de l’Inspiration. De même Jean, Pierre et Paul ainsi que d’autres contemporains, prophétisèrent à juste titre de multiples choses à venir. À chacun d’eux on accorde, selon les Écritures, le titre de « prophète ». {TN6: 5.2}

Jésus Lui-même atteste que le livre de l’Apocalypse est une prophétie, car l’ange « qui a rendu témoignage de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus-Christ, [de] toutes

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[les] choses qu’il a vues », dit : « Bienheureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche. » Ap. 1 : 2, 3. « Je rends témoignage à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : que si quelqu’un ajoute à ces choses, Dieu lui ajoutera les plaies écrites dans ce livre. » Ap. 22 : 18 (Version J.N. Darby). {TN6: 5.3}

Le fait même que cette prophétie ait été écrite près d’un siècle après la décapitation de Jean-Baptiste, est la preuve historique que les prophètes n’ont pas cessé d’exister après lui. Ainsi, en interprétant faussement le texte de Matthieu 11 : 13 déclarant que Jean est le dernier des prophètes, l’opposition tente de faire passer le don de prophétie survenu pendant l’ère Chrétienne pour des interprétations « personnelles » (non inspirées) des Écritures. Se faisant, elle se voit contrainte d’ignorer ou de tenter de justifier la déclaration irréfutable de Paul : « Et Dieu a placé les uns dans l’église, premièrement les apôtres, deuxièmement les prophètes, troisièmement les enseignants, ensuite les miracles, puis les dons de guérison, les secours, les gouvernements, les diversités de langues. » (1 Co. 12 : 28) (Version King James Française) –preuve absolue que le second des huit dons faits à l’église pendant l’ère Chrétienne est bien celui de prophétie. {TN6: 6.1}

Alors que la plupart de ces dons, notamment celui de parler diverses langues et celui de gouverner, soient vivement recherchés par les églises Chrétiennes, celui de –« prophétie »–décrié par les Juifs, est rejeté entièrement par presque toute 6

la Chrétienté ! Ainsi, l’esprit qui était à l’œuvre lorsque les anciens prophètes furent mis à mort par les dirigeants Juifs, est le même agissant aujourd’hui au travers de l’opposition et son œuvre destructrice. {TN6: 6.2}

Tout en couvrant d’éloge et d’honneur les défunts prophètes qui furent massacrés par leurs pères, les Juifs ont rejeté les prophètes qui ont existé de leur vivant, et ont attiré sur eux cette malédiction prononcée par le Maître : {TN6: 7.1}

« Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites ! Car vous bâtissez les tombeaux des prophètes et vous ornez les sépulcres des justes, et vous dites : Si nous avions été dans les jours de nos pères, nous n’aurions pas pris part avec eux au sang des prophètes. » Mt. 23 : 29, 30 (Version J. N. Darby) {TN6: 7.2}

Aujourd’hui, les Chrétiens qui méprisent le don de prophétie et qui affirment que l’Ancien Testament n’a aucune incidence sur la proclamation de l’évangile, rejettent tous les prophètes tout en reconnaissant qu’ils étaient les serviteurs de Dieu. De tels membres d’église continuent de bâtir et d’orner les tombeaux des prophètes, à l’instar des Juifs qui prétendaient croire en Moïse, mais qui, après examen, se sont avérés être des menteurs. C’est ainsi qu’aujourd’hui la plupart des Chrétiens professe croire à la Bible dans sa totalité, mais enseigne que toutes les lois et les préceptes, de même que tous les avertissements et les condamnations s’appliquent uniquement aux anciens Juifs tout en s’empressant d’accueillir les grâces qui résident dans l’église Chrétienne ! {TN6: 7.3}

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Aujourd’hui, le soi-disant don des langues n’est en fait que charabia et n’a aucun rapport avec celui mentionné dans la Bible, de même que le Dimanche n’est en aucun cas le jour « sanctifié » du Sabbat. Le don de gouverner est aussi perverti et réduit à une institution de prérogatives, de formalités, d’objectifs et autres qui, dans leur état actuel plutôt lamentable, ne sont en réalité rien d’autres que des vecteurs de lutte contre la Vérité et neutralisent la piété de l’église. Dans cette situation, une telle poignée de Chrétiens, fussent-ils les meilleurs, vous paraîtraient-ils mieux lotis qu’une poignée de Juifs de l’époque, fussent-ils les pires ? {TN6: 8.1}

« Réveille-toi ! Réveille-toi ! » s’écrie la Parole, « détache les liens » faits de mains d’homme « de ton cou, Captive, fille de Sion ! » És. 52 : 2. « N’éteignez pas l’Esprit, » Ô église de Dieu ! « Ne méprisez pas les prophéties. Mais éprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon. » 1 Th. 5 : 19-21. {TN6: 8.2}

Cessons d’ignorer le fait que le don de prophétie vient en second dans l’ordre d’énumération, et que le don de gouverner et de parler diverses langues viennent en dernier. Observons que ceux qui méprisent le don de prophétie et exaltent le don de gouverner et le don des langues tirent manifestement la charrue par l’arrière et vont dans la mauvaise direction. Le Christ leur déclare : « Tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. » Ap. 3 : 17. {TN6: 8.3}

Ceux qui, d’une part, soutiennent qu’il n’existe plus d’autres prophètes après

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Jean-Baptiste, et qui d’autre part, professent croire au Nouveau Testament écrit après la mort de Jean, sont eux-mêmes dans les ténèbres et diffusent, par leurs interprétations personnelles (non inspirées) des Écritures, un nuage d’obscurité où qu’ils aillent. Que Dieu ait pitié d’eux. {TN6: 8.4}

À la lumière de ces faits, la déclaration de Jésus à savoir que « tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean, » prend manifestement un sens totalement différent de ce qui est enseigné par ces hommes non inspirés. À fortiori, lorsqu’elle est examinée à la lumière de cet Esprit divin Qui l’a dictée, son interprétation se fait sans le moindre problème, révélant que Christ a divisé les prophètes en deux classes –celle allant jusqu’à Jean et celle partant de Jean jusqu’à aujourd’hui. {TN6: 9.1}

L’histoire sainte montre que les prophètes, dans la première division, ont reçu la Parole directement de Dieu par l’intermédiaire de Son Esprit. Ils n’étaient pas tenus de prouver leurs dires en citant les écrits des précédents prophètes. Alors que les prophètes dans la deuxième division sont oints du Saint-Esprit afin d’interpréter les écrits des prophètes de la première division. {TN6: 9.2}

Cette distinction importante entre les deux divisions montre que l’Ancien Testament contient la lumière de notre salut pour les deux périodes –Juive et Chrétienne. Et lorsque l’on considère que la première période

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est appelée la dispensation « typique » et la seconde « antitypique », alors le poids des évidences nous conduit inévitablement à la conclusion que l’évangile du Nouveau Testament est basée sur l’évangile de l’Ancien révélé. {TN6: 9.3}

Puisque les Écritures nous expliquent que l’église a de tout temps été conduite dans la vérité par l’unique biais du don de prophétie, les Chrétiens n’ont pas d’autre choix que de conclure que la volonté de Dieu et Ses desseins pour ce temps sont les mêmes que pour les temps passés. C’est pourquoi la notion de salut est transmise au travers des écrits des prophètes de l’Ancien Testament et est interprétée, au fur et à mesure que le rouleau se déroule, par ceux à qui Il a conféré le même Esprit, qui, autrefois a poussé de « saints hommes de Dieu » (J.N. Darby) à « jamais » prophétiser. 2 Pi. 1 : 21 « Car Moi, l’Éternel, Je ne change pas ; Et vous, fils de Jacob, vous n’êtes pas consumés. » Mal. 3 : 6. {TN6: 10.1}

Dieu aurait toujours voulu maintenir une Chrétienté unie à travers l’Inspiration, la vérité révélée, mais des hommes non inspirés ont refusé de s’humilier et ont fait prévaloir leurs interprétations personnelles avec comme tragique résultat une confusion et un sectarisme bien malheureux. {TN6: 10.2}

Une telle anarchie parmi les interprétations des Écritures, existant non seulement entre les dénominations, mais aussi au sein même de celles-ci, montre clairement que ces dernières ne sont pas guidées par l’Esprit envoyé par Christ pour conduire « dans toute la vérité » afin que tous les croyants soient un en Lui.

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Cette union par l’Esprit est enseignée avec insistance dans

La Prière Du Christ. {TN6: 10.3}

« Afin que tous soient un, comme Toi, Père, Tu es en Moi, et Moi en Toi, afin qu’eux aussi soient un en Nous, afin que le monde croie que Toi Tu M’as envoyé. Et la gloire que Tu M’as donnée, Moi, Je la leur ai donnée afin qu’ils soient un comme Nous Nous sommes un, -Moi en eux, et Toi en moi, -afin qu’ils soient consommés en un, et que le monde connaisse que Toi Tu m’as envoyé, et que Tu les as aimés comme Tu M’as aimé. »Jean 17 : 21-23 (Version J.N. Darby) {TN6: 11.1}

Les spéculations théologiques incessantes, produisant un florilège de fables et d’opinions diverses, favorisent la confusion grandissante, les dissensions et les divisions, ce qui engendre des croyances divergentes et des sectes. Or, les Chrétiens en union parfaite devraient s’employer à prouver au monde que le Père a envoyé le Fils. {TN6: 11.2}

Montrant qu’Il ne reconnaît qu’une seule dénomination, le Christ déclare : « J’ai d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut que Je les amène, elles aussi ; et elles écouteront Ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. » Jean 10 : 16 (Version J.N. Darby). Ainsi, le schisme existant actuellement parmi les Chrétiens n’accomplit pas le dessein Divin mais révèle{TN6: 11.3}

Le But Déterminé À L’Avance De Satan.

Le prétendu monde Chrétien que l’on connaît aujourd’hui

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s’est éloigné de l’idéal de Dieu pour Son église à un tel point que la prière du Christ elle-même ne parvient pas à le désabuser et à l’amener à réaliser que ses diverses croyances, qu’il tient pour vraies, sont toutes fausses. Ceux qui ne font partie d’aucune église, et qui constatent les soi-disant efforts déployés par ces dernières pour les convertir, méprisent et s’amusent de cette désillusion et de cette hypocrisie. De tels Chrétiens font plaisir à Satan, se trompent eux-mêmes ainsi que ceux qui les regardent. {TN6: 11.4}

Satan fait parader ces légions de pseudo-Chrétiens devant le monde, afin qu’au travers de leur folie inconsciente, il puisse accuser Christ et en même temps faire croire au monde que le Père n’a pas envoyé le Fils. À moins qu’il n’y ait une heureuse prise de conscience parmi ces chrétiens désunis, Satan les plongera la tête la première dans la destruction éternelle. Cette sempiternelle tragédie est imputable à leur déni du don de l’Esprit de Prophétie, les yeux de l’église (1 S. 9 : 9 ; És. 29 : 10), qui seuls peut les conduire à un état d’unité, d’union inaltérable. {TN6: 11.1}

Les bergers des églises qui, en tentant d’interpréter les Écritures de façon « personnelle » (sans le Saint-Esprit), ont donné à manger de la balle à leurs brebis, et ont conduit ces dernières à

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Se Mettre En Quête D’une Nourriture Meilleure{TN6: 11.2}

Ces Chrétiens nourris de balle sont sous-alimentés et donc incapables de juger les choses correctement. Certains espèrent alors obtenir de ceux qu’ils considèrent les plus fidèles « quelque chose de meilleur ». D’autres s’attendent à le recevoir de ceux qu’ils considèrent être les Docteurs en Théologie les plus éminents ; tandis que d’autres croient encore trouver ce quelque chose dans telle ou telle dénomination simplement parce que leur Père ou leur Mère, un quelconque proche ou une personne influente en fait partie. Ironiquement, ces comportements insensés, absents d’effort intellectuel et d’expérience personnelle, conduisent de nouveau ces chrétiens vers la balle. Et les non-Chrétiens, plus critiques que jamais, sont dégoûtés par les pratiques incohérentes et idiotes dont ils sont témoins dans le paysage Chrétien. Ainsi, les croyants, au lieu de convertir les non-croyants au Christianisme, ne font que les en éloigner ! {TN6: 13.1}

Cette tendance fatale à suivre le troupeau, et dont a bien conscience la chrétienté, est illustrée par la situation d’une famille fictive racontée dans le satyre caricatural

« De la Plume d’Un Chroniqueur » {TN6: 13.2}

« Mary va à l’église Baptérienne –bien qu’elle soit membre de l’église Prestrienne (forcée de joindre cette église depuis ses 10 ans, avant même de savoir qui était réellement Dieu ou Satan), mais elle va à l’église Baptérienne car

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sa demi-sœur en est membre. John va à l’église Cathodiste parce que c’est là que vont la plupart de ses clients. Jack va à l’église Campalienne parce que sa copine y va… Patricia va à l’église Luthergationnelle parce que son institutrice y fait l’école du Dimanche. Betty va à l’église Baptérienne avec sa mère, parce qu’elle n’est pas encore en âge de comprendre. » —The Dallas Morning News, 28 Déc. 1940. {TN6: 13.3}

Ceux qui recherchent sincèrement le salut en Christ, doivent se « joindre » à Lui en se convertissant par amour pour la Vérité ; et pour y parvenir, l’unique moyen est d’accueillir pleinement tous

Les Dons De l’Esprit. {TN6: 14.1}

Paul, parlant de Celui Qui seul, au travers de tous Ses dons, peut unifier Son église nous dit « et Il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ. » Ép. 4 : 11-13. « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises ! » Ap. 3 : 22. {TN6: 14.2}

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Bien que l’Esprit de Dieu ait parlé en ces termes, certains, en sondant l’opinion parmi les Chrétiens, trouvent que

« L’Esprit De Prophétie » Est Pratiquement Rejeté. {TN6: 15.1}

Un bon nombre de Chrétiens avérés disent en fait en leur cœur : Tant que nous croyons qu’il existe un Dieu et un Christ, que nous faisons partie d’une église, que nous menons des vies honnêtes et nous acquittons occasionnellement de bonnes actions quand les circonstances le permettent, nous sommes sur la voie de la Cité Céleste. Et il est triste de dire que l’on trouve aussi ce mode de pensée trompeuse, infondée et fatale, dans l’église Adventiste du Septième Jour. {TN6: 15.2}

Bien que la dénomination ait été fondée sur le don de prophétie, il est aussi triste de voir qu’aujourd’hui ses membres –pasteurs et laïques– sont en perpétuels désaccords concernant le don de prophétie, tout comme ils le sont sur d’autres sujets des Écritures. Et, parmi ceux qui considèrent les écrits de Mme White comme étant inspirés, une grande majorité les ignore et n’y obéit pas, tout comme ceux qui déclarent ne pas y croire du tout. {TN6: 15.3}

« L’église, » dit-elle en constatant cet état, « s’est détournée de son Chef, Christ ; elle retourne résolument

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vers l’Égypte. Pourtant, il en est quelques-uns qui sont inquiets ou étonnés de leur manque de puissance spirituelle. Le doute et même l’incrédulité à l’égard des témoignages de l’Esprit de Dieu apparaissent un peu partout dans nos églises, ce qui est conforme à la volonté de Satan. Les ministres qui prêchent le moi au lieu de prêcher Christ le veulent bien ainsi. Les témoignages ne sont pas lus et ne sont pas appréciés. » —Testimonies, Vol. 5, p. 217 (Service Chrétien, p. 49). {TN6: 15.4}

Ces deux catégories de membres affirment cependant être de bons Adventistes du Septième Jour ! C’est une ironie exceptionnelle de constater que ces divergences terribles concernant les choses sacrées ont obscurci les esprits de gens rationnels ! Oui, quelle tragédie ! Surtout quand le moyen de prévenir ce mal se fait sentir plus que jamais. Pour s’en protéger efficacement,

Les Écritures Enseignent La Vérité De Multiples Façons. {TN6: 16.1}

En plus des enseignements contenus dans les écrits des prophètes, l’évangile est aussi enseigné au moyen de prophéties figuratives. Il est donc dans notre intérêt immédiat de considérer autant les prophéties littérales que figuratives, conformément à ce que nous dit l’Esprit sur le moyen que Dieu emploie pour révéler Sa Parole Écrite aux hommes. Nous pouvons le voir dans le chapitre quatre de Zacharie qui dévoile de manière imagée la façon dont Dieu révèle Sa Parole. Ce chapitre nous montre comment parvenir à

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Une Interprétation Inspirée Au Moyen d’Une Méthode Figurative. Zacharie 4. {TN6: 16.2}

« L’ange qui parlait avec moi revint, et il me réveilla comme un homme que l’on réveille de son sommeil. Il me dit : Que vois-tu ? Je répondis : Je regarde, et voici, il y a un chandelier tout d’or, surmonté d’un vase et portant sept lampes, avec sept conduits pour les lampes qui sont au sommet du chandelier ; et il y a près de lui deux oliviers, l’un à la droite du vase, et l’autre à sa gauche. Et reprenant la parole, je dis à l’ange qui parlait avec moi : Que signifient ces choses, mon seigneur ? L’ange qui parlait avec moi me répondit : Ne sais-tu pas ce que signifient ces choses ? Je dis : Non, mon seigneur. Alors il reprit et me dit : C’est ici la parole que l’Éternel adresse à Zorobabel : Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Éternel des armées. » {TN6: 17.1}

« Je pris une seconde fois la parole, et je lui dis : Que signifient les deux rameaux d’olivier, qui sont près des deux conduits d’or d’où découle l’or ? Il me répondit : Ne sais-tu pas ce qu’ils signifient ? Je dis : Non, mon seigneur. Et il dit : Ce sont les deux oints qui se tiennent devant le Seigneur de toute la terre. Za. 4 : 1-6, 12-14{TN6: 17.2}

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Illustration.

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Établissant le moment où cette prophétie figurative trouvera son accomplissement, l’Éternel, au travers du prophète Aggée qui prophétisa à la même période que le prophète Zacharie, nous dit : {TN6: 19.1}

« Je renverserai le trône des royaumes, Je détruirai la force des royaumes des nations, Je renverserai les chars et ceux qui les montent ; les chevaux et leurs cavaliers seront abattus, l’un par l’épée de l’autre. En ce jour-là, dit l’Éternel des armées, Je te prendrai, Zorobabel, fils de Schealthiel, Mon serviteur, dit l’Éternel, et Je te garderai comme un sceau ; Car Je t’ai choisi, dit l’Éternel des armées. » Ag. 2 : 22, 23. {TN6: 19.2}

Aggée, dans cette prophétie qui trouvera son accomplissement à la fin des temps, lorsque Dieu renversera les trônes et les royaumes de la terre, nous montre que Zorobabel, le serviteur de l’Éternel, est un type de Ses serviteurs d’aujourd’hui qui portent donc obligatoirement le « sceau » antitypique. De plus, étant donné que la vision de Zacharie n’avait jamais été comprise jusqu’à maintenant, elle ne peut s’appliquer qu’à nous directement. Par conséquent, puisque que l’illustration de « la Parole de l’Éternel s’adressant à Zorobabel » doit trouver son accomplissement aujourd’hui, nous devrions faire preuve de la plus grande attention tandis que

L’Inspiration Nous Explique Ce Symbolisme. {TN6: 19.3}

« C’est ici la Parole que l’Éternel adresse à Zorobabel. » Za. 4 : 6. La méthode que

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Dieu utilise à présent, en ces temps de la fin, pour communiquer avec Zorobabel, – -représentant les généraux ou les conducteurs de Son peuple– nous est présentée dans ce symbolisme. Déchiffrons-la symbole après symbole. Lorsque nous aurons compris ce que signifient « les oliviers », le « chandelier », le « vase d’or » et enfin les « conduits », alors le symbole expliquera de lui-même, sans conteste, la façon dont les Écritures, moyen employé par Dieu pour communiquer avec Ses serviteurs, doivent être interprétées. {TN6: 19.4}

Comme tous les livres de la Bible se rejoignent dans l’Apocalypse qui est une révélation des prophéties, nous voulons porter l’attention du lecteur sur un passage dans lequel Jean fait état de la fonction remplie par les oliviers : {TN6: 20.1}

« Je donnerai à Mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux-cent-soixante jours. Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre. » Ap. 11 : 3, 4 {TN6: 20.2}

Ces oliviers sont appelés « témoins », « oints », « prophètes ». Ils devaient prophétiser revêtus de sacs pendant quarante-deux mois. Cette période est équivalente à celle de Daniel 7 : 25 et celle d’Apocalypse 12 : 14 à savoir, « un temps, des temps, et la moitié d’un temps », sachant « qu’un temps » est une année ; « des temps » deux années ; et « la moitié d’un temps » la moitié d’une année ; ce qui au total fait quarante-deux mois. Elle est

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aussi équivalente à celle d’Apocalypse 13 : 5, « quarante-et-deux mois » ; de même que celle d’Apocalypse 12 : 6, « mille deux-cent-soixante jours ». À chaque occasion, la période, allant de trente jours à un mois selon la règle Biblique, fait un total de 1260 jours. {TN6: 20.3}

Calculés de manière littérale, conformément à Ézéchiel 4 : 6, ces 1260 jours prophétiques sont équivalents à 1260 ans. Compte tenu du fait bien établi (voir La Verge Du Berger, Vol. 2, pp. 126-139) que cette période est un temps prophétique de 1260 ans allant de l’an 538 ap. J.-C. jusqu’à l’an 1798, nous en concluons que ceux qui prophétisent (hommes ou autres) revêtus de « sacs » pendant cette période, sont symbolisés par ces « deux oliviers. » {TN6: 21.1}

Le fait que la Bible Elle-même ait été la seule à prophétiser pendant une durée de 1260 ans, –période du Moyen Age– nous montre automatiquement que les deux « oliviers », que l’ange affirme être la Parole de Dieu (Za. 4 : 6), représentent l’Ancien et le Nouveau Testament, les Écritures, prophétisant revêtus de « sacs ». En d’autres termes, les Écritures se sont autorisées avec avilissement à être mises de côté et fermées, alors qu’elles avaient le pouvoir de dévorer « leurs ennemis, » et même « de fermer le ciel, afin qu’il ne tombe point de pluie. » {TN6: 21.2}

Zacharie voit ensuite que « deux conduits d’or » relient ces deux arbres (Testaments)

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à un « vase d’or » dans lequel de l’huile d’or se déverse. Puis de ce vase, « sept conduits » ou « tuyaux » à leur tour approvisionnent de cette « huile d’or » les lampes d’or du « chandelier ». {TN6: 21.3}

Comme les deux oliviers représentent l’Ancien et le Nouveau Testament, l’huile d’or qui s’en échappe représente naturellement « la Parole de Dieu » pendant la dispensation chrétienne, ne venant pas directement du ciel mais de la Bible. {TN6: 22.1}

Pour découvrir ce que signifie le chandelier, lisons ce que Christ nous dit (révélant ce mystère à Jean) : « Les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. » Ap. 1 : 20b {TN6: 22.2}

Dans cette brève explication, Christ nous dit que les sept églises sont représentées par les sept chandeliers, établissant clairement que le chandelier symbolise l’église –la lumière du monde (Mt. 5 : 14). {TN6: 22.3}

La première partie d’Apocalypse 1 : 20, déjà citée précédemment, montre clairement qu’à chaque chandelier est attribué un ange, et que Jean a reçu la consigne d’écrire non pas aux chandeliers mais aux anges qui en sont les gardiens. Alors la phrase « écris à l’ange de l’église de Laodicée » (Ap. 3 : 14), montre clairement que

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c’est l’ange qui est « malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. » {TN6: 22.4}

Cette condamnation montre de manière absolue que l’ange n’est pas un être venu du ciel, mais juste une figure des dirigeants humains qui ont reçu la charge de l’église (chandelier). Leur devoir, comme nous le montre le symbole, est d’approvisionner le chandelier d’huile, de le nettoyer et de le maintenir allumé –afin qu’il produise de la lumière. Par conséquent, le chandelier lui-même, représente les membres d’église excluant le corps dirigeant. {TN6: 23.1}

Toutefois, dans la vision de Zacharie, les dirigeants sont représentés non par sept anges mais par sept « tuyaux ». Ils prennent l’huile du vase et en approvisionnent le chandelier. {TN6: 23.2}

Il apparaît donc clairement que le vase qui recueille l’huile d’or symbolise l’entrepôt de la Vérité Présente –la Parole interprétée. L’« entrepôt », seul à contenir les commentaires inspirés des deux Testaments, est l’œuvre littéraire de l’Esprit de Prophétie. Par conséquent, il est le « vase d’or ». Le symbolisme fait remarquer que les dirigeants doivent aller chercher la vérité qui illumine, et en approvisionner l’église, afin qu’elle brille dans ce monde de ténèbres, attirant à elle « tous les hommes » qui haïssent les ténèbres. {TN6: 23.3}

Les deux conduits par lesquels l’huile est versée dans le vase, ne peut que représenter les canaux (prophètes) par lesquels

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l’huile est transférée de la Bible au vase, pendant la période durant laquelle les deux oliviers existent (Ancien et Nouveau Testament) –l’ère Chrétienne. {TN6: 23.4}

J’invite le lecteur à se pencher sur l’illustration de la page 18 afin qu’il constate qu’il est totalement impossible au chandelier (les membres d’église) et aux tuyaux (dirigeants) d’extraire eux-mêmes l’huile directement des oliviers. Par conséquent, si l’interprétation des Écritures est confiée aux deux conduits (prophètes) pendant l’ère Chrétienne, alors « aucune prophétie des Écritures ne provient d’interprétation personnelle », mais provient uniquement de l’inspiration. {TN6: 24.1}

Maintenant, afin d’intégrer parfaitement dans nos esprits la vérité sur ce sujet de toute importance, faisons un

Résumé de Zacharie Quatre. {TN6: 24.2}

Ces éléments symboliques démontrent qu’une interprétation correcte de la Bible ne peut se faire que sous la seule influence de l’Esprit insufflateur. L’église ne peut être guidée dans toute la Vérité qu’au moyen de cette méthode Spirituelle bien contrôlée : au moyen des interprètes (les deux conduits d’or), qui seuls sont qualifiés et capables d’apporter la nourriture au temps convenable (l’huile d’or) provenant des Écritures (les oliviers) jusque dans l’entrepôt (le vase d’or) de la Vérité Présente ; et au moyen des dirigeants (sept tuyaux), qui seuls doivent transmettre l’huile provenant du vase à l’église

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(chandelier) afin qu’elle puisse apporter sa lumière de vie à notre monde qui se meurt dans les ténèbres. {TN6: 24.3}

Dans cette leçon imagée, Dieu nous enseigne indubitablement qu’Il contrôle les Écritures et qu’Il les révèle quand le besoin s’en fait sentir, tout comme Joseph contrôlait le grain dans les greniers de l’ancienne Égypte afin d’en user quand la famine viendrait. Lorsque les Israélites et les Égyptiens en eurent besoin, ils purent en trouver grâce à lui. De même, ce n’est que par Christ, le Roi, au travers de Ses instruments remplis de l’Esprit –Joseph (Son interprète spécialisé des rêves et des visions contenus dans la Bible, fussent-ils envoyés pour réprimander ou éclairer l’église ou même avertir les Païens)– que nous pouvons obtenir « l’huile » que Dieu a placée dans la Bible. {TN6: 25.1}

En nous révélant la méthode d’interprétation des Écritures à travers le symbolisme de Zacharie, Dieu, afin de prévenir des diverses maladies religieuses d’aujourd’hui, a, de manière imagée, prescrit

Le Remède Spécial Venu Des Cieux. {TN6: 25.2}

Les nombreuses épidémies frappant actuellement l’église Chrétienne sont causées en majeure partie par les Chrétiens qui, involontairement, s’emparent, falsifient et pervertissent les Écritures. Le Diable est l’instigateur de cette pratique et la maintient afin de décapiter la Vérité Présente, détruire la foi que nous avons dans les

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Écritures, tromper les âmes, et accroître l’infidélité. Il espère priver la race humaine de la connaissance du seul vrai Dieu vivant, et ainsi nous éradiquer de la surface de la terre. {TN6: 25.3}

Frère, Sœur, il nous incombe directement de faire preuve de responsabilité en choisissant qui nous voulons suivre. Soit nous suivons les prophètes de Dieu, qu’ils soient de l’Ancien ou du Nouveau Testament, soit nous nous joignons aux adversaires de Dieu qui défendent des interprétations non inspirées des Écritures, et qui seront coupables avec leurs sympathisants, s’ils continuent dans leur mauvaise voie, d’avoir verser le sang des prophètes à l’instar des Juifs. {TN6: 26.1}

Cette profonde réflexion personnelle incitera toute personne sincère avec elle-même et avec Dieu, à agir en se conformant au fait irréfutable qu’Il révèle la vérité quand Il le juge bon. Ainsi, vous parviendrez à faire des voies de Dieu votre refuge, et vous pourrez fuir la tempête qui approche rapidement et qui est sur le point de s’abattre avec fureur sur le péché et le pécheur. {TN6: 26.2}

Aujourd’hui, les hommes couvrent la Bible d’un sombre nuage de confusion. Ils ont bel et bien quitté le chemin des Écritures, ce qui les a conduits à ignorer totalement le don de prophétie. C’est pourquoi Dieu se voit moralement contraint d’annoncer prophétiquement dans Sa Parole écrite ce grand mal et ses effets, comme Il le fit pour

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Son ancien peuple et le sort désastreux qui l’attendait ainsi que leur devenir. {TN6: 26.3}

Pour démontrer cela, examinons comment, via le don de prophétie (sa fonction, et ses relations aussi bien avec les dirigeants qu’avec les laïques dans le Nouveau Testament)

La Crémerie Universelle Permet À Ses Garants De Renoncer Au Mal Et De Choisir Le Bien. {TN6: 27.1}

« C’est pourquoi le Seigneur Lui-même vous donnera un signe voici, une vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel. Il mangera du beurre et du miel, pour qu’il puisse savoir refuser le mal et choisir le bien. És. 7 : 14, 15 (Version King James Française) {TN6: 27.2}

Nous savons que l’enfant dont on parle ici prophétiquement est le Christ. Et d’après ces versets, Il devait suivre un régime spécial tout comme Jean Le Baptiste (Luc 1 : 15 ; Mt. 3 : 4). Or, il n’existe pas de texte montrant que le régime alimentaire du Christ était littéralement composé de « beurre et de miel ». Par contre, il est fait mention qu’Il mangea bien de toute nourriture sanctifiée consommée par les Juifs de Son époque. Et « Jean est venu », dit le Christ, « ne mangeant ni ne buvant, et ils disent, Il a un démon. » Mt. 11 : 18. Ainsi, Dieu Lui-même affirme que Jean ne mangeait pas de tout ce que les Juifs mangeaient. En fait, il se nourrissait de « sauterelles et de miel sauvage ». Marc 1 : 6. Néanmoins, les Juifs considérèrent cela comme une faute et l’accusèrent d’être fanatique et dérangé. {TN6: 27.3}

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D’autre part, « le Fils de l’homme, » dit le Seigneur Lui-même, « est venu mangeant et buvant, et ils disent, c’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. » Mt. 11 : 19. Dans ce texte qui montre qu’Il mangea de toute nourriture légitime qu’on Lui présentait, Christ montre clairement que Son régime alimentaire ne se réduisait pas littéralement à

Du Beurre Et Du Miel. {TN6: 28.1}

Comme dit précédemment, il n’est pas écrit que Jésus mangeait vraiment du beurre et du miel. Mais comme la parole du prophète est forcément vraie, la seule conclusion possible est que le « beurre et le miel » symbolisent une chose que Christ consommait à volonté, et qui Le rendait sage et capable de discerner le bien du mal. De plus, dans la mesure où ces deux éléments littéraux –beurre et miel– ne permettent pas de faire la différence entre le bien et le mal, là aussi nous en convenons donc qu’ils sont symboliques. Et bien sûr cette certitude suscite la question :

Que Symbolisent-Ils ? {TN6: 28.2}

Le seul moyen de découvrir ce que le beurre et le miel représentent, c’est de déterminer ce qui permettait à Jésus de différencier le bien du mal, de choisir l’un et de renoncer à l’autre –ce pourquoi Il en consommait. {TN6: 28.3}

Le Sauveur a vaincu les puissances du mal car Il était poussé à interpréter les Écritures {Tract 6, p. 28} ce qui lui a permis de dire : « Il est écrit. » Cela nous révèle que le « beurre et le miel », qui Lui ont donné le pouvoir de « renoncer au mal » et de « choisir le bien », symbolisent les Écritures. Ainsi quand Il dit, « J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas » (Jean 4 : 32), Il se réfère certainement au « beurre et au miel » d’Ésaïe. {TN6: 28.4}

« Et il arrivera en ce jour-là, qu’un homme nourrira une jeune vache et deux brebis ; et il arrivera que, pour l’abondance du lait qu’elles donneront, il mangera du beurre, car tous ceux qui seront laissés dans le pays, mangeront du beurre et du miel. » És. 7 : 21, 22. (Version King James Française) {TN6: 29.1}

Puisque le « beurre et le miel » au verset 15 sont manifestement là pour fournir la clé de l’interprétation du « beurre et du miel » au verset 22, alors le « beurre et le miel » aux deux versets représentent clairement la Parole de Dieu. Et à cause du lien séquentiel et naturel du beurre, nous sommes conduits à nous interroger sur la signification de

La Jeune Vache Et Des Deux Brebis. {TN6: 29.2}

Comme on obtient le beurre en battant le lait, et comme le lait dont est obtenue ce « beurre » spirituel vient des « deux brebis » et de la « jeune vache », la vérité qui en découle c’est que ces trois créatures productrices de lait symbolisent trois différentes sources d’où émane la Parole de Dieu (beurre). La vache est jeune, mais pas les brebis. Donc l’origine du beurre, la Parole

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de Dieu, figurée par la jeune vache, vient plus tard que l’origine du beurre figuré par les deux brebis. Ces dernières donc, ne peuvent représenter que l’Ancien et le Nouveau Testament ; tandis que la vache, plus grosse et plus jeune que les brebis, représente les volumes sacrés en proportions plus grands et plus récents que la Bible. Ces volumes sont manifestement les écrits actuels de « l’Esprit de Prophétie » (Ap. 19 : 10), qui permettent aux garants de « renoncer au mal, et de choisir le bien », et qui leur apporte

Le Miel. {TN6: 29.3}

Nous trouvons la clé de l’interprétation du « miel » dans Apocalypse 10 : 10. « Je pris le petit livre », dit Jean, « de la main de l’ange, et je l’avalai ; il fut dans ma bouche doux comme du miel, mais quand je l’eus avalé, mes entrailles furent remplies d’amertume. » La douceur (expliquée en détail dans notre Tract N° 5, L’Avertissement Final), représente la joie éprouvée par les croyants au temps de William Miller. En effet, ceux-ci croyaient sincèrement que Dieu allait venir à l’automne 1843 ap. J.-C. pour les emmener dans « le pays lointain, » (J.N. Darby) où leurs yeux « verraient le Roi dans Sa beauté. » És. 33 : 17. Mais le jour fut venu et l’événement attendu ne se produisit pas. Alors un désappointement accablant, décrit par « l’amertume » ressentie après avoir avalé le petit livre, saisit tous ceux qui, d’un cœur sincère, avaient

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ardemment attendu ce voyage tant espéré à travers les étoiles, et l’arrivée à la cité à « quatre côtés » –la Capitale de la terre restaurée. {TN6: 30.1}

La douceur d’Apocalypse 10 : 10, se référant à la joie que l’on ressent lorsqu’on se délecte de la Parole de Dieu, est automatiquement liée au « miel » d’Ésaïe 7 : 22 qui signifie la joie que tous éprouveront en venant manger le « beurre » « fraîchement recueilli » du lait de la « vache » et du lait des « brebis ». Seuls ceux qui feront ainsi, seront « laissés dans le pays. » {TN6: 31.1}

Cette cordiale invitation à manger « du beurre et du miel » spirituels, jusqu’alors jamais comparés en terme de quantité ou de qualité, est particulièrement faite à ceux qui sont sujets au doute. Acceptez, mes frères, cette invitation sans précédent et vous vous convaincrez de notre sincérité et du jugement qui motive notre plaidoyer. Vous réaliserez dès la première bouchée que le produit de ces nobles créatures est tout ce qu’il vous faut, non seulement pour vous garder en vie et bien portant, mais aussi vous maintenir dans la joie et la paix « dès maintenant » et à jamais ! Et bien qu’il faille nourrir une multitude innombrable, ne craignez pas de manquer de nourriture, car La Crèmerie Universelle a

Du Lait Producteur De Beurre À Profusion. {TN6: 31.2}

Ces nobles créatures produisent un tel volume de lait que nous sommes forcés d’en

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séparer la crème et pouvons la distribuer exclusivement. Le lait, nous le conservons. Cette abondance témoigne que nous sommes bénis par tant de vérité (lait) que tout ce que nous pouvons faire est d’en exploiter les points culminants –le beurre ou la crème. La vérité révélée ne s’est jamais trouvée en quantité aussi inépuisable qu’aujourd’hui, apportant la preuve définitive que l’interprétation de cette prophétie est exacte, et que La Verge Du Berger, qui contient la vérité pour notre temps

Emplit Le Pays De « Lait Et De Miel ». {TN6: 31.3}

Quand Dieu promit de conduire l’ancien Israël dans un pays où « coulent le lait et le miel, » ce n’est pas ce qu’ils purent trouver littéralement en Canaan ; donc ce ne pouvait qu’être métaphorique, et ceci s’est concrétisé par le fait que là, les hommes ont prophétisé et produit les Écritures, inondant le pays de « lait et de miel » –de vérité et de joie. {TN6: 32.1}

Mes frères, à quoi bon rester affamés quand il existe à portée de main une quantité incalculable de nourriture pour l’âme ? S’il vous reste quelque appétit, venez et mangez de ce « beurre et de ce miel » frais. « Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer ! » És. 55 : 1b. Mais si par hasard, vous avez perdu votre appétit et votre goût pour la vérité, faites appel à nos distributeurs. Leurs services sont gratuits et sans engagement, avec résultats fiables

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garantis. Ne soyez pas comme ceux qui persistent à se vanter d’avoir toute la vérité et qui « n’ont besoin de rien ». Car la raison pour laquelle Dieu a envoyé et continué d’envoyer une telle quantité de « nourriture au temps convenable », c’est pour démontrer qu’au lieu de n’avoir « besoin de rien », ils ont besoin de tout, et que ce sont leurs abominations et leur dénuement spirituel qui L’ont contraint à laisser

Sa Vigne À L’Abandon. {TN6: 32.1}

« Et il arrivera en ce jour-là, que tout lieu où il y avait mille ceps de vigne de mille pièces d’argent, il y aura dis-je ronces et épines.» És. 7 : 23 (Version King James Française) {TN6: 33.1}

Cette vigne (figurative de l’église –És. 5 : 7) dont chaque cep valait un « sicle d’argent », est habitée maintenant par « les ronces et les épines ». Ceci nous montre que son Laboureur l’a laissée à l’abandon, une condition que Christ décrit plus amplement dans le texte qui suit : {TN6: 33.2}

« Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! Voici, votre maison vous sera laissée déserte. » (Mt. 23 : 37, 38) –c’est pourquoi elle est devenue un endroit vide de la divine présence et de la gloire de Dieu. {TN6: 33.3}

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Alors que l’intégrité et la pérennité de l’Esprit de Prophétie sont maintenant devenues incontestables, nous sommes moralement contraints de considérer le témoignage du Christ quant à la condition de l’église Adventiste du Septième Jour présentée ici par l’Esprit de Prophétie : {TN6: 34.1}

« Ne vois-tu pas comme ces gens ont caché d’une manière prétentieuse leur souillure et leur corruption ? ‘Quoi donc ! la cité de mon Père est devenue une prostituée !’ La maison de mon Père est devenue un lieu de commerce, d’où la présence divine et la gloire se sont retirées. C’est pourquoi il y a de la faiblesse, c’est pourquoi la force manque. » —Testimonies, Vol. 8, p. 250 (Témoignages pour l’Église, Vol. 3, p. 303) {TN6: 34.2}

La vision d’Ésaïe corrobore parfaitement le passage cité : deux prophètes ne pourraient pas, à moins d’être inspirés du même Esprit, faire état de la même condition en faisant preuve d’une telle exactitude dans les faits. Ainsi, par les Écritures et par la logique nous sommes amenés à déceler de par les évidences et par nos convictions, que Mme White était inspirée du même Esprit qu’Ésaïe. {TN6: 34.3}

Le fait remarquable que les deux prophètes (Ésaïe et Mme White) soit l’un et l’autre en telle adéquation quant à l’exacte condition dans laquelle se trouve l’église aujourd’hui, pèse doublement sur l’accusation portée à l’encontre de la « maison de Dieu » à savoir qu’elle est non seulement devenue une maison de trafic et une caverne de voleurs mais aussi

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 Un Lieu D’où Sont Chassés Les Saints {TN6: 34.4}

« On y entrera avec les flèches et avec l’arc, car tout le pays ne sera que ronces et épines. » És. 7 : 24. En d’autres termes, la vigne a tant été laissée à l’abandon et est tellement envahie par les bêtes sauvages (les hommes inconvertis), que si un saint s’y aventurait il serait obligé d’avoir avec lui des flèches et un arc (la Parole de Dieu) afin de se protéger (Hé. 4 : 12). {TN6: 35.1}

« Mais son arc est demeuré ferme, et ses mains ont été fortifiées par les mains du Puissant de Jacob : Il est ainsi devenu le berger, le rocher d’Israël. » Ge. 49 : 24. « Ton arc était mis à nu,… savoir ta parole…. » Ha. 3 : 9 (Version King James Française) {TN6: 35.2}

Par conséquent, l’église, au lieu d’être un refuge apportant le salut au peuple de Dieu, est devenue une caverne de voleurs et un abri pour les pécheurs. Car dès que l’on voit quelqu’un porter intérêt à la protestation du Seigneur face aux abominations et que ce quelqu’un s’identifie lui-même comme un réformateur, les bêtes sauvages (les inconvertis dans l’église) sont, soit prêtes à le dévorer comme elles ont tenté de dévorer Paul (1 Co. 15 : 32), soit prêtes à le faire sortir des assemblées d’église ! Ici, quiconque peut aisément voir pourquoi ceux qui sont responsables des abominations, décrient frénétiquement la doctrine d’une église pure. {TN6: 35.3}

Ne soyons pas surpris de l’opposition à laquelle les serviteurs de Dieu se heurtent.

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Ils se heurtent aux hommes cultivés et haut placés et cela a toujours été le cas. Aujourd’hui, comme dans les siècles précédents, la présentation d’une vérité qui réprouve les péchés et corrige les erreurs excitera l’opposition. « Car quiconque fait le mal », dit le Seigneur, « hait la lumière », « et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées. » Jean 3 : 20. {TN6: 35.4}

Devant l’impossibilité de défendre leurs positions, par les Écritures, ils s’évertuent à se justifier à tout prix, et, souvent lorsqu’ils soutiennent une cause perdue, se livrent en dernier recours à l’envoi de remarques personnelles, attaquant la réputation et les mobiles de ceux qui croisent leur chemin avec des vérités impopulaires. Une telle autojustification se révèle être le mécanisme de défense traditionnelle auquel tous ont recours depuis toujours. {TN6: 36.1}

« Élie fut accusé de troubler Israël, Jérémie, de le trahir et Paul, d’avoir souillé le temple. En tout temps, ceux qui ont voulu soutenir la vérité ont été dénoncés comme séditieux, hérétiques et schismatiques. Des foules, trop peu croyantes pour accepter la ‘parole certaine’ des prophètes, recevront avec une crédulité aveugle une accusation contre ceux qui osent dénoncer des péchés à la mode. Cet esprit se manifestera de plus en plus. » —The Great Controversy, pp. 458, 459. (La Tragédie Des Siècles, p. 497.) {TN6: 36.2}

« Ceux qui ne reconnaissaient pas les doctrines officielles ont été emprisonnés, torturés, mis à mort à l’instigation d’hommes qui prétendaient agir avec l’assentiment

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du Christ. Mais cet esprit n’est pas le sien, c’est celui de Satan qui inspire de tels actes. La persécution est la tactique de Satan pour placer le monde sous sa dépendance. En infligeant de tels traitements à ceux qu’elle croyait dans l’erreur, l’Église a donné de Dieu une caricature. » —Christ’s Object Lessons, p. 74. (Les Paraboles De Jésus, p. 56.) {TN6: 36.3}

« Écoutez la parole de l’Éternel, vous qui craignez sa parole. Voici ce que disent vos frères, qui vous haïssent et vous repoussent à cause de mon nom : Que l’Éternel montre sa gloire, et que nous voyions votre joie ! Mais ils seront confondus. » És. 66 : 5. {TN6: 37.1}

Nous qui avons la lumière de la Vérité, trahirons-nous notre confiance, fuirons-nous nos responsabilités à cause de cela ? « Au serviteur de Dieu en notre temps est donné cet ordre : ‘Crie à plein gosier, ne te retiens pas, élève ta voix comme une trompette, et annonce à Mon peuple ses iniquités, à la maison de Jacob ses péchés.’ {TN6: 37.2}

« Dans la mesure des moyens qui lui ont été confiés, quiconque a reçu la lumière de la vérité est sous la même responsabilité solennelle et redoutable que le prophète d’Israël auquel le Seigneur disait : ‘Fils de l’homme, Je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la parole qui sort de Ma bouche, et les avertir de Ma part. Quand Je dis au méchant : Méchant, tu mourras ! Si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa voie, ce méchant mourra dans son iniquité, et

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Je te redemanderai son sang. Mais si tu avertis le méchant pour le détourner de sa voie, et qu’il ne s’en détourne pas, il mourra dans son iniquité ; et toi, tu sauveras ton âme.’ {TN6: 37.3}

« Le grand obstacle qui empêche la proclamation et la réception de la vérité, c’est qu’elle suscite l’opprobre et la persécution. C’est là le seul argument contre la vérité que ses champions n’aient jamais pu réfuter. Mais ce fait ne rebute pas le vrai disciple de Jésus-Christ. Il n’attend pas que la vérité devienne populaire pour la défendre. Convaincu de son devoir, il en accepte délibérément les inconvénients, estimant, après l’apôtre des gentils, que ‘nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire’ ; il considère avec un ancien prophète ‘l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte.’ » —The Great Controversy, pp. 459, 460. (La Tragédie Des Siècles, pp. 498, 499.) {TN6: 38.1}

À cause de cette condition déplorable, Dieu, désormais, commande à Ses messagers d’aller avec des « arcs » et des « flèches » et d’occuper fidèlement leurs postes

Jusqu’à Ce Que La Vigne Soit Complètement Restaurée. {TN6: 38.2}

« Et toutes les montagnes qu’on cultivait avec la bêche on n’y viendra pas, par crainte des ronces et des épines. » És. 7 : 25, première partie (Version J.N. Darby) {TN6: 38.3}

En d’autres termes, bien que toute la vigne soit remplie de « ronces et

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d’épines », Dieu ne l’a pas définitivement abandonnée mais la cultivera avec la bêche, arrachera les épines et les ronces, et replantera à nouveau avec du raisin de premier choix car « Il porte sur elle un suprême regard. » —Testimonies to Ministers, p. 15. Et quand Il aura achevé cette œuvre, « on n’y viendra pas » « par crainte des ronces et des épines ». D’un point de vue littéral, lors de la purification de l’église, Dieu dans sa vengeance ôte les méchants de Son peuple, puis les tient à l’écart et préserve Son église pure pour toujours, sans la crainte qu’elle soit de nouveau souillée. Ainsi en arrachant définitivement les ronces et les épines (les méchants), Il empêche même la crainte d’y revenir. {TN6: 38.4}

Clairement, la vision d’Ésaïe se focalise sur notre époque, car le méchant a toujours été dans l’église et ne cessera pas d’y être jusqu’à la purification finale qui doit bientôt avoir lieu et dont les premiers moments sont semblables, selon les Écritures,

À Un Grain De Sénevé. {TN6: 39.1}

« Et elles seront un lieu pour y envoyer le bœuf, et pour que les brebis le foulent. » És. 7 : 25, dernière partie (Version J.N. Darby) {TN6: 39.2}

La vigne cultivée avec la bêche signifie que les premiers instants de l’œuvre de réforme progresseront lentement, et qu’ils demanderont beaucoup de travail afin que chaque « montagne » ou église soit cultivée

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localement et devienne un lieu « pour y envoyer le bœuf ». Pour résumer, à ce moment précis, Dieu enverra des missionnaires dans Sa vigne délaissée (église) plutôt que dans le monde Païen. {TN6: 39.3}

En outre, bien que l’œuvre doive connaître un début lent et difficile à l’image d’un champ qu’on bêche, elle s’accélérera en passant du bêchage manuel au labourage avec la charrue –étape à laquelle tous les croyants de la Vérité Présente (excepté les « brebis ») iront d’un seul corps bêcher ou labourer d’autres « montagnes » jusqu’à ce que les épines et les ronces soient arrachés de tout le pays, que la terre soit retournée, et que la vigne soit restaurée jusqu’à dépasser même son état originel d’excellence. Ainsi reprise elle sera un lieu non seulement « pour y envoyer les bœufs », les missionnaires, mais aussi pour que

« Le Menu Bétail La Piétine {TN6: 40.1}

Les termes « fouler » et « brebis » ont chacun deux significations. « Fouler » signifie à la fois avancer et piétiner quelque chose sous ses pieds. Les « brebis » représentent à la fois le jeune et le menu bétail. Par conséquent la phrase « pour que les brebis le foulent », en considérant le premier sens de chaque terme, doit respectivement se référer aux enfants et à ceux qui découvrent la vérité. Ceux-ci seront susceptibles de rester, « fouler », sur la montagne fraichement cultivée. Maintenant, en considérant le second sens de chaque terme, la phrase se réfère au pressage ou au piétinement, « foulant »

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le sol, de tous les inconvertis qui chercheront à s’introduire dans la vigne. Zacharie déclare au sujet de ces derniers : «Et il arrivera que, si un homme prophétise encore, son père et sa mère, qui l’ont engendré, lui diront : Tu ne vivras pas, car tu dis des mensonges au nom de l’Éternel ! Et son père et sa mère, qui l’ont engendré, le transperceront quand il prophétisera. » Za. 13 : 3 (Version J.N. Darby) {TN6: 40.2}

Néanmoins ce texte s’applique directement au menu bétail qui piétine les inconvertis, second sens tiré de « pour que les brebis le foulent », et cette double signification n’est obtenue qu’en ayant défini le premier sens de chacun des termes. {TN6: 41.1}

En définitive cette façon de considérer la vigne exige des hommes, qu’ils choisissent entre un avenir glorieux ou une fin infamante. Nous espérons que chacun

Choisira Un Avenir Glorieux. {TN6: 41.2}

En effet, quand le Seigneur aura enfin restauré Sa vigne, Il ne l’a désertera plus jamais ni ne permettra qu’elle soit souillée par les « ronces et les épines », l’homme éprouvera une joie immense et louera Dieu jour et nuit pour Son amour infaillible ! Il est encore plus exaltant de savoir qu’une multitude est sur le point de passer d’un état mortel à un état immortel –échappant à l’état inconscient de la mort ! Que ces lignes puissent tirer chaque lecteur de son long sommeil (Mt. 25 : 5), et qu’elles le poussent à lutter comme jamais pour porter la « marque » du Dieu vivant (Éz. 9 : 4). {TN6: 41.3}

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« Réveille-toi ! Réveille-toi ! »; s’écrie la Voix d’Amour, « revêts ta parure, Sion ! Revêts tes habits de fête, Jérusalem, ville sainte ! Car il n’entrera plus chez toi ni incirconcis ni impur. » És. 52 : 1. {TN6: 42.1}

Mes frères, faites partie des cinq vierges sages et profitez maintenant de cette huile supplémentaire avant que vos lampes ne s’éteignent et que la porte ne se ferme à jamais (Mt. 25 : 10). « Un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. » Ap. 3 : 18. Soupirez et gémissez à cause des abominations qui se commettent dans l’église (Éz. 9 : 4), afin que l’on vous trouve digne de lui apporter le message. Et après que vous aurez crié, « Célèbre tes fêtes, Juda, accomplis tes vœux ! Car le méchant ne passera plus au milieu de toi, il est entièrement exterminé… » (Na. 1 : 15, dernière partie), on dira de vous, « Voici sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, de celui qui annonce la paix ! » (Na. 1 : 15, première partie), et vous serez

Préservés Par le « Beurre Et Le Miel. » {TN6: 42.2}

« Car tous ceux qui seront laissés dans le pays, mangeront du beurre et du miel. » És. 7 : 22b. {TN6: 42.3}

Quelle assurance exaltante pour l’âme ! Pourquoi devriez-vous périr quand votre Père Céleste vous fait une telle offre ? Croyez pleinement à l’Esprit de Prophétie et vivez pour toujours. « …confiez-vous en ses prophètes, et vous réussirez. » 2 Ch. 20 : 20 {TN6: 42.4}

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Ne savez-vous pas encore que quelque soit l’époque, ancienne ou contemporaine, toutes les vérités Bibliques que les hommes ont connu ont été données au travers d’un instrument inspiré –l’Esprit de Prophétie ? Alors, mes frères, comment pouvez-vous encore refuser cette cordiale invitation ? Venez, mangez tout le « beurre et le miel », une seule bouchée suffira à vous mettre sur la voie de la guérison et vous sortira de votre état misérable de Laodicéen. {TN6: 43.1}

Bien que l’église se trouve actuellement « tiède » (satisfaite) bercée d’une « triste illusion », si elle laisse passer cette occasion, le jour viendra où chaque membre grincera des dents dans le tourment d’une douleur indescriptible. Oui, et tous ceux qui renient soit l’Ancien soit le Nouveau Testament, ou l’Esprit de Prophétie, ou les trois à la fois, et qui, en demeurant dans l’ignorance, ne se conformant pas aux exigences de la Vérité, ceux-là ne seront pas « laissés » mais périront. {TN6: 43.2}

Si Christ, le Créateur de l’univers (Jean 1 : 3, Hé. 1 : 2), s’est humilié Lui-même en croyant à tous les écrits des prophètes, pourquoi les hommes n’en feraient-ils pas de même ? Sont-ils plus grands que Jésus ? Serez-vous parmi ceux à qui Il dit, « O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! » Luc 24 : 25. {TN6: 43.3}

Le Christ Lui-même mangea du « beurre et du miel » afin de « refuser le mal, et choisir le bien ». Comment pouvez-vous alors espérer apprendre à distinguer le bien du mal si vous

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fermez vos yeux pour ne pas voir et si vous bouchez vos oreilles pour ne pas entendre, demeurant ainsi dans l’ignorance totale de Sa volonté ? En ne mangeant pas de Son « beurre et Son miel », votre justice ne sera-t-elle pas semblable au « vêtement souillé » de l’autojustification (És. 64 :5) ? {TN6: 43.4}

Mes frères, venez pendant qu’il y a du beurre en abondance pour assurer votre bien-être, qu’il y a du miel pour vous apporter la joie, de même qu’un « vase d’or » plein « d’huile » afin que vous « brilliez ». Pourquoi languir plus longtemps dans les ténèbres, réclamant de la balle, quand Dieu vous propose d’avoir pour amis Sa « jeune vache » et Ses « deux brebis » ? Car après tout, il est dans votre intérêt et non du leur (ceux qui réclament de la balle) de vous nourrir de leur beurre (Sa jeune vache et Ses deux brebis). Alors venez le chercher, car l’Éternel dit qu’

« Un Homme Les Nourrira. »(J.N. Darby) {TN6: 44.1}

Ici, l’Éternel nous dit que la traite des deux brebis et de la jeune vache (l’ouverture des rouleaux célestes) n’est pas confiée à tous, mais à « un homme » (prophète). Cela signifie que celui, par qui la lumière est révélée, nourrit ces sources d’approvisionnement en leur témoignant un intérêt considérable, les gardant en vie et assurant leur productivité. Dieu nous dit aussi que celui qui voudrait rester dans le pays, devrait leur assurer un vrai parrainage et devrait demeurer en alerte, afin, bien sûr, que d’autres personnes puissent s’intéresser à ce produit durable et vital. {TN6: 44.2}

Conscient que certains pourraient rejeter l’Ancien Testament et d’autres le Nouveau,

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et que d’autres encore douteraient de l’Esprit de Prophétie, Dieu a mis les trois en exergue. Les métaphores « de la jeune vache et des deux brebis, » chacune unique dans leur habilité à produire du lait, montrent clairement que leur produit peut donner la vie éternelle, et que « l’homme » qui les nourrit représente les saints qui recueillent leur beurre. Alors, ils sauront distinguer

L’Esprit De Prophétie Des Contrefaçons. {TN6: 44.3}

Quelqu’un pourrait dire, « Oui, je crois à l’Esprit de Prophétie, mais pas comme toi. » Seulement, si ce qu’il croit être l’Esprit de Prophétie ne le conduit pas à « garder les commandements de Dieu » et savoir que le témoignage de Jésus-Christ est l’Esprit de Prophétie sans cesse en action (Ap. 12 : 17 ; 19 : 10), alors il ferait mieux de l’oublier et d’accepter plutôt ceci : car « Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas Ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. » 1 Jean 2 : 4. De même le Seigneur dit : « Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. » Jacques 2 : 10. «  Bénis sont ceux qui font Ses commandements, afin qu’ils…, puissent entrer par les portes dans la ville ! » Ap. 22 : 14 (Version King James Française) {TN6: 45.1}

En outre, si ce que croit cette même personne s’avère être vraiment l’Esprit de Prophétie, alors les vérités dévoilées devraient lui être révélées. Ainsi, ce qu’elle tiendrait

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pour être l’Esprit de Prophétie, contrairement à nous, serait confirmé et reconnu. {TN6: 45.2}

Un certain pasteur a dit, il n’y a pas si longtemps : « Ma conception de l’Esprit de Prophétie est différente de la vôtre ; pour moi les prophéties contenues dans la Bible sont l’Esprit de Prophétie. » Maintenant, qu’il nous dise si l’Esprit de Prophétie a cessé d’être en action. Or, si l’Esprit de Prophétie commence et se termine avec la Bible, alors tous les Chrétiens ont l’Esprit de Prophétie. Si tel était le cas, pourquoi l’Apocalypse ferait une distinction entre les Chrétiens qui ont l’Esprit de Prophétie et ceux qui ne l’ont pas ? La position du pasteur est, pour le moins qu’on puisse dire, illogique, car elle enlève à Apocalypse 12 : 17 et 19 : 10 tout leur sens. {TN6: 46.1}

Le pire vient, car le même pasteur, s’adressant à sa congrégation, présente ce qu’enseigne La Verge Du Berger comme étant contradictoire aux écrits de Mme White qu’il appelle ensuite « l’Esprit de Prophétie » ! Oui, il est difficile de croire que des pasteurs en qui des multitudes placent leur confiance, puissent être aussi incohérents, et que ces multitudes soient si aveuglées et ignorantes ! {TN6: 46.2}

À travers ces pages, l’Esprit de Prophétie, de par une Parole prophétique, S’est montré invulnérable aux attaques. Il s’est justifié Lui-même, non par une voix commençant par Moïse et se terminant avant Jean-Baptiste, mais par un témoignage bien vivant,

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commençant avec la création et se poursuivant avec les patriarches tels qu’Énoch, Noé, Abraham, Isaac, Jacob ; suivi des prophètes, des apôtres, et enfin des messagers du Seigneur de notre temps et des temps futurs. S’élevant à un rang de plus en plus haut au fur et à mesure des attaques, le lecteur peut voir facilement que l’Esprit de Prophétie continuera à se hisser quand on aura considéré que

Les Remarques Portées À L’Encontre  D’un Individu N’Affecte Pas La Vérité. {TN6: 46.3}

Certains, faute d’avoir pu réfuter par des voies correctes l’œuvre de Sœur White, se sont depuis longtemps résolus à attaquer sa personne. Pensez-vous qu’une faute de caractère puisse jeter le discrédit sur les écrits de quelqu’un ? Si c’est le cas, que faire de la prophétie de Balaam au sujet du Christ notre Sauveur ? Le caractère de ce prophète infidèle était ô combien déplorable. Or, bien qu’il nourrissait le désir de posséder les richesses de l’infâme roi de Moab, il fit preuve de la plus grande hypocrisie, offrant des sacrifices à Dieu afin qu’Il maudisse Israël. Bien qu’engagé dans cette perfidie, il formula la plus sublime des prophéties au sujet du Christ : {TN6: 47.1}

« Un Astre sort de Jacob, un Sceptre s’élève d’Israël. Il perce les flancs de Moab, et Il abat tous les enfants de Seth. Il se rend maître d’Édom, Il se rend maître de Séir, Ses ennemis. Israël manifeste sa force. Celui qui sort de Jacob règne

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en souverain, Il fait périr ceux qui s’échappent des villes. » No. 24 : 17-19. {TN6: 47.2}

Qui oserait maintenant rejeter Christ simplement parce qu’un mauvais prophète a annoncé Sa venue ? Ici, tous les croyants de la Parole de Dieu sont forcés d’admettre que l’attitude cupide de Balaam n’a pas faussé ses prophéties ! Alors comment les considérations de caractères pourraient aujourd’hui, pas plus qu’à l’époque, justifier qu’on rejette la Parole du Seigneur, nous amenant à pécher contre le Saint-Esprit ? {TN6: 48.1}

De plus, ceux qui ont recours aux attaques personnelles trouveront, après autocritique, qu’ils sont sept fois pires que les autres ! Pourtant, alors qu’ils dépensent des milliers de dollars et consacrent des années de travail à détruire la confiance du peuple en ceux qu’ils accusent faussement, ils demandent à ce même peuple d’accepter leurs propres enseignements, bien qu’en réalité leur caractère bien sale rendrait celui de Mme White, en comparaison, blanc comme la neige. {TN6: 48.2}

Mais un mystère plus grand réside dans le fait que le peuple est incapable de discerner cette gigantesque incohérence ! Si le soi-disant caractère douteux de Mme White rendait ses écrits discutables, comment ces derniers pourraient-ils produire les caractères droits, nobles, et fidèles aux commandements, de ceux qui les aiment ? Aussi, comment compter sur les écrits et les discours d’individus qui vont jusqu’à s’abaisser à juger Mme White sans l’avoir écouté,

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alors qu’elle gît dans sa tombe, incapable de se défendre ? {TN6: 48.3}

En réfutant ses écrits, ils n’ont pas fait moins que les Pharisiens qui réfutèrent les enseignements du Christ. Et tant que les ennemis du Christ étaient incapables par leurs critiques de transformer Son caractère saint en un caractère impie, de même, les adversaires de Mme White ne peuvent jeter le doute sur elle si elle reste intègre. Néanmoins, comme le vrai disciple de Christ ne peut se permettre de gaspiller son temps à dénigrer ou défendre des gens, alors, notre unique but est de justifier la Parole de Dieu, et exposer le fait que l’opposition n’a rien fait de plus que de démontrer

Une Soi-Disant Réfutation. {TN6: 49.1}

Afin d’exposer cela, nous avons simplement à porter l’attention du lecteur sur une de leurs plus grandes tentatives, celle qui est au cœur de toute la controverse, et qui illustre leurs tactiques ainsi que le style de leur réfutation. Cette démarche percera à jour toute erreur, qu’elle vienne de Mme White ou de ses opposants. {TN6: 49.2}

Dans un livret publié afin de démentir son interprétation des 2 300 jours de Daniel 8 : 14, l’auteur dit : {TN6: 49.3}

« Prenons les déclarations suivantes de Mme White et mettons-les en parallèle avec la Bible ou les textes précités. Tout d’abord les écritures nous disent de façon constructive que lorsque Jésus monta aux cieux, il entra

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en présence de Dieu et s’assit à sa droite. Mme White dément cela et dit que Jésus monta aux cieux, il entra dans le premier appartement du sanctuaire et officia devant le voile qui était devant Dieu pendant dix-huit siècles. Comment Jésus a-t-il pu être simultanément en présence de Dieu, à sa droite, et officier devant lui au travers d’un voile ? Ne serait-il pas mieux de rejeter ce que Mme White dit à ce sujet et d’accepter la Parole de Dieu ? Si nous acceptons ce que Mme White déclare, ne sommes-nous pas contraints de nier la Bible ? {TN6: 49.4}

« Si Mme White a raison en disant que Jésus officia devant Dieu, à l’image du souverain sacrificateur qui officiait chaque jour dans le premier appartement du sanctuaire terrestre, présentant à Dieu le sang de la victime expiatoire, alors où se trouvait Dieu ? N’était-il pas dans le second appartement ? Est-ce que quelqu’un peut dire qu’il n’y était pas, type à l’appui, quand les Écritures enseignent que la présence de Dieu se trouvait au-dessus du propitiatoire tandis que les souverains sacrificateurs officiaient chaque jour devant le voile ? » The Twenty-Three Hundred Day 1844 Doctrine Weighed and Found Wanting, p. 44. {TN6: 50.1}

Ayant entendu l’accusation du plaignant, entendons maintenant

La Réponse De L’Accusé. {TN6: 50.2}

Comme l’auteur de ces deux paragraphes en italiques est convaincu que le trône de Dieu à toujours été dans le sanctuaire céleste,

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il dit par conséquent que lorsque Christ est monté dans les lieux élevés (version King James Française), Il n’aurait pu s’asseoir à la droite de Dieu nulle part ailleurs que dans le Lieu Très Saint du temple céleste. Ce qu’il dit l’entraîne à conclure que Christ, immédiatement après Son ascension, entra dans l’appartement du Lieu Très Saint et là, s’assit à la droite de Dieu. Par là, il exclut le fait que Christ aurait pu monter directement à la droite du trône de Son Père ailleurs dans le ciel, comme les écrits de Mme White nous l’expliquent. {TN6: 50.3}

S’il est vrai que le trône de Dieu a toujours été dans le sanctuaire, alors la position des opposants de Mme White est bien sûr justifiée, et l’erreur devrait apparaître. Mais avant d’accepter cela et de rejeter ce que dit Mme White, tâchons d’établir si oui ou non le trône de Dieu se trouvait dans le sanctuaire quand Christ monta dans les lieux élevés (version King James Française). Pour cela, portons notre attention sur les deux trônes, chacun se trouvant dans un lieu différent. {TN6: 51.1}

« Après cela, je regardai, » dit Jean, « et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j’avais entendue, comme le son d’une trompette, et qui me parlait, dit : Monte ici, et Je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Aussitôt je fus ravi en Esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône Quelqu’un était assis. {TN6: 51.2}

« Celui qui était assis avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine ; et le trône était environné d’un arc-en-ciel

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semblable à de l’émeraude. Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or. {TN6: 51.3}

« Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière. {TN6: 52.1}

« Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un Agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu envoyés par toute la terre… Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers. » Ap. 4 : 1-6 ; 5 : 6, 11. {TN6: 52.2}

Ne pouvant se trouver que dans le Sanctuaire, l’agneau sacrifié et les sept lampes montrent que Jean vit l’avant-première d’un évènement prophétique devant avoir lieu dans le sanctuaire céleste, au moment où une « porte » était sur le point d’être « ouverte ». De plus, dans la mesure où le trône se trouvât dans le sanctuaire après que la porte fut ouverte, montre qu’il ne pouvait

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y en avoir aucun avant cela. Par conséquent Christ, après Son ascension ne s’est pas assis sur le trône du sanctuaire, à la droite du Père, mais plutôt sur celui où il y avait « un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie. » Ap. 22 : 1, 2. {TN6: 52.3}

Rappelez-vous, devant le trône du sanctuaire se trouve la « mer de verre », et devant le trône de Dieu et de l’Agneau se trouve « un fleuve… de Vie. » Seul un insensé tenterait maintenant d’expliquer que ces deux trônes (celui d’Apocalypse 22 : 1, 2 et celui des chapitres 4 et 5) ne font qu’un, ou que Christ, après Son ascension, s’est assis sur le trône du sanctuaire. {TN6: 53.1}

S’agissant de ce dernier, il reste deux questions auxquelles nous devons répondre :

Quand La Porte Fut-Elle Ouverte ? Quand Le Trône Fut-Il Mis En Place ? {TN6: 53.2}

Nous avons déjà vu qu’au temps de Jean la porte n’était pas encore ouverte et que le trône n’était pas encore en place. Alors que ces événements n’ont pas eu lieu de son temps, ils doivent avoir lieu avant la fin du temps de grâce, car l’Agneau « qui était là comme immolé » fut amené pour expier les péchés de l’homme –une œuvre qui ne peut être faite après la fin du temps de grâce. {TN6: 53.3}

Par conséquent, il est indéniable que ce trône

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particulier a dû être mis en place après l’époque de Jean et avant la fin du temps grâce. Or, s’il n’a pas été mis en place en 1844 ap. J.-C., comme Mme White le déclare, nous invitons ses opposants à nous dire quand cette mise en place eut-elle lieu. En attendant une réponse, que le lecteur se penche sur

Le Pourquoi De La Mise En Place Du Trône. {TN6: 53.4}

La description de Jean au sujet de ce trône, autour duquel se trouvaient une multitude d’anges, l’Agneau, les vieillards, les êtres vivants et le chandelier, ne laisse place qu’à une seule conclusion à savoir qu’il s’agit du trône du jugement. C’est la même scène de mise en place qui est montrée à Daniel : {TN6: 54.1}

« Je regardai, pendant que l’on plaçait des trônes. Et l’Ancien des jours s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de Sa tête étaient comme de la laine pure ; Son trône était comme des flammes de feu, et les roues comme un feu ardent. Un fleuve de feu coulait et sortait de devant Lui. Mille milliers Le servaient, et dix mille millions se tenaient en Sa présence. Les juges s’assirent, et les livres furent ouverts… Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un Fils de l’homme ; il s’avança vers l’Ancien des jours, et on Le fit approcher de Lui. » Da. 7 : 9, 10, 13. {TN6: 54.2}

En lisant le verset 8, l’étudiant remarquera que le trône vu par Daniel fut mis en place après que la corne puissante

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persécutrice (qui avait « des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche, qui parlait avec arrogance » –Da. 7 : 8 dernière partie) ait achevé son œuvre malfaisante. Les mots, « Je regardai, pendant que l’on plaçait des trônes » (afin d’être utilisés) montrent que les trônes n’étaient pas là avant. Ceci nous amène également à la conclusion que des siècles après l’ascension de Christ, ces trônes furent « placés », « les juges s’assirent, et les livres furent ouverts. » {TN6: 54.3}

Le verset 13 de Daniel 7 et le verset 6 d’Apocalypse 5 montrent que « Celui semblable à un Fils de l’homme » se trouve devant le trône du jugement comme un agneau qui a été immolé, prêt à expier les péchés de l’homme. Néanmoins, après la fin du temps de grâce, Il n’est plus un Sauveur pardonnant les péchés, mais le « ROI DES ROIS, ET LE SEIGNEUR DES SEIGNEURS », « de la bouche » Duquel « sortait une épée aiguë, pour frapper les nations. » Ap. 19 : 16, 15. Plus loin dans Daniel, l’Esprit explique aussi que pendant, et non avant, le jugement, on Lui « donna la domination, et la gloire et un royaume, afin que tous peuples, nations et langues Le servent : Sa domination est une domination éternelle qui ne passera pas, et Son royaume celui-là même qui ne sera pas détruit. » Da. 7 :14 (Version King James Française) {TN6: 55.1}

Ces passages disent clairement que, se trouvant dans le sanctuaire, Christ reçoit le Royaume après que « les trônes soient placés », et

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après que le jugement investigatif soit terminé –avant Sa seconde venue. La parabole de Luc 19 : 15 corrobore d’autant plus cela, car elle déclare que Christ reçoit le royaume, et qu’ensuite Il vient pour détruire Ses ennemis. {TN6: 55.2}

Daniel 7 : 22 montre que le « droit » fut donné aux saints du Très-Haut et qu’après le jugement, ils possédèrent le Royaume. Tandis que le jugement exécutif de tous les méchants –ceux qui ne se sont pas levés lors de « la première résurrection » (Ap. 20 : 5, 6), ne vient qu’ensuite, alors que les méchants sont dans leur tombe, car Jean dit : « Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres. » Ap. 20 : 12. {TN6: 56.1}

Après ce jugement, « la mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux ; et chacun fut jugé selon ses œuvres. » Ap. 20 : 13. Et « Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu. » Ap. 20 : 15. « …C’est la seconde mort. » Ap. 20 : 14

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Puisqu’il y a deux jugements, chacun à un moment différent pour une catégorie de personnes différentes, et qu’il y a deux résurrections séparées par mille ans (Ap. 20 : 5), il y a par conséquent

Deux Trônes Différents–Un, Dit Administratif Et Un Autre, Dit Judiciaire. {TN6: 56.2}

Le trône administratif est situé à la source du « fleuve… de la Vie » (Ap. 22 : 1, 2), dans le Paradis ; le trône judiciaire, lui, est situé à la source du fleuve de feu (Da. 7 : 10), la « mer de verre » (Ap. 4 : 6) « mêlée de feu » (Ap. 15 : 2) se trouvant dans le sanctuaire. Le trône judiciaire ayant été mis en place des années après l’ascension du Christ, il est exclu que ce soit celui sur lequel Il s’est assis à la droite de Dieu. Par conséquent, après Son ascension, Christ a dû s’asseoir sur le trône situé à la source du fleuve de vie –une condition qui confère à ce trône le titre de « trône de Dieu et de l’Agneau. » De ce trône administratif le Père se leva, et dans un chariot de feu (És. 6 : 1) Il alla dans le Saint des Saints au-delà du voile, là où le fleuve de feu, la mer de verre se trouve, et là, Il s’assit sur le trône (Ap. 4 : 2). Christ Lui succéda en se levant à son tour de ce même trône et, dans « un chariot de nuée entouré d’anges, dont les roues étaient de feu, » Il s’avança non pas à la droite de Dieu, mais fut approché de Lui (Da. 7 : 13) –au

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trône judiciaire là où Dieu se trouvait, dans le sanctuaire. Ainsi, il s’agit de l’événement solennel signalé en 1844, lorsque la cérémonie judiciaire fut mise en place. (Ce sujet est traité en détail dans notre Tract N° 3, Le Jugement et La Moisson.) {TN6: 57.1}

Voici ces événements prophétiques présentés en de simples faits. Celui qui en douterait devrait confesser son erreur, mais cela, peut-être à des fins inutiles, car il se pourrait qu’il soit définitivement trop tard pour lui d’en tirer profit, quand bien même « il la solliciterait avec larmes. » {TN6: 58.1}

La raison pour laquelle le trône de Dieu n’a pas toujours été dans le sanctuaire céleste et qu’il ne restera pas toujours là, est que le sanctuaire n’a été construit que pour l’élimination du péché, comme quiconque peut le voir au travers du cérémoniel terrestre. Considérant avec impatience les temps où le péché ne sera plus, Jean dit : « Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu Tout-puissant est son temple, ainsi que l’Agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’Agneau est son flambeau. » Ap. 21 : 22, 23. {TN6: 58.2}

Grâce à tous ces faits entremêlés, la doctrine de 1844 n’est plus « pesée et trouvée trop légère » mais prend plutôt un caractère substantiel, solide et plus sûr que jamais, montrant

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que les révélations inspirées s’élèvent, telles de l’huile sur de l’eau, au-dessus des théories personnelles, théories perdues qui s’effacent dans l’oubli. (Pour une étude concernant Apocalypse 4 et 5, le Jugement, lire La Verge Du Berger, Vol. 2, pp. 187-201.) {TN6: 58.3}

Mes frères, ne soyez pas comme les anciens Juifs, irrités contre la Vérité, haïssant sa lumière éclatante, mais rendez gloire à Dieu qui vous a donné une nouvelle opportunité de vous réformer pendant que la grâce se trouve encore. Et bien qu’une confession sincère puisse pousser quelqu’un à ne pas faire valoir ses opinions, cela améliorera en revanche son caractère et fera que Dieu l’élèvera « au temps convenable » (1 Pi. 5 : 6) lui donnant la vie éternelle. Si quelqu’un venait à s’opposer au message simplement à cause d’un malentendu et d’une incompréhension, produits, non par la recherche d’intérêts personnels, mais par le seul désir profond d’éviter l’erreur, cette personne ne serait sujette à aucune condamnation. Seule une personne rejetant obstinément les évidences, le serait. L’ouverture du rouleau prophétique révèlera à tous « de quel esprit » (Gospel Workers, p. 302 ; Le Ministère Évangélique, p. 295) ils sont animés –prêts à échanger l’erreur contre la vérité, ou prêts à s’identifier à la catégorie de personnes qui sera invariablement trouvée en train de

Lutter Sans Le Savoir Contre La Vérité. {TN6: 59.1}

Les adversaires de la vérité, ignorants

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l’Inspiration et incapables d’argumenter sur le moindre sujet, ont naturellement été conduits à rejeter la doctrine des 2 300 jours ; d’abord en brandissant l’excuse que William Miller avait proclamé la venue du Seigneur sur terre mais qu’il s’agissait de Son entrée en jugement ; et à cause du fait qu’ils ont toujours eu des préjugés envers l’Inspiration de Sœur White. Mais comme Miller avait des relations privilégiées dans le milieu religieux, Dieu n’aurait pas pu laisser constamment Son peuple tâtonner et tomber dans l’obscurité au regard de son œuvre. Bonne ou mauvaise, cette œuvre doit aussi s’inscrire, tout comme celle de Sœur White, comme étant « une parole prophétique tenue pour d’autant plus certaine. » 2 Pi. 1 : 19. C’est pourquoi notre attention se tourne maintenant vers

Zacharie, Chapitre Un. {TN6: 59.3}

« Je vis de nuit ; et voici un homme monté sur un cheval roux, et il se tenait parmi les myrtes qui étaient dans le fond, et, après lui, il y avait des chevaux roux, bais, et blancs. Et je dis : Que sont ceux-ci, mon seigneur ? Et l’ange qui parlait avec moi me dit : Je te ferai voir ce que sont ceux-ci. Et l’homme qui se tenait parmi les myrtes répondit et dit : Ce sont ceux que l’Éternel a envoyés pour se promener par la terre. Et ils répondirent à l’ange de l’Éternel qui se tenait parmi les myrtes, et dirent : Nous nous sommes promenés par la terre, et voici, toute la terre est en repos et tranquille. Za. 1 : 8-11 (Version J.N. Darby) {TN6: 60.1}

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Illustration

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Les « deux brebis » et la « jeune vache » (És. 7) fournissent, comme nous l’avons déjà vu, une telle abondance de lait que nous ne sommes pas en mesure de le distribuer d’un seul coup. Donc, dans l’étude qui suit de Zacharie 1, nous sommes contraints, tout comme nous l’étions dans l’étude d’Ésaïe 7 et aussi dans celle de Zacharie 4, de distribuer exclusivement le « beurre » (crème) et de conserver le lait. {TN6: 62.1}

Dans la vision de Zacharie 1, notons que les « chevaux », « ceux que l’Éternel a envoyés pour parcourir la terre, » ont le pouvoir de parler, car « ils s’adressèrent à l’ange de l’Éternel… et ils dirent : Nous avons parcouru la terre. » L’importance évidente de ce symbolisme est que ces « chevaux » savent parler et qu’ils sont au service de l’Éternel allant là où Il les envoie. Par conséquent ils ne peuvent symboliser que les serviteurs du Seigneur, le ministère qui est « envoyé ». {TN6: 62.2}

Inévitablement, le symbolisme décrit donc un Mouvement qui part avec un message et qui, après avoir achevé son œuvre de « parcourir la terre », revient. {TN6: 62.3}

Sans se heurter à la logique, on ne peut supposer que ce symbolisme fasse prophétiquement référence aux ouvriers évangéliques qui sont préfigurés dans la prophétie du Christ à savoir que « cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » Mt. 24 : 14. Car, après que les chevaux

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aient répondu : « Nous avons parcouru la terre, » –à savoir : « Nous avons achevé notre œuvre »– l’Éternel leur commande de « Crier de nouveau ; » c’est-à-dire, proclamez de nouveau ! Et cet ordre qui leur est donné montre en outre que le Seigneur devait encore faire grâce à Son peuple et finir Son œuvre de salut, car Il dit : « Mes villes auront encore des biens en abondance ; l’Éternel consolera encore Sion, Il choisira encore Jérusalem. » Za. 1 : 17. {TN6: 62.4}

Par conséquent, les « chevaux » dont il est question ici, représentent un Mouvement de marche organisé pour proclamer l’évangile sur la surface de la terre. La réponse des chevaux : « Nous avons parcouru la terre, et voici, toute la terre est en repos et tranquille », révèle que le mouvement croyait que son œuvre était terminée et que la porte de la grâce était fermée. En d’autres termes il pensait que le salut prodigué par l’évangile avait cessé et que sa proclamation ne pouvait plus permettre à la terre de susciter des convertis. (L’objet de ce symbolisme étant la production d’une vie spirituelle, c’est du salut des âmes dont il est nécessairement question ici, et non de production de vie végétale ou animale.) Or, le Seigneur leur commande de « crier à nouveau, » montrant par là qu’ils se trompaient. {TN6: 63.1}

Afin de déterminer si cette prophétie symbolique concerne les serviteurs de Dieu de l’époque, d’aujourd’hui, ou ceux à venir, nous devons consulter les archives de l’histoire de l’église. Ses pages

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relatent que le Mouvement Millérite est le seul à avoir porté un message à toutes les missions Chrétiennes du monde (The Great Controversy, p. 368 ; La Tragédie Des Siècles, p.398), et que se faisant il pensait à tort que la dernière invitation à accepter l’évangile avait été lancée à toutes créatures vivant sous le ciel, annonçant par la même occasion la fin du temps de grâce pour l’humanité. Bien au contraire, au lieu d’avoir cessé, l’invitation à accepter l’évangile pour notre époque venait juste de commencer, et le Seigneur, au lieu de revenir sur terre, est entré dans Son temple céleste ! {TN6: 63.2}

Les circonstances particulières entourant le Mouvement Millérite avant 1844, certifient que c’est bien lui dont il est question dans le symbolisme de Zacharie 1. Et n’oublions pas que le Seigneur n’y a, d’une part, joint aucun avertissement disant : « Attention, ces chevaux sont de faux (dans l’erreur) prophètes, » ni, d’autre part, réprimandé les chevaux ou leur a ordonné de garder le silence. Au contraire Il leur a ordonné de crier encore plus. Et l’ange de l’Éternel le confirme en déclarant : « Ce sont ceux que l’Éternel a envoyés. » {TN6: 64.1}

Jean-Baptiste prêchait que le Christ devait établir un royaume littéral à Sa première venue, et bien que Jean se trompât, le Seigneur dit de lui : « Il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. » Mt. 11 : 11. Et à la lumière qui jaillit des Écritures, quiconque

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peut voir que ceux qui crient continuellement « Au loup ! Au loup ! » tournant en dérision la doctrine des 2300 jours, ceux-là travaillent, délibérément ou non, contre Dieu cherchant à faire taire Sa voix. Ils font la volonté de celui qui essaye de dissimuler le fait que le mouvement qui suit le mouvement Millérite doit proclamer l’évangile

À Beaucoup Mais Pas À Tous. {TN6: 64.2}

Le Révélateur ayant aussi reçu une vision concernant ces deux mouvements (consignée dans les chapitres 10 et 11), nous attirons l’attention du lecteur sur le « petit livre » que l’ange lui dit de manger. Dans sa « bouche » il fut doux comme du miel, mais dans ses « entrailles » il devint très amer. Cette expérience profonde, vécue en vision, où l’on a un avant-goût agréable qui se change en un amer désappointement, prédit exactement l’expérience du peuple de Dieu en 1844. Dieu, par sa promesse, « Je reviendrai, et Je vous prendrai avec Moi, afin que là où Je suis vous y soyez aussi » (Jean, 14 : 3), avait rempli le peuple d’un doux rêve qui allait bientôt devenir réalité. Or, à la place, ce fut un amer désappointement. {TN6: 65.1}

Après cette expérience de douceur et d’amertume, s’ensuit l’accomplissement des paroles de l’ange : « Il faut que tu prophétises de nouveau sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois. » Ap. 10 : 11. {TN6: 65.2}

Ici, également, le Mouvement devait, comme dans la prophétie de Zacharie « prophétiser de nouveau » ou « crier à nouveau » ; c’est-à-dire, renouveler sa mission, montrant que le temps de grâce n’était pas terminé. {TN6: 65.3}

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Donc, sous l’autorité de ces passages, le mouvement devait de nouveau, après le désappointement, proclamer l’évangile, mais uniquement à « beaucoup », et non à « tous ». En conséquence, la mission de l’église Adventiste du Septième Jour en 1844 était de « prophétiser » (enseigner) non pas à « tous », mais seulement à « beaucoup » de nations. Elle devait donc nécessairement, après avoir achevé celle-ci, recevoir une autre mission à savoir aller vers « toutes les nations ». {TN6: 66.1}

Il y a par conséquent un autre message ; il se joint au Message des Trois Anges comme cela est mentionné par l’Esprit de Prophétie : {TN6: 66.2}

« Ensuite j’en vis un autre, puissant, envoyé sur la terre pour joindre sa voix au troisième ange, afin de donner force et puissance à son message. Cet ange était doué d’une grande puissance et environné de gloire. Lorsqu’il descendit sur la terre, celle-ci fut éclairée de sa gloire… Ce message semblait être une addition au troisième message, de même que le cri de minuit s’était joint au message du second ange, en 1844. » —Premiers Écrits, p. 277{TN6: 66.3}

« Quand la lumière jaillira pour éclairer la terre », nous dit l’Esprit de Prophétie parlant du moment où l’église recevra le message et la manière dont Dieu dirigera son œuvre, « au lieu de se lever pour soutenir la cause de l’Éternel, ils chercheront à entraver Son œuvre pour la plier à leurs conceptions étroites. Je puis vous dire que le Seigneur agira, dans cette dernière phase de l’œuvre, d’une manière exceptionnelle et contraire à tout programme

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humain. Il y aura, parmi nous, des personnes qui voudront constamment régenter l’œuvre de Dieu, et même dicter les actes à accomplir, tandis que celle-ci progressera sous la direction de l’ange qui se joindra au troisième ange pour la proclamation du message destiné au monde. Dieu utilisera des voies et des moyens dans lesquels on verra que c’est Lui qui tient les rênes en main. » Testimonies to Ministers, p. 300 (Évangéliser, p. 114). {TN6: 66.4}

S’agissant de l’ordre donné d’aller vers toutes les nations, en nous plongeant de nouveau dans « la parole prophétique que nous tenons pour d’autant plus certaine », nous découvrons aussi qu’

Un Grand Massacre Doit Avoir Lieu Avant Que L’Évangile Ne Soit Prêché À Toutes Les Nations. {TN6: 67.1}

« C’est par le feu que l’Éternel exerce ses jugements, c’est par son glaive qu’il châtie toute chair ; et ceux que tuera l’Éternel seront en grand nombre. » És. 66 : 16{TN6: 67.2}

Ce texte nous parle directement de cet événement –ce grand massacre, dont l’Éternel Lui-même est l’auteur. Mais le lecteur s’inquiétera plus naturellement sur le lieu et le moment où cette destruction aura lieu. Les versets 19 et 20 nous disent que ceux qui échapperont au massacre seront envoyés par l’Éternel vers toutes les nations qui n’ont jamais entendu parler de « Lui, et qui n’ont jamais vu » Sa « gloire ». {TN6: 67.3}

Cet appel à un grand mouvement missionnaire s’étendant à l’échelle mondiale, devant nécessairement avoir lieu avant la fin du temps de grâce, nous montre clairement que le massacre doit se faire avant que « cette bonne nouvelle du royaume

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soit prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » Mt. 24 : 14. « Ils [les réchappés] amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, en offrande à l’Éternel,… dans un vase pur, à la maison de l’Éternel. »És. 66 : 20. {TN6: 67.4}

Souvenez-vous que ceux qui ont échappé au massacre sont les seuls en charge de récolter les âmes. Par conséquent, le massacre est la destruction de « l’ivraie » parmi le peuple de Dieu –l’église. S’il s’était agi des païens (ceux qui ne sont pas dans l’église), alors les réchappés auraient dû être eux-mêmes des païens. Or, les païens ne sont pas en mesure de proclamer Sa gloire et Son nom ou même d’amener tous leurs frères dans la maison de l’Éternel. Il est aussi invraisemblable qu’il puisse rester une seule nation vers laquelle les réchappés ne soient pas allés. {TN6: 68.1}

Ajoutez à cela le fait que ceux qui ont échappé au massacre sont ceux qui vont vers toutes les nations et amènent tous leurs frères (tous ceux qui doivent être sauvés) dans la maison de l’Éternel, et vous avez une solide succession de preuves que la destruction a lieu juste avant que l’évangile prenne son dernier essor à l’échelle mondiale. {TN6: 68.2}

Bien que ce sujet captivant soit traité ici de manière brève, la vérité qui en ressort, claire, harmonieuse et cohérente, scrute chacun d’entre nous. Elle expose prophétiquement les grandes lignes de l’histoire de l’église, allant du temps de Miller jusqu’à aujourd’hui, montrant le début et

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la fin de chaque Mouvement, ce qu’il a accompli et ce qu’il est devenu. Ceci commence par l’erreur qui fut celle du Mouvement Millérite (croyant que la purification du « sanctuaire » s’appliquait à la terre). Vient ensuite la mission compartimentée du Mouvement des Adventistes du Septième Jour (l’autorisant à prêcher non pas à « toutes »les nations, mais seulement à « beaucoup »). Il s’ensuit sa purification (ôter l’ivraie de son sein), et enfin sa nouvelle mission en tant que mouvement renouvelé et purifié, présentant l’église de Christ comme étant digne de Son nom béni ce qu’elle n’a plus été depuis les temps apostoliques. Devenu enfin une lumière pour le monde entier, ce mouvement proclame l’évangile avec un grand cri « pour servir de témoignage à toutes les nations ; » alors viendra l’ultime –l’inévitable fin (Mt. 24 : 14) {TN6: 68.3}

Ce tableau illustrant la révélation de l’œuvre évangélique et de ses acteurs, tableau auquel ont contribué tous les prophètes, révèle une église qui gardent « les commandements de Dieu » et ont « le témoignage de Jésus Christ ». C’est « revêtue de l’armure de la justice du Christ,… ‘Belle comme la lune, pure comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières’, elle s’avance dans le monde ‘en vainqueur et pour vaincre’ ». —Prophets and Kings, p. 725 (Prophètes et Rois, p. 549). {TN6: 69.1}

D’une part, la lumière de la Vérité Présente permet maintenant à chacun d’inscrire solidement les œuvres de William Miller et de la Sœur White comme étant « une parole prophétique d’autant plus certaine ». D’autre part, cette lumière dévoile la pauvreté et la nudité spirituelles

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de ceux qui la critiquent. Nous entendons aussi la voix du Seigneur qui leur dit : « Je n’ai point envoyé ces prophètes, et ils ont couru ; Je ne leur ai point parlé, et ils ont prophétisé. » Jé. 23 : 21. {TN6: 69.2}

Les yeux de l’Éternel, perçant chaque recoin de la terre, n’ont pas manqué d’anticiper les actes de ces ouvriers non-sollicités. Ils sont incapables de supporter l’avertissement solennel, sonnant, de loin comme de près, l’arrivée du « jour grand et redoutable de l’Éternel ». Ils s’évertuent à couvrir la voix de la Vérité en criant sans cesse « paix et sûreté. » Mes frères, ne prêtons plus l’oreille à la multitude de ces voix dénuées de l’Esprit Saint, et tâchons d’écouter

La Dernière Supplication Du Seigneur. {TN6: 70.1}

« Ainsi parle l’Éternel des armées : N’écoutez pas les paroles des prophètes qui vous prophétisent ! Ils vous entraînent à des choses de néant ; ils disent les visions de leur cœur, et non ce qui vient de la bouche de l’Éternel. Ils disent à ceux qui Me méprisent : L’Éternel a dit : Vous aurez la paix ; et ils disent à tous ceux qui suivent les penchants de leur cœur : Il ne vous arrivera aucun mal. Qui donc a assisté au conseil de l’Éternel pour voir, pour écouter Sa parole ? Qui a prêté l’oreille à Sa parole, qui l’a entendue ? » Jé. 23 : 16-18. {TN6: 70.2}

« Voici », répond l’Éternel Lui-même, « la fureur

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éclate, l’orage se précipite, il fond sur la tête des méchants. La colère de l’Éternel ne se calmera pas, jusqu’à ce qu’Il ait accompli, exécuté les desseins de Son cœur. Vous le comprendrez dans la suite des temps. Je n’ai point envoyé ces prophètes, et ils ont couru ; Je ne leur ai point parlé, et ils ont prophétisé. S’ils avaient assisté à Mon conseil, ils auraient dû faire entendre Mes paroles à Mon peuple, et les faire revenir de leur mauvaise voie, de la méchanceté de leurs actions. » Jé. 23 : 19-22. {TN6: 70.3}

Il est évident que l’opposition est engendrée et entretenue par des hommes autoproclamés chefs, affichant clairement leur choix d’ignorer « l’inspiration » et qui, inconsciemment crient que l’Éternel ne les a pas envoyés ! Pourtant, ni eux ni leurs partisans ne perçoivent l’ironie ou la folie de leur situation ! C’est pourquoi « des pasteurs endormis prêchent à un peuple endormi ! » —Testimonies, Vol. 2, p. 337. {TN6: 71.1}

Quand ils se trouveront face à face avec le « fléau débordé » (És. 28 : 18) ou le dernier signe de « la colère de Dieu » (Ap. 15 : 1), ils seront frappés par la tragédie d’une vaine prise de conscience. Cette prise de conscience qu’ils entrevoient maintenant, tel un mirage, comme un océan de grâce, les engloutira bientôt inéluctablement dans une ruine épouvantable –pour l’éternité ! {TN6: 71.2}

« Car l’Éternel se lèvera comme à la montagne de Peratsim, Il s’irritera comme dans la vallée

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de Gabaon, pour faire Son œuvre, Son œuvre étrange, pour exécuter Son travail, Son travail inouï. {TN6: 71.3}

« Maintenant, ne vous livrez point à la moquerie, de peur que vos liens ne soient resserrés ; car la destruction de tout le pays est résolue ; je l’ai appris du Seigneur, de l’Éternel des armées. Prêtez l’oreille, et écoutez Ma voix ! Soyez attentifs, et écoutez Ma parole ! » (És. 28 : 21-23), de peur que vos espoirs de grâce ne soient semblables à « celui qui a faim et rêve qu’il mange, puis s’éveille, l’estomac vide, et comme celui qui a soif rêve qu’il boit, puis s’éveille, épuisé et languissant ; ainsi en sera-t-il de la multitude des nations qui viendront attaquer la montagne de Sion. {TN6: 72.1}

« Soyez stupéfaits et étonnés ! Fermez les yeux et devenez aveugles ! Ils sont ivres, mais ce n’est pas de vin ; ils chancellent, mais ce n’est pas l’effet des liqueurs fortes. Car l’Éternel a répandu sur vous un esprit d’assoupissement ; Il a fermé vos yeux (les prophètes), Il a voilé vos têtes (les voyants). Toute la révélation est pour vous comme les mots d’un livre cacheté que l’on donne à un homme qui sait lire, en disant : Lis donc cela ! Et qui répond : Je ne le puis, car il est cacheté ; ou comme un livre que l’on donne à un homme qui ne sait pas lire, en disant : Lis donc cela ! Et qui répond : Je ne sais pas lire. » És. 29 : 8-12. {TN6: 72.2}

« Hommes et femmes vivent les dernières heures

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de la grâce. Pourtant ils demeurent négligents et stupides et les ministres n’ont pas le pouvoir de les réveiller car ils sont eux-mêmes endormis. C’est pourquoi des pasteurs endormis prêchent à un peuple endormi ! » —Testimonies, Vol. 2, p.337. {TN6: 72.3}

« Le doute et même l’incrédulité à l’égard des témoignages de l’Esprit de Dieu apparaissent un peu partout dans nos églises, ce qui est conforme à la volonté de Satan. Les ministres qui prêchent le moi au lieu de prêcher Christ le veulent bien ainsi. » —Testimonies, Vol. 5, p. 217 (Service Chrétien,p. 49). {TN6: 73.1}

Frères, le Seigneur vous aime, et parce qu’Il répugne à faire de vous des instruments de déshonneur, Il vous adresse ce tract. Nous aussi, il nous brise le cœur de voir que vous vous êtes sensiblement engagés, à l’instar des anciens Juifs, dans une guerre contre l’Esprit de Prophétie –une guerre que vous ne pouvez pas gagner. Si vous rejetez les messages célestes, si vous ignorez le sage conseil de l’homme avisé qu’était Gamaliel (Actes 5 : 34-39), et si vous vous évertuez à défendre par les écritures vos interprétations douteuses de la Bible, ce que pratiquent ceux qui éludent la vérité du Sabbat et le violent, vous suivez une voie qui, si vous persistez, vous conduira à pécher contre le Saint-Esprit. {TN6: 73.2}

Plutôt que d’élever vos voix contre la vérité, élevez-les en louanges à l’Éternel car Il préfère considérer l’ignorance de la vérité comme une folie. Si, lors de son dernier avertissement, vous revenez à Lui, Il vous recevra à bras ouverts et ordonnera à Ses serviteurs de vous vêtir de Son plus beau « manteau »

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(la justice de Christ –És. 52 : 1). Il mettra un « anneau » à votre doigt (la marque de votre lignée princière –Est. 3 : 12 ; 8 : 2 ; Ge. 41 : 42, 43), des « chaussures » à vos pieds (pour vous préparer à la proclamation de l’évangile –Ép. 6 : 15), puis « amènera le veau gras » (vous accueillant dans Sa maison –le Royaume– pour célébrer « le festin des noces de l’Agneau » –Luc 15 : 23 ; Ap. 19 : 9) ! {TN6: 73.3}

Mais bien que nos prières soient pour vous, elles ne seront pas efficaces si vous continuez à résister aux injonctions et aux supplications de l’Esprit, de même que si vous résistez à vos propres convictions. Elles ne seront pas non plus efficaces si vous continuez de refuser ou négliger d’acquérir toute la connaissance des vérités de la Bible pour ce temps. {TN6: 74.1}

(Ceux qui désirent une étude approfondie d’Apocalypse 11, vous pouvez vous procurer gratuitement des copies de nos Tracts N° 5, L’Avertissement Final, et N° 2, Le Grand Paradoxe Des Âges. Vous y trouverez bon nombre de preuves détaillées montrant que ces trois Mouvements se trouvent dans les prophéties. {TN6: 74.2}

Mes frères, « Lève-toi, sois éclairée, car ta lumière arrive. » És. 60 : 1. « Voici sur les montagnes les pieds du messager qui annonce la paix ! » disant « Célèbre tes fêtes, Juda, accomplis tes vœux ! Car le méchant ne passera plus au milieu de toi, il est entièrement exterminé… » Na. 1 : 15. Marchez dans la lumière, et ne permettez pas que ceux, qui ne cessent de mettre en doute et de critiquer tout ce à quoi ils n’ont pas part, mettent en péril

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votre récompense éternelle par de vaines questions telles que

Qu’en Est-Il Des Femmes Qui Enseignent ? {TN6: 74.3}

Quand on les confronte à la vérité, certains se comportent comme s’ils avaient perdu la raison. Tels des poissons qui mordent à l’hameçon, ils s’empressent sottement de tirer des conclusions. Et lorsqu’on les décroche gracieusement de l’hameçon, au lieu d’abandonner leurs comportements avides et égoïstes de peur qu’ils ne soient à nouveau attrapés, ils foncent vers un autre appât et se retrouvent pris à nouveau. Ainsi, quand ils s’aperçoivent qu’ils se sont à maintes reprises discrédités eux-mêmes, même là, ils ne se résolvent pas à se remettre dans le droit chemin et à y rester. {TN6: 75.1}

Ceux qui, de leur propre fait se sont retrouvés au pied du mur, incapables d’échapper à la vérité, ont déployé de vains efforts pour se défaire de leurs bourbiers, au lieu d’admettre leurs idées erronées. Ils ont mis hors contexte et isolé le passage : « Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. » 1 Co. 14 : 34. {TN6: 75.2}

Néanmoins, cette pratique rend le truisme suivant d’autant plus vrai à savoir qu’il n’est jamais bon de forger son avis, sur l’unique base d’un ou deux versets, sans au préalable considérer ces versets à la lumière du chapitre entier,

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voire de la Bible entière. Car si une interprétation des Écritures n’est pas appuyée par chaque phrase des Saintes Écritures, alors c’est une fausse interprétation, dont est tirée une conclusion aveugle, dépourvue de fondement Biblique. {TN6: 75.3}

Dans 1 Corinthiens 14, nous lisons que beaucoup de femmes sont devenues « folles », parlant en langues inconnues. Paul tente alors de rétablir l’ordre, et non de faire taire quiconque a un message inspiré à délivrer. Tenter d’empêcher les femmes d’enseigner ne serait pas en harmonie avec les passages suivants : {TN6: 76.1}

« Dans ce temps-là, Débora, prophétesse, femme de Lappidoth, était juge en Israël. Elle siégeait sous le palmier de Débora, entre Rama et Béthel, dans la montagne d’Éphraïm ; et les enfants d’Israël montaient vers elle pour être jugés. » Juges 4 : 4, 5. « Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était fort avancée en âge, et elle avait vécu sept ans avec son mari depuis sa virginité. Restée veuve, et âgée de quatre-vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple, et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière. » De même que « la prophétesse Hulda, femme de Schallum », qui enseignait en Israël (2 Rois 22 : 14-16). Et « Philippe l’évangéliste,… qui avait quatre filles vierges qui prophétisaient. » Actes 21 : 8, 9. {TN6: 76.2}

Donc, ceux qui croient que Paul interdit aux femmes d’enseigner, ne discréditent pas le moins du monde

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ni ne mettent en accusation le ministère de Mme White. Non, sans le savoir, ils portent atteinte aux écrits de Paul –tentant de les opposer aux écrits Bibliques de ses compagnons. {TN6: 76.3}

Ceux qui étudient consciencieusement apprendront à ne pas mordre à l’hameçon, mais préféreront se soumettre humblement aux enseignements de l’Esprit du Christ s’ils veulent qu’Il les sauve de la malédiction du péché et de la colère de Dieu. {TN6: 77.1}

(Pour savoir quelles sont les conséquences qui suivent le rejet des prophéties de Dieu pour ce temps, étudiez notre Tract N° 4, Les Dernières Nouvelles À L’Attention De Notre Mère, édition de 1941, pp. 53, 54.) {TN6: 77.2}

Tout comme l’Esprit raisonna avec les Juifs pour les sauver d’une ruine éternelle, lors du sermon le jour de la Pentecôte, de même, mes frères, dans ces pages, Il raisonne aussi avec vous. Il leur dit en substance : « Comme David prophétisa sur Celui Qui ne verrait pas la corruption, il n’était pas possible qu’il parla de lui-même, car son corps corrompu gît dans son sépulcre encore aujourd’hui. Dieu n’en a ressuscité qu’Un [Christ] et Son corps n’a pas connu la corruption. » (Actes 2 : 22-32) ; c’est pourquoi la prophétie de David ne peut s’appliquer qu’à Lui. {TN6: 77.3}

Pierre, expliquant que la prophétie de David s’applique à la résurrection de Christ, n’avait pas plus de preuves sur lesquelles s’appuyer

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que ne l’a ce tract lorsqu’elle montre que les écrits de Mme White, avec ce qui est révélé ici, sont l’Esprit de Prophétie –le « témoignage de Jésus. » Ap. 19 : 10. Alors si vous persistez dans cette voie honteuse, à l’instar des méchants Juifs, votre culpabilité sera-t-elle moindre ? Pourquoi, alors, prendre part à cette culpabilité ? Pourquoi ne pas faire un meilleur choix et laisser l’Esprit de Dieu mettre dans vos bouches les mots qu’Il mit dans les bouches des quelques Juifs pénitents qui s’interrogèrent d’un ton grave : « Hommes frères, que ferons-nous ? » Actes 2 : 37. {TN6: 77.4}

Ne soyez pas « presque persuadés » comme l’était Agrippa. N’allez pas à l’encontre de vos convictions comme le fit Félix en disant : « Pour le moment retire-toi ; quand j’en trouverai l’occasion, je te rappellerai. » (Actes 26 : 28 ; 24 : 25) car le Seigneur dit : « Aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » Hé. 4 : 7. {TN6: 78.1}

Mes frères, vous réalisez maintenant que vous n’avez, en vérité, pas été capables de réfuter La Verge Du Berger en quelque endroit que ce soit. Alors pourquoi persister dans vos critiques de « la vérité révélée » ? Vous finirez par vous retrouver irrémédiablement parmi ceux dont les mauvaises actions ont été prédites et consignées par l’Inspiration : {TN6: 78.2}

« Dans le développement de la vérité, ils critiqueront l’œuvre et la position de leurs frères ; ils attaqueront tout ce qui a été fait

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sans eux. Ils se nourriront des erreurs et des fautes d’autrui, jusqu’au jour où le Seigneur Jésus ayant terminé Son œuvre de médiation dans le sanctuaire céleste, se lèvera pour se revêtir de Ses vêtements de vengeance, au jour où Il viendra les surprendre dans leur festin impie ; ils ne seront pas prêts pour le souper des noces de l’Agneau. Leur goût a tellement été perverti qu’ils critiqueraient même la table du Seigneur dans Son Royaume. » —Testimonies, Vol. 5, p. 690 (Témoignages pour l’Église, Vol. 2, p. 352). {TN6: 78.3}

Maintenant, pour clore tous les sujets traités dans ce tract, j’invite les saints à prêter attention en écoutant

La Conclusion. {TN6: 79.1}

Ces pages, pénétrées d’une pleine lumière, devraient permettre au lecteur de voir, comme en plein midi, que la présence de l’Esprit de Prophétie suffit à elle seule pour faire face à la confusion que connaît un monde soumis aujourd’hui à tout « vent de doctrine ». {TN6: 79.2}

« Voici, » dit la Parole, « Je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable. » À lui vous prêterez l’oreille. « Sur toute haute montagne et sur toute colline élevée, Il y aura des ruisseaux, des courants d’eau, au jour du grand carnage, à la chute des tours. » « Voici, le nom de l’Éternel vient de loin ; Sa colère est ardente, c’est un violent

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incendie ; Ses lèvres sont pleines de fureur, et Sa langue est comme un feu dévorant ; Son souffle est comme un torrent débordé qui atteint jusqu’au cou, pour cribler les nations avec le crible de la destruction, et comme un mors trompeur entre les mâchoires des peuples », « parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. » Mal. 4 : 5 ; És. 30 : 25, 27, 28 ; 2 Th. 2 : 10. {TN6: 79.3}

Ici, nous voyons que les prophéties et les interprétations correctes qui en découlent sont « utiles pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli. » 2 Ti. 3 : 16, 17. {TN6: 80.1}

C’est pourquoi, frères, soyez définitivement conscients qu’avec l’aide du Seigneur vous ne serez plus emportés à tout vent de doctrine, créé et envoyé par l’esprit de l’erreur et non par l’Esprit de Vérité. Au contraire, vous chercherez toujours la Parole Inspirée du Seigneur, et ne parlerez que par Elle –« le témoignage de Jésus, » qui vous a été donné par « l’Esprit de Prophétie » (Ap. 12 : 17 ; 19 : 10). Vous « Entendrez la verge et Celui qui l’envoie ! » Michée 6 : 9. {TN6: 80.2}

(Tous Les Italiques Sont Nôtres)

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« … l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. » Jean 16 : 13. {TN6: 86.1}

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Bien qu’il constitue l’œuvre suprême en vue de notre salut, et de l’instauration du royaume de Christ sur la terre, le « jugement investigatif » est cependant l’un des sujets bibliques, de notre époque, qui est l’objet de la plus grande incompréhension, qui est entouré du plus grand mystère, et qui est l’objet de la plus grande confusion. S’il n’était pas essentiel à notre salut, l’ennemi n’aurait pas déployé tous les efforts possibles pour l’enve- lopper d’obscurité. Il est donc impératif que nous manifestions le désir inlassable de sonder les Écritures comme nous le ferions à « la recherche d’un trésor caché », et de supplier DIEU de nous guider à l’aide de Son Esprit, afin de comprendre comme il convient ce sujet de toute première importance. Cependant, toute quête de la vérité serait vaine tant que nous ne manifestons pas le désir d’être enseignés, et de faire la volonté de DIEU. Ainsi, comme dit JÉSUS : « si quelqu’un veut faire Ma volonté, il connaitra si Ma doctrine est de DIEU » Jn. 7 : 17


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Depuis le jour où Jean a fait le récit de ce symbolisme impressionnant, l’histoire de l’église montre qu’elle a dû reconnaître à plusieurs reprises, à travers ses pages, que toute tentative visant à en expliquer le mystère n’a contribué qu’à l’enfermer davantage dans le mysticisme et la confusion. Afin d’élucider ce mysticisme, il s’avère donc nécessaire que nous découvrions tout d’abord la raison d’une telle confusion.


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Cher « Ammi », et Chère « Ruchama » C’est le cœur étreint d’une très profonde angoisse, que je vous rédige ces lignes pour vous supplier d’entreprendre les rapprochements vers notre « Mère » qui s’est séparée de nous, afin que nous puissions effectuer sa réconciliation et soulager notre Père du chagrin dont Il ne peut se consoler et ramener la joie à notre foyer qui est aujourd’hui malheureux. {TN4: 5.1}



 

Ecoutez et Considérez les Preuves des Deux Côtés Avant de Prendre Parti Pour ou Contre

« Notre loi juge-t-elle l’homme, avant de l’avoir entendu, et d’avoir connu ce qu’il fait ? » Jean 7 : 51

Considérez les preuves des deux côtés avant de prendre parti pour ou contre.

« Ils répondirent et lui dirent,  Et toi, es-tu aussi de Galilée ?  Enquiers-toi, et vois : qu’un prophète n’est pas suscité de Galilée. » Jean 7 : 52

Chers Membres Croyants du Message du Troisième Ange :

Estimant que vous souhaiteriez avoir une connaissance authentique de la crise que rencontre aujourd’hui notre bien-aimée Eglise Adventiste du Septième jour, nous, les frères de la précieuse foi venons à vous au nom de Celui Qui, quoique tout à fait saint, mangea et but avec des publicains et des pécheurs, et Qui, quoiqu’étant l’Incarnation de la sainteté,  n’ait   jamais déclaré ni par la parole ni par l’action  : « Tiens-toi loin, ne Me touche pas, car Je suis saint vis-à-vis de toi » (Esa. 65 : 5), mais toujours plaidé : « Ho !quiconque a soif, venez. » Esa. 55 :1 {TN7: 5.1}

Estimant que la plupart d’entre vous (avant d’aider d’un côté ou d’abattre de l’autre), ne ferez pas comme l’a fait Nathanael  (Jean 1 : 45-51), mais suivrez  l’exemple que le Seigneur a mis devant nous, et répondrez aux défis du devoir d’examiner, – – afin de « venir et voir », – – dans les pages qui suivent, nous espérons que vous voudriez soumettre à un examen impartial

Les Faits Enoncés. {TN7: 5.2}

Que l’organisation de l’Eglise Adventiste du Septième jour. soit divisée sur la question des publications de la Verge du Berger, nous  le déplorons vivement, d’autant plus que lorsque nous nous arrêtons pour nous rendre compte que cette rupture ne devait  jamais  avoir lieu, car Dieu voulait que Sa voix, la Verge,

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soit entendue, comme Il l’a dit, par Son prophète : « La voix de l’Eternel crie à la ville [l’église], et  la sagesse a l’œil sur ton nom : Ecoutez la Verge, et Celui Qui l’a décrétée. » Mic.6 : 9{TN7: 5.3}

Comme vous êtes plusieurs dans « la ville » à qui la voix du Seigneur crie pour faire entendre la Verge et comme nous supposons que vous êtes zélés pour votre salut et pour celui de vos frères, et de tout cœur dévoués au bien-être de la dénomination, nous devons certainement croire que vous êtes intéressés à connaître la vérité sur ce trouble grave faisant carrément face à chaque Adventistes du Septième jour. {TN7: 6.1}

En 1930, lorsque la Verge du Berger Vol. 1, était encore en manuscrit, trente-trois exemplaires polycopiés furent placés entre les mains de quelques-uns des frères dirigeants de la Conférence Générale. En réponse à la réclamation de l’auteur selon laquelle ils feraient une enquête approfondie du contenu, les destinataires promirent de le faire et de nous livrer, soit oralement ou par écrit, leurs découvertes et leurs intentions. Au moment où le premier numéro de cette brochure fut sous presse, six ans s’étaient écoulés, et seuls deux de ces trente-trois frères avaient répondu (aucun des autres ne l’ayant  fait à ce jour). L’un d’eux, le Frère F.C Gilbert, confidentiellement,  écrivit quelques lignes qui ont depuis donné lieu à des questions fréquentes concernant les écrits publiés de la Verge du Berger, et dont nous joignons copie pour examen{TN7: 6.2}

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26 Juin 1930.

DEPARTEMENT JUIF

F.C. Gilbert Secrétaire

             Monsieur Victor T. Houteff,

             Los Angeles, Californie,

Cher Frère : – –

Lorsqu’à la dernière Conférence Générale tenue à San Francisco vous m’arrêtiez un jour dans le hall près d’une des entrées de la salle, et me remettiez un document plutôt volumineux que vous désiriez me confier, en me demandant de lire, et de vous écrire mon commentaire en même temps. {TN7: 7.1}

Le document étant si volumineux qu’il serait pratiquement impossible à  qui que ce soit d’en disposer dans quelques mois. Je me rendis compte que le temps était très précieux, et bien sûr, je présumais que vous seriez désireux de recevoir  une réponse quelconque. {TN7: 7.2}

Je pris donc un peu de temps et je lus attentivement certains articles du document, en  pensant vous rendre mes conclusions. {TN7: 7.3}

Je tiens tout particulièrement à noter votre paragraphe 3. Votre paragraphe 3 couvre cinq pages. Dans  l’examen minutieux de ces passages je remarque que vous vous y attardez sur Esaü et Jacob. Vous comparez ces deux hommes à des symboles. Ils représentent divers emblèmes. Dans ces cinq pages vous faites beaucoup de puissantes déclarations appliquant ces deux individus à notre temps présent, mais vous ne donnez aucune preuve Biblique. Vous comprenez, mon cher frère, quand un homme dit qu’une chose ou qu’une personne signifie ceci ou cela, il doit avoir la preuve divine de son affirmation. Sinon, pourquoi une personne devrait accepter en tant qu’autorité sa déclaration, plus qu’elle n’accepterait en tant qu’autorité la déclaration de quelqu’un d’autre. Dans notre approche de la Parole de Dieu, nous devons nous garder d’y insérer  ce qu’elle ne contient pas. Si l’Esprit de Dieu doit faire un commentaire d’un texte, l’application donc est inspirée. Mais quand un homme fait une affirmation à propos des textes sacrés et ne disposant d’aucune autorité divine pour supporter sa déclaration, il est susceptible de tromper, en manipulant la Parole de Dieu. Je suis sûr que vous n’avez cette intention  en quoi que ce soit, mais il y a néanmoins cette possibilité. {TN7: 7.4}

Permettez-moi de vous illustrer ce que je veux dire. Dans votre paragraphe 4, page, 4, vous dites : – -{TN7: 7.5}

« Le Début De La Famine. » {TN7: 7.6}

«  La ligne de démarcation entre les sept années d’abondance et les sept années de famine est la croix. Où commencent les sept années d’abondance et les sept années de famine. La première année de famine est le début de l’Eglise Chrétienne au temps des apôtres ». {TN7: 7.7}

Maintenant, cher frère, d’où recevez- vous quelque autorité de la Parole de Dieu ou de l’Esprit de prophétie pour une telle affirmation ? Où trouvez-vous dans l’Inspiration une raison pour un tel commentaire ? Vous faites simplement la déclaration sur votre propre autorité, mais vous n’avez aucune base Biblique pour faire une telle allégation. Il semblerait qui si jamais il fut un temps où la Parole de Dieu était en abondance, ce fut au moment où les Apôtres partirent la prêcher. Le Saint-Esprit donna de Dieu  un tel éclaircissement divin à ces hommes de l’Ancien Testament qu’ils eurent une compréhension plus claire et plus puissante de la Parole. La Bible est vraiment devenue un nouveau livre pour le peuple au temps de ces apôtres. Quand vous lisez les Actes, chapitres deux, trois, quatre, vous recevez le plus bel aperçu de la signification de certains des Psaumes et des écrits des Prophètes. Ce fut l’application de l’Ancien Testament par les apôtres du Christ qui a conduit  des centaines, oui des milliers à accepter le Sauveur. Sûrement, ce n’était pas le temps de la famine. {TN7: 7.8}

Il me semble, cher frère, que Dieu nous ait donné une richesse dans Sa Parole, dans les écrits de l’Esprit de Prophétie, et dans les nombreux livres sacrés écrits par des hommes de Dieu parmi nous. Il me semble que si comme quiconque vous souhaitiez la lumière sur les Ecritures, vous devriez prendre du temps et lire de tels écrits, et  ensuite vous recevriez l’abondante nourriture spirituelle pour votre propre âme. Si vous deviez lire et étudier et passer par la voie que vous avez décrite dans ce document volumineux, après un certain temps vous seriez énormément embarrassé vous-même. Cela causerait la confusion partout où vous seriez amenés à faire des suggestions. {TN7: 7.9}

Croyez-moi, sincèrement, votre frère, {TN7: 7.10}

F.C. Gilbert

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Les ministres de la Dénomination, ne donnant pas l’essentiel de son contenu, ont essayé de faire croire au peuple de Dieu que la lettre du frère Gilbert a été écrite de la part du Comité de la Conférence Générale. Dans cette perspective, nous invitons nos frères Adventistes du Septième jour à examiner soigneusement la lettre, afin de prouver à leur entière satisfaction que ce n’est ni directement du Comité de la Conférence Générale, ni quelque représentant, mais plutôt que c’est purement l’expression de sa conviction personnelle. {TN7: 8.1}

En outre, on a fait circulé parmi les Adventistes du Septième jour que « le Frère Gilbert n’a vu aucune lumière dans le manuscrit, et que par conséquent ils ne doivent pas gaspiller de temps à enquêter sur ses allégations.» {TN7: 8.2}

Les gens de la dénomination entière auront-ils à succomber au jugement d’un homme ?  Le Frère Gilbert doit-il dicter dorénavant ce qui serait et ce qui ne devrait pas être porté à la connaissance du peuple de Dieu ? Si oui, pensez alors au péril redoutable que sera notre bien-être éternel ! {TN7: 8.3}

Notez sa confession, dans les premier et deuxième paragraphes de sa lettre, qu’il n’a pas fait une étude approfondie du manuscrit qui lui a été soumis, et pourtant il a prononcé un jugement contre lui! Le manuscrit lui-même, cependant,  a prouvé de façon convaincante que l’Ancien Testament est le grand entrepôt de la Parole de Dieu – – le dépôt d’approvisionnement de nourriture spirituelle pour Son peuple pendant le temps du Nouveau Testament, mais le Frère Gilbert dans sa tentative a réfuté cette évidence par sa

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    déclaration, « le Saint-Esprit a donné à ces hommes de Dieu une telle illumination divine de l’Ancien Testament qu’ils avaient une compréhension de la Parole d’une manière plus claire et puissante. La Bible [l’Ancien Testament] est vraiment devenue un nouveau livre pour le peuple dans les jours de ces apôtres.» Mais en tentant ainsi de discréditer les revendications du manuscrit, seulement, inconsciemment, il les confirmait. {TN7: 8.4}

Ensuite, concernant la leçon tirée de l’expérience d’Esaü et Jacob, la lettre dit : « Vous ne donnez aucune preuve biblique » pour l’application « de ces deux individus à nos jours. » Quiconque prendra la peine d’étudier la question, maintenant publiée dans la Verge du Berger, Vol. 1, trouvera d abondantes « preuves bibliques.» {TN7: 9.1}

En outre, comme le thème central de l’ensemble du manuscrit n’est ni l’Ancien et le Nouveau Testament, ni Esaü et Jacob, mais plutôt les 144 000, le devoir du frère aurait été de nous donner son point de vue sur ce sujet. Ses chicaneries, donc, sur des points d’importance secondaire, sont à côté du véritable enjeu – – la vérité à propos des 144 000. {TN7: 9.2}

Dans un contraste frappant avec la lettre du Frère Gilbert sont les deux lettres qui suivent, une d’un ministre Adventiste du Septième jour qui a tenu un poste de responsabilité dans la dénomination, et l’autre d’un médecin Adventiste du Septième jour, autrefois professeur dans un des collèges de la Dénomination, et un étudiant réputé des Ecritures. {TN7: 9.3}

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Charleston, SC, le 15 décembre 1933.

Mon Cher Frère Houteff :

Je tiens à vous remercier très chaleureusement pour avoir attiré mon attention, en tant que ministre de l’Evangile, aux précieuses vérités  Bibliques, et les joyaux de l’Esprit de Prophétie, qui sont si abondants partout dans les deux petits volumes de la « Verge  du Berger », qui m’ont été envoyés si gentiment, soit par vous-même, ou à votre demande, sans aucun doute. {TN7: 10.1}

Pendant de nombreuses années, j’ai été profondément intéressé par ce que l’Esprit de Prophétie nous dit et qui doit avoir lieu dans notre milieu par la voie du « réveil et de la réforme », et j’ai donc suivi avec un vif intérêt chaque effort pour lancer un tel mouvement « réformateur », mais après avoir été déçu par l’ensemble d’entre eux, car ils ne semblaient jamais se concrétiser, alors quand vos petits livrets me furent parvenus, ils m’ont trouvé  désirant vraiment ardemment juste un tel renouveau de la « vraie piété » dans mon propre cœur. {TN7: 10.2}

Je dois dire que, lorsque j’ai regardé la « Verge du Berger », le nom même semblait me porter préjudice, et j’en suis venu à plusieurs reprises à vouloir le déchirer avant que je ne l’aie vraiment lu, mais  chaque fois, quand j’étais sur le point de détruire le livre, la pensée me venait que c’est contre mon principe, et je posais le livre de nouveau. Quand je l’ai finalement lu, je fus surpris et plusieurs fois, je criais à Dieu de me pardonner mes péchés en tant que ministre, s’Il me parlait vraiment par ce petit volume et quand j’eus fini, je fus convaincu que je n’avais pas lu un livre quelconque, mais étant très prudent, par peur d’accepter l’erreur, j’ai commencé une seconde lecture, qui facilitait toute comparaison avec la Bible et les Témoignages, pour être sûr qu’ils étaient en harmonie, mais avant chaque lecture, je criais vers Dieu pour me « révéler la vérité et démasquer l’erreur, selon Sa promesse. T.M. 107{TN7: 10.3}

Quand j’eus fini la deuxième lecture du livre, j’avais  peur que ce soit vrai, car je savais très bien, si c’était vrai, en tant que ministre, je serais responsable devant Dieu pour  mon attitude envers l’abondante lumière qu’Il avait signalée à mon attention sur ce que je n’avais jamais vu auparavant. Bien sûr, je me demandais naturellement d’où venait une telle connaissance, et j’ai décidé de relire le livre pour m’assurer que je n’avais rien oublié qui conduise dans une apparente erreur et quand j’eus terminé la troisième fois, bien que je n’eus pas tout compris du livre, cependant, je fus convaincu d’une chose, c’est que je ne pouvais y réfuter quoi que ce soit, car elle est en harmonie avec la Bible et l’Esprit de Prophétie. {TN7: 10.4}

Et maintenant, après presque trois ans pendant lesquels j’ai observé le résultat de la lecture de la « Verge du Berger » tant pour les ministres que pour les laïcs, je constatai que, presque sans exception, ceux-ci rejetèrent le message du livre, aveuglément ou par crainte de leurs supérieurs, et les laïcs, presque sans exception, reçurent son message de réprimande et d’avertissement dans la joie et l’allégresse, et cherchant à corriger leurs vies en conséquence, et le ton spirituel de ces personnes fut beaucoup plus élevé que jamais auparavant, car ils aiment le message du Troisième Ange, de plus ils aiment leurs frères mieux qu’auparavant. {TN7: 10.5}

En terminant cette lettre, je tiens à vous dire que je crois que le Seigneur s’est servi de vous pour apporter à notre peuple un message aussi important que celui qui vint à l’Eglise Adventiste du Septième jour alors réunie en conférence à Minneapolis, et je pense que je suis correctement informé, étant un ministre de cette dénomination depuis de nombreuses années, et ayant  travaillé à la fois aux Etats-Unis et à l’étranger. Nous avons apparemment rejeté le message de réforme énoncé dans « La Verge du Berger » aussi complètement que nos frères ont rejeté celui de 1888. {TN7: 10.6}

Que le Seigneur vous bénisse richement dans tout ce que vous entreprenez en Son nom c’est la prière de votre frère en Christ. {TN7: 10.7}

E.T. Wilson

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QUI CELA PEUT-IL CONCERNER :

En conformité avec l’enseignement contenu dans les pages 104-107 des Témoignages pour les pasteurs, « Comment faire pour rechercher dans les Ecritures », j’ai pris sur moi de convoquer ensemble quelques frères consacrés Adventistes du Septième jour pour rencontrer l’auteur « de la Verge du Berger » dans des bureaux à l’arrière de mon immeuble à Chandler, au Colorado – – mon ancien cabinet. Ce fut de ma propre initiative. Ayant, par un frère très intime, une connaissance personnelle de la controverse en Californie concernant la publication de « La Verge du Berger » et la grande injustice envers l’auteur, je me suis senti profondément impressionné pour le rencontrer en personne et ainsi lui accorder une franche et honnête audience. J’ai aussi senti la nécessité d’inviter un ministre consacré à participer à cette étude. Providentiellement, les circonstances ont semblé favoriser la présence du Frère E.T.  Wilson, président de la Conférence de la Caroline. Lui, ensemble avec  frère et sœur H.G. Warden et  le surveillant du local de l’église Adventiste du Septième jour de Florence et de leur adhésion constituaient  notre équipe pour l’étude. {TN7: 11.1}

RESULTATS

Ceux qui étaient engagés dans l’étude furent profondément convaincus du fait que la seule force de l’homme le rend absolument incapable d’expliquer, d’élaborer ou d’emboîter les nombreux et complexes symboles bibliques, des types, des faits ou des vérités, dans une relation compréhensible d’interprétation illustrée dans laquelle l’erreur serait facilement démasquée, et la complexité des différentes vérités liées est simplifiée dans une telle forme de manière à être comprises par des esprits incultes, aussi bien que d’érudits, dans laquelle tous peuvent être amenés à reconnaître que les déclarations de la Bible et des contradictions apparentes peuvent être arrangées afin de devenir incroyablement simples et dans une  concision concentrée. {TN7: 11.2}

Après une semaine d’étude attentive de trois séances quotidiennes, précédées par la prière, tous les participants présents suppliant le Seigneur que par Son Esprit Saint  Il puisse ordonner à la découverte de la vérité, et que l’erreur, s’il y en avait, puisse se manifester; il a été mutuellement convenu, qu’hormis une erreur typographique, et, dans certains  cas d’anglais incorrect, aussi bien que certaines déclarations de nature historique que nous ne pourrions ni affirmer, ni nier ; et, en outre, étant établi que l’auteur n’avait jamais  jusqu’ici été associé  au spiritisme sous quelque forme que ce soit, et comme chaque étude élargie dépassant la grande lumière sur le « Message des Trois Anges », aussi de nombreux points essentiels et controversés qui ont rendu perplexes des mystères ont été parfaitement éclaircis, il ne restait aucun doute dans notre esprit que ces volumes aient été préparés selon une forme d’illumination divine et que le temps est mûr pour le déroulement de ces vérités pour un monde qui périt. {TN7: 11.3}

Respectueusement,

W.G. Butterbaugh M.D.

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Ce Frère Gilbert, qui n’a pas étudié la Verge du Berger, devrait penser qu’il pourrait discerner si c’est la vérité ou l’erreur, est incroyable. Mais comme ses deux  camarades défendeurs ont minutieusement étudié  le livre, il est parfaitement raisonnable d’avoir une conclusion basée sur la fiabilité de leur jugement. {TN7: 12.1}

Ces deux lettres de nos fichiers, faisant partie de nombreuses autres, furent écrites par ceux qui ont étudié le message de La Verge du Berger, et qui avouèrent qu’il contient l’appel de l’heure. Maintenant, laissez  l’Esprit de Prophétie influencer davantage votre décision quant à

La Nécessité D’une Enquête Personnelle. {TN7: 12.2}

« Dieu a de précieuses lumières pour Son peuple….Lorsqu’une nouvelle vérité est présentée à l’Eglise il peut être dangereux de ne pas en faire cas….Le fait de condamner ce que vous n’avez pas entendu et que vous  ne comprenez pas, n’augmentera pas votre sagesse aux yeux de ceux qui sont sincères dans leur recherche de la vérité. Et c’est folie que de vouloir parler avec mépris de ceux que le Seigneur a envoyés avec un message de sa part… Car Dieu glorifiera Sa Parole et la fera paraître sous un jour qu’Il ne nous a pas encore donné de connaître….La lumière viendra à chaque chercheur sérieux de la vérité, comme elle est venue à Nathanaël…. Il devrait y avoir une liberté donnée à une enquête franche de la vérité, pour que chacun sache pour lui-même quelle est la vérité….{TN7: 12.3}

De précieuses lumières émaneront encore des saintes Ecritures et il n’appartient à personne d’énoncer ce qui,

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 dans les messages que Dieu se réserve de faire connaître, doit ou ne doit pas être présenté ; ce serait – Personne n’a le droit, quelle que soit l’autorité que lui confèrent ses fonctions, d’interdire l’accès à la lumière. Quand le Seigneur envoie un message à son peuple, nul ne peut se soustraire à l’obligation d’en examiner le contenu, ni se permettre de rester à l’écart ou d’adopter une attitude in différente et présomptueuse en disant : «Je suis satisfait de mes conclusions. Ma décision est prise, et quoi qu’il advienne, je ne changerai pas d’opinions. Je n’ai pas à écouter ce que dit ce messager car je sais que cela ne peut être la vérité. » C’est parce qu’elles agissent ainsi que les Eglises populaires ont été abandonnées à des ténèbres partielles et que les messages de Dieu ne leur sont pas parvenus. » – – Témoignages sur l’Ecole du Sabbat, p. 65 {TN7: 12.4}

En  1933, presque trois ans après que les frères de la Conférence Générale aient remis le manuscrit de La Verge du Berger, Vol. 1, et après que l’affaire soit venue à un point tel qu’ ils ne puissent plus continuer sans donner aux laïcs une réponse à leur attitude officielle adoptée face aux enseignements de la Verge ( et les raisons pour lesquelles ils n’avaient pas, fraternellement accordé une audience franche à l’auteur), les officiers de la Fullerton, en Californie, à l’église Tabernacle sont devenus les intermédiaires auprès de la Conférence de l’Union du Pacifique pour lui accorder une audience qu’ils avaient longtemps refusée. Voici une déclaration in extenso de

L’Accord : {TN7: 13.1}

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Aux membres du Comité de la Conférence de l’Union du Pacifique :

Chers Frères :

Nous, membres de l’Eglise Adventiste du Septième jour de Tabernacle à Fullerton, en Californie, après avoir consulté Victor T. Houteff  concernant les enseignements de La Verge du Berger, vous demandons respectueusement de nommer une commission de dix ou douze « frères avisés » afin de rencontrer Frère Houteff  pour qu’il nous présente sa foi dans les principes fondamentaux de son message. Les sujets à considérer seront – – « La Moisson », « Ezéchiel 9 », « La Bête Léopard d’Apocalypse 13 », « Osée chapitres 1 et 2 », et « Mat. 20 ». Dans ces études, Frère Houteff  utilisera exclusivement la Bible et l’Esprit de Prophétie. {TN7: 14.1}

Le temps imparti sera d’une semaine. {TN7: 14.2}

Après chaque étude, la commission désignée pourra se retirer pour délibération et pourra alors soumettre son rapport pour d’éventuelles erreurs dans l’enseignement du Frère Houteff, une telle déclaration devant être soutenue seulement  par la Bible et  l’Esprit de Prophétie. {TN7: 14.3}

Si après la première étude des erreurs étaient motivées par l’autorité mentionnée ci-dessus, d’autres études ne devraient plus être dispensées. Les mêmes conditions prévalent après chaque étude suivante. {TN7: 14.4}

14

Dans le cas où la commission trouverait une erreur dans l’enseignement de La Verge du Berger, et serait capable de la réfuter même par les enseignements de la Bible et l’Esprit de Prophétie, Frère Houteff consentira à renoncer à justifier la Verge du Berger et de même, le déclarera publiquement. {TN7: 15.1}

 Le Frère Houteff  acceptera également de cesser la diffusion de la Verge du Berger, autant qu’il peut avoir le contrôle pendant toute la durée de l’enquête faite par la Conférence de l’Union du Pacifique. {TN7: 15.2}

Les conditions présentes ont été adoptées en conformité à l’instruction donnée dans les Témoignages, Vol. 5,p. 293 ; Témoignages sur l’Ecole du Sabbat, pp. 65-66.  {TN7: 15.3}

Respectueusement,

Les représentants de l’Eglise Tabernacle.

J.W. RICH,

L.R. SOMMERVILLE

Pour La Verge du Berger,

V.T. HOUTEFF

Peu de temps après que l’appel ci-dessus  ait été présenté, la lettre suivante a été reçue : {TN7: 15.4}

Fullerton, en Californie,

23 Janvier 1934.

Victor T. Houteff,

10466  Saint-Hoover S.

Los Angeles, en Californie.

Cher frère Houteff:

Dans une communication téléphonique ce soir du Frère Prout m’annonçant que le Comité de  la Conférence de l’Union avait convenu de fournir à la Commission

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qui avait été mise à notre disposition, l’autre jour, et que l’Union essayerait d’obtenir quelques hommes dans deux semaines environ pour une audience. {TN7: 15.5}

Ne sachant pas qui formait le comité, ou ne m’ayant pas au moins annoncé leurs noms, donc ainsi, je ne savais pas qui ils étaient. On suppose que le lieu et l’heure de la réunion seront déterminés dans un proche avenir. Le déroulement n’a pas été précisé, s’ils se mettront en contact avec vous directement, ou nous enverront les informations ici je ne le sais. Au moins, nous en  saurons davantage sur la question dans un proche avenir. {TN7: 16.1}

Confiant que l’ensemble du dispositif sera pour l’exaltation de la vérité de Dieu et nous aidera tous dans notre étude de la Bible et de l’Esprit de Prophétie, je reste

Sincèrement vôtre,

(Signé) J.R. RICH {TN7: 16.2}

Quatre semaines après, nous reçûmes une lettre des Frères Rich, Prout, et le Frère Rich en personne rendait la décision de la Conférence qui était de tenir la réunion proposée, le lundi suivant. Ayant, toutefois, un engagement d’arrangements préalables importants pour cette date, nous étions obligés de demander le report de la réunion. {TN7: 16.3}

Bien évidemment, la seule circonstance qui dicta notre pétition, fut le rapport qui fut distribué et que nous avons cherché à éviter conformément à votre accord, bien que pendant trois ans nous

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ayons prié, espérant et luttant afin d’obtenir la séance ! Le lecteur candide, toutefois, percevra rapidement la vérité de la matière de ces actes et du fait que quelques heures après que les frères Prout et Rich n’aient livré notre demande orale, que le frère Calkins, le Président de la Conférence d’Union du Pacifique, nous envoya par expédition privée la lettre suivante : {TN7: 16.4}

Glendale, Californie,

Le 15 Février 1934,

Victor T. Houteff,

10466 Saint- S. Hoover

Los Angeles, en Californie.

Cher Monsieur, Houteff:

En harmonie avec votre demande écrite du 18 Janvier pour une audience avec une commission formée de quelques frères dirigeants, le Comité de la Conférence d’Union a réservé le lundi, 19 Février, à cette fin. {TN7: 17.1}

Ceci pour vous aviser que la réunion aura lieu à 10 heures à cette date, à 48010, rue South Hoover, Los Angeles. {TN7: 17.2}

La présente confirme l’avis verbal donné ce matin par les Frères  C.S. Prout et J.W. Rich. {TN7: 17.3}

Très sincèrement,

(Signé) GLENN CALKINS.

Tandis que la précédente lettre du frère Calkins, confirmant la notification orale du comité, était en transit, nous avions eu, en guise de protestation formelle, des rapports du comité dans toute cette affaire, nous avions écrit et posté l’essentiel d

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e notre requête orale antérieure aux Frères Prout et Rich. Le texte de ce courrier est le suivant : {TN7: 17.4}

10466 S. Hoover St…

Los Angeles, Californie,

Le 15 Février, 1934.

Frère Glenn Calkins,

Glendale, Californie

Cher Frère Calkins :

Je suis très heureux de l’occasion qui me pousse à vous écrire cette lettre. Le frère Prout m’a informé que vous avez aimablement accepté de répondre à notre demande d’audience. {TN7: 18.1}

Je suis très heureux de connaître cette décision et je serai énormément enchanté de présenter à un tel comité la lumière supplémentaire du Message du Troisième Ange (E.W. 277) Mais je pense, Frère Calkins, qu’aucun effort ne devrait être épargné pour faire du temps que nous passerons ensemble un succès, car le but de notre rencontre est d’une très grande importance pour tous les intéressés, ou elle est sans valeur. Par conséquent, je propose qu’elle soit correctement organisée et menée d’une manière ordonnée, en prenant soin de ne porter atteinte à aucun bon résultat qui pourrait découler d’une telle action. {TN7: 18.2}

Lorsque notre appel à la Conférence de l’Union fut  faite par les membres de l’Eglise Tabernacle de Fullerton, en Californie, et moi-même, avions convenu verbalement que ceux qui étaient en guerre contre La Verge du Berger, devraient être exclus de la commission, mais la liste des membres du comité proposée par le frère Prout montre que,

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presque tous ceux qui la composent sont déjà farouchement opposés. {TN7: 18.3}

Comprenant que nous traitons un sujet qui engage notre intérêt éternel, et la destinée de nos membres d’église, le choix semble non seulement pernicieux, mais aussi inopportun pour vous faire confiance, et insensé pour moi d’accepter. Dans la mesure où ni le Général, ni les comités de Conférence de l’Union n’aient agi conformément au message de La Verge du Berger, ces hommes prouvant leur inaptitude pour l’occasion, car ils ont jusqu’ici agi  indépendamment de la conférence – –  la plus haute autorité – – en répliquant au message de la chaire ayant même entraîné quelques uns d’entre nous à réaliser des dégâts physiques aux bâtiments d’église pour la seule raison de notre présence – – c’est honteux pour l’église de Dieu ! Par conséquent, ils ont déjà rendu la dénomination responsable du (procès) et des dégâts importants. Sauriez-vous laisser ces hommes aller plus loin dans leur pauvre et despotique jugement ? En outre, ils ont publié un peu partout que j’ai été entendu par les représentants de la dénomination alors qu’ils savaient bien que rien de tel n’eut lieu à aucun moment ! {TN7: 19.1}

Indépendamment de cette façon insignifiante, le cas échéant, aucun tribunal civil ne choisirait un jury de ce genre. Pourquoi le devrions-nous ?  Notre salut n’est-il pas de loin beaucoup plus important que de gagner la terre ? {TN7: 19.2}

Permettez-moi de suggérer, Frère Calkins, que vous sélectionniez des hommes fiables. Des hommes

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qui ne condamnent pas un frère sans tenir d’audience. Des hommes authentiques qui peuvent défendre les principes, même si le ciel devait leur tomber sur la tête (pas des mangeurs de chair) et seulement ceux qui croient sincèrement au Message du Troisième Ange selon l’Esprit de Prophétie. Alors laissez-nous  vous  rencontrer comme des frères, dans la prière et l’étude, avec un esprit semblable au Christ, où nous pourrons avoir toute la certitude de la présence du Seigneur pour ouvrir notre compréhension à la Parole. Autrement, nous resterons très ignorants de ce qu’est la vérité, et ainsi quoique les morts puissent surgir, nous ne nous réveillerons pas. {TN7: 19.3}

J’ai été également informé que je devais comparaître seul devant le comité. En cela je ne vois aucune sagesse. Si le comité doit me rencontrer dans le seul but de condamner et d’en envoyer un sur la route, pour ainsi dire, quelle que soit la justice ou la vérité, en dépouillant l’église de Dieu d’une bénédiction possible dans un message, alors je dis, il est judicieusement disposé. Mais je ne pense pas que c’est votre intention, Frère Calkins. Je pense que vous êtes honnête envers vous-même et fidèle à Dieu. C’est du moins l’impression que j’ai eu quand vous avez rencontré le Comité d’Eglise du Parc  d’Exposition, il y a quelques années, dont j’étais membre. C’était l’époque où vous êtes venu pour aplanir les difficultés contre le Frère Paap. Comme vous avez sélectionné vos hommes, n’est-il pas juste et équitable de me laisser amener quelques-uns des frères qui connaissent bien La Verge du Berger ? Quel préjudice pourraient-ils porter à la justice ? {TN7: 20.1}

Il me sera impossible de rencontrer mes frères, le jour indiqué par le Frère Prout.

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Je demande que des dispositions soient prises pour le lundi de la semaine prochaine, – – le 26 Février. Permettez-moi d’attendre de recevoir rapidement  de vos nouvelles afin de planifier en conséquence. {TN7: 20.2}

Que le bon  Dieu vous guide en ce temps et vous aide à remplir fidèlement votre devoir en tant que président des conférences, et avec  ce problème important de l’heure. Je suis

Fraternellement vôtre,

Esprit semblable au Christ,

Et pour le bien de Son peuple,

(Signé) V.T. HOUTEFF {TN7: 20.3}

Ignorant complètement, tant notre demande orale  que notre protestation écrite, ils nous obligèrent résolument à les rencontrer sur leur propre terrain. Et afin de ne pas nous voir arracher l’opportunité que nous avions si longtemps recherchée et ne pas paraître  comme défaillants, au détriment de la Vérité, nous fûmes obligés de nous plier à leur bon plaisir, à notre grave inconvénient, aussi bien qu’aux juges dont la plupart étaient déjà des ennemis acharnés de la Verge. {TN7: 21.1}

Les membres du comité étaient :

A.G. DANIELLS, Chairman H.M.S. RICHARDS
W.G. WIFRTH, Secrétaire C.M. SORENSON
G.A. ROBERTS  C.S. PROUT F.C. GILBERT
J.C. STEVENS W.M. ADAMS
J.A. BURDEN O.J. GRAF
GLENN CALKINS

La proposition faite à Fullerton n’a été d’aucune manière conçue comme un accord définitif, mais simplement comme un appel. Mais sans tenir compte de sa conception, la Conférence de l’Union du Pacifique, arbitrairement, sans le moindre délibéré, a décrété un contrat d’enquête ! {TN7: 21.2}

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Plusieurs sujets à avoir été considérés étaient « La Moisson », « Ezéchiel 9 », « La Bête semblable au Léopard d’Apocalypse 13 », »Osée chapitres 1 et 2 », et « Matthieu 20 ». Le temps ne devait pas excéder une semaine pour la totalité de ces sujets.  Mais après la toute première étude, ils ont demandé un ajournement et aucune disposition n’a été prise pour la présentation des sujets restants demandés ou pour

La Réponse Promise. {TN7: 22.1}

Après un délai d’environ quatre semaines à compter de l’ajournement de la séance, nous fumes informés du temps qu’ils prendraient pour rendre leur réponse qu’ils avaient préparée par écrit ! Lors de cette réunion, douze des adhérents de la Verge étaient présents, aucune objection n’ayant été faite contre leur participation. Quelqu’un du comité lut le rapport longtemps retardé de leurs conclusions, qui ont simplement montré que le document a été composé avec une fin déterminée en vue de réfuter à tout prix, le message de la Verge, même au risque d’utiliser des moyens souvent employés contre la vérité du Sabbat. Ce fait sera douloureusement clarifié à tous ceux qui, honnêtement liront le document qui est en cours d’impression, Une Réponse à La Verge du Berger. {TN7: 22.2}

Immédiatement après nous l’avoir lu, ils ont levé la séance, refusant  inflexiblement notre réclamation insistante pour bénéficier de trois minutes durant lesquelles nous voulions faire une déclaration. Une telle procédure arbitraire et inconsidérée ne relève pas du tout de la méthode de Christ indiquant que le comité savait bien que

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leur rapport ne réfutait pas un seul point de la Verge. Car s’ils avaient cru le contraire, sur place, ils nous auraient solennellement demandé d’honorer notre accord en reniant  nos enseignements, et auraient alors lancé la réunion  l’orientant vers des témoignages de confession. Mais non, ils ont refusé d’entendre un mot de qui que ce soit d’entre nous ! {TN7: 22.3}

De plus, l’accord précisait que nous devrions d’abord leur donner l’étude sur « La Moisson » et qu’à cela seul ils devaient  répondre. Mais dans leur réponse tardive, méconnaissant de nouveau les termes de l’accord, ils essayèrent d’un seul coup de réfuter l’intégralité du message en citant des volumes des déclarations de La Verge du Berger qui, étant sorties de  leur contexte, et qui, ainsi privées de toutes les preuves justificatives, ont apparu comme hypothèse simple, les privant ainsi complètement de leur autorité et même contradictoires entre elles et à l’Esprit de prophétie ! {TN7: 23.1}

Cependant, ni  leurs actions sans principes ni leur réfutation sophistiquée n’ont, comme ils l’avaient espéré abattu le message. Au contraire, ils n’ont servi qu’à le relever. Ils ont, cependant, entraîné une indolence et un superficiel – –  quiconque dépendant d’autres pour décider ce qui est vérité et ce qui est l’erreur – – restant dans leur état Laodicéen, – –  tiède, satisfait, en attente d’être « vomi. » {TN7: 23.2}

Le Frère A.G. Daniells, président du comité des douze, promit au Frère  Houteff une copie du document qu’ils nous ont lu, mais à ce jour ils n’ont jamais

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honoré leur promesse. Pendant deux mois après la rencontre, nous avons de façon intermittente téléphoné au bureau de la Conférence de l’Union, chaque fois seulement afin de recevoir des excuses et une autre vaine promesse. Finalement, tandis que le Conseil de Printemps était en session à Washington, D.C., nous avons envoyé au frère Daniells le télégramme suivant : {TN7: 23.3}

Los Angeles, Californie,

Le 28 Avril 1934.

Frère  A.G. Daniells,

Takoma park, Washington, D.C.

Aux Bons Soins du Conseil de Printemps, des Adventistes du Septième Jour.

« Bien que vous ayez promis de nous livrer  le rapport sur l’étude de La Moisson après sa rédaction, dans quelques jours, six semaines se sont écoulées, malgré les demandes fréquentes à la Conférence de l’Union, aucune livraison n’a été faite. Les rapports indiquent que le tout ou des  parties sont déjà en cours de distribution. Si ma dépêche est conforme, retenez  également qu’il vous faut m’envoyer ma copie. » {TN7: 24.1}

(Signé) V.T. HOUTEFF

A cette demande urgente aussi aucune réponse n’a jamais été faite. {TN7: 24.2}

Nous sommes conscients que l’action du Comité fut à peine croyable. Et nous regrettons profondément qu’ils nous aient obligés à défendre la Vérité, par les faits  révélés ci-dessus, que chacun sache et décide pour lui-même comme l’Esprit de Prophétie le stipule : {TN7: 24.3}

« Un étudiant qui renonce à raisonner et à décider par lui-même, devient incapable de discerner la vérité de l’erreur et se laisse bien aisément tromper.

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Il suit tout naturellement la tradition, les habitudes établies… L’esprit qui s’en remet au jugement d’autrui ne peut, tôt ou tard,  que se fourvoyer.» – –  Education, pp. 261,262{TN7: 24.4}

Un temps tel que celui-ci, révélera à chacun s’il est confiant en Dieu seul ou aussi en un Daniel, un Noé ou un Job. Ceux qui renoncent à raisonner et s’en remettent au jugement d’autrui, seront affreusement déçus quand  bientôt  ils se retrouveront du mauvais côté. Alors « il y aura des pleurs et des grincements de dents. »  Ce danger donc, nous amène à examiner l’authenticité de la Réponse et aussi de tester  la capacité d’interprétation de

L’Esprit Qui a Influencé l’Avis des Douze. {TN7: 25.1}

Dans une lettre au Dr W.S. Butterbaugh, le Professeur Graf désigne le comité d’enquête de la conférence, « la commission des douze », en répétant à plusieurs reprises qu’ils devraient être considérés comme un organisme détenant une autorité aujourd’hui tout aussi digne que ne l’était le Sanhédrin au temps du Christ. L’un d’eux, étant le professeur Graf lui-même, dont les premières brochures, dans leur phraséologie et argumentation, en comparaison de celle de la Réponse révélait que ce « comité des douze », autant que leur contribution à la Réponse fut un comité pratiquement unanime, et que leurs conclusions

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étaient le produit de leurs méthodes d’interprétation ingénieuses. Ainsi les laïcs furent victimes d’une fraude d’un rapport représentatif impartial, et compte tenu des préjugés théologiques et des mises au point d’un esprit, comme les résultats des douze ! {TN7: 25.2}

Dans un effort pour renverser la foi du docteur dans la Verge, le professeur dans sa lettre dit : {TN7: 26.1}

« Maintenant, mon frère, je crois que vous avez eu suffisamment d’expérience dans l’étude et l’interprétation des Ecritures pour vous rendre compte qu’il est positivement dangereux d’essayer de mettre en place la doctrine Biblique essentielle et de fonder leur interprétation sur celle des symboles et des paraboles. » {TN7: 26.2}

Ici, en fait, aussi incroyable que cela puisse être, le professeur l’affirme catégoriquement que de dépendre des types, des symboles et des paraboles est une base « positivement dangereuse » « sur laquelle construire l’essentiel de la doctrine Biblique ». Mais si son affirmation est correcte, alors il ne faut pas seulement mettre en accusation les doctrines de la Verge, mais aussi celles des Adventistes du Septième jour, car elles s’appuient en grande partie sur l’interprétation des symboles ! {TN7: 26.3}

Comme pour la plupart des Adventistes du Septième jour, l’auteur de ce tract a été converti à l’église adventiste du septième jour par ses doctrines révélées, la quasi-totalité de ce qui se fonde sur les symboles et les types, tels la grande statue de Daniel 2 et les bêtes de Daniel 7. En effet, leur interprétation fournit la seule clé qui déverrouille le présent et l’avenir, révélant que les royaumes de ce monde arriveront à leur fin et l’établissement du royaume du Christ : pour la pierre

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qui s’est détachée « sans le secours d’aucune main » (Dan. 2 : 34)  frappa la statue, la réduisit en poudre, et la dispersa aux quatre vents. {TN7: 26.4}

La simple vérité est que l’interprétation de la symbolique des bêtes de Daniel 7  « doctrine essentielle de la Bible » est l’épine dorsale des Adventistes du Septième jour. La vérité de la « petite corne », qui avait « des yeux  comme des yeux d’homme, et une bouche proférant de grandes choses » (Dan. 7 : 8), est ce qui nous fait rejoindre la dénomination Adventiste du Septième jour ! Voyant donc que les doctrines Adventistes les plus essentielles étaient basées sur l’interprétation des symboles, nous avons demandé au professeur en quoi résidait le danger d’une explication simple de l’une d’elles. Mais à ce jour neuf années se sont écoulées et nous attendons toujours son explication ! {TN7: 27.1}

Encore une fois : si le comité est d’accord, comme l’indique le professeur, que les symboles et les types ne soient pas fiables, alors la dénomination a dû récemment changé sa position, car  elle n’a jamais tant enseigné ces symboles aussi bien que les types, et avec beaucoup d’insistance, désignant ainsi le mouvement de l’Exode comme étant un type du mouvement de 1844. (Voir les Certitudes du mouvement Adventiste, et le petit livret, Quarante Ans dans le Désert.) {TN7: 27.2}

Il est donc évident, les membres du comité devraient confesser leurs incroyables bévues, et reconnaître la vérité que les symboles ne sont pas seulement évidents, mais sont aussi positivement sûrs, en tant que base de la « doctrine essentielle de la Bible.» Et cette seule erreur devrait donner à chacun un élan suffisant  pour faire une honnête

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enquête personnelle approfondie de la Verge. {TN7: 27.3}

Maintenant, on peut se poser la question, de savoir ce qui les a poussés à prendre une telle position contre la Verge, contrairement même à ce qu’ils ont enseigné ? De toute évidence, c’est leur incapacité à réfuter le sujet de « la Moisson », dit l’Esprit de prophétie ; {TN7: 28.1}

« Il fallait donc que vînt le véritable Interprète. Celui qui, seul, pouvait expliquer les symboles se rapportant à lui. {TN7: 28.2}

Dieu avait parlé au monde par la nature, par des figures et des symboles, par les patriarches et les prophètes. L’humanité avait besoin d’être instruite dans un langage humain … L’auteur de la vérité devait dégager la vérité de la balle d’invention humaine, qui l’avait rendue sans effet. Il fallait que les principes du gouvernement divin et du plan de la rédemption soient clairement définis. Les leçons contenues dans l’Ancien Testament devaient être parfaitement exposées aux hommes. » – – Jésus-Christ, p. 25{TN7: 28.3}

« Les types et les symboles étaient une prophétie condensée de l’Evangile, une image où se trouvaient réunies les promesses de la rédemption. » – – Conquérants Pacifiques, p. 15{TN7: 28.4}

« Jésus dit toutes ces choses aux foules en paraboles, et sans parabole Il ne leur disait rien. » Mat. 13 :34{TN7: 28.5}

Le Professeur ignore évidemment le fait, que le système cérémoniel avec son rituel symbolique est la base des enseignements de l’Ancien Testament, et est aussi, avec les paraboles du Christ, de même, la base des enseignements du Nouveau Testament, et que les types prophétiques et les symboles d’Ezéchiel, Daniel, Osée, Zacharie, Apocalypse, et tout le reste de la Bible, sont expressément conçus pour mettre en lumière les travaux de la fin de l’Evangile, sont évidemment d’une nécessité vitale et de sécurité singulière comme la base « de la doctrine essentielle de la Bible. » En effet, comment pourraient-ils être autre chose, et cependant continuer à être tels qu’ils sont – – le champ d’investigation des Ecritures ? {TN7: 28.6}

En outre, comme ni ces symboles, ni les types et les paraboles ne sont interprétés dans les écrits de Sœur White (seulement la promesse que quelqu’un doit venir pour les interpréter), et que le Professeur n’accepte l’interprétation d’aucune autre autorité, alors il est évident que tant lui que ceux qui s’appuient sur ce qu’il dit, ne parviendront jamais à la vérité de ces choses ! Mais pire encore, est leur

Soit Disant Objection. {TN7: 29.1}

Pendant de nombreuses années, nous Adventistes du Septième jour, en tant que peuple avons vivement rencontré les sophismes largement employés contre les vérités du Message des Trois Anges, tels, par exemple, que les arguments contre la vérité du Sabbat, et que celles portées contre l’Esprit de Prophétie par les défenseurs d’une interprétation privée, mais nous sommes étonnés de voir nos frères de la Conférence Générale recourir aux mêmes méthodes détournées, et ce qui est encore pire, le faire contre un frère qui cherche à exalter le message du Troisième Ange et le don de l’Esprit de Prophétie. {TN7: 29.2}

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Nous sommes pleinement conscients que la juxtaposition des citations de La Verge du Berger et de l’Esprit de prophétie, comme exposée dans le livret, Une Réponse à la Verge du Berger, les fait apparaître comme étant en conflit direct l’une avec l’autre. Mais cette fausse apparence a été effectuée en isolant les déclarations de leurs liens contextuels. Par exemple, si nous relevons du Psaume 53 : 1, le verset qui dit « Il n’y a point de Dieu », nous faisons de David un athée, et la Bible devient  en soi le livre le plus contradictoire dans toute la littérature. Il s’agit de la méthode d’extraction des déclarations qui composent la suite

Des Comparaisons  Abusives. {TN7: 30.1}

Ces comparaisons se trouvent dans : Une Réponse à La Verge du Berger. {TN7: 30.2}

La Verge du Berger

L’Esprit de Prophéti

« L’exil du Pape Pie VI, en 1798, et sa mort à Valence, en France, le 19 Août 1799, [italiques de l’auteur], le récepteur de la blessure, pas plus que la mort d’un quelque autre pape avant ou après. » – – La Verge du Berger, Vol. 1, p. 215. « J’ai vu une de ses têtes comme blessée à mort, et sa blessure mortelle fut guérie, et tout le monde était dans l’admiration derrière la bête. L’infliction de la blessure mortelle indique la chute de la papauté en 1798. » – – La Tragédie des Siècles, p.

« Cette période, comme indiquée dans les chapitres précédents, commença avec la suprématie papale, en l’an 538, et prit fin en 1798. A cette époque, le pape fut fait prisonnier par l’armée française, la puissance papale reçut sa blessure mortelle, et la prédiction s’accomplit « Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité. » – – Id., p.

Les déclarations qui précèdent sont reproduites

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mot pour mot dans Une Réponse à La Verge du Berger, pp. 42, 38. {TN7: 30.3}

La méthode sans scrupules que les frères ont utilisée dans ces comparaisons, dans l’effort désespéré de prouver le tort de La Verge du Berger, peut être retournée contre la Bible et les propres publications de la dénomination. Par exemple : {TN7: 31.1}

 Les Signes des Temps :

La Verge du Berger :

« …Donc, déclarer que l’Eglise Catholique  est la cinquième tête du dragon ou la bête d’Apocalypse 13, n’est ni juste, ni biblique » – – Les Signes des Temps, le 12 avril 1932. « L’idée concernant l’application symbolique de la bête… Léopard d’Apocalypse 13, la bête écarlate d’Apocalypse 17, … comme des symboles de la papauté est non biblique et illogique. » – – La Verge du Berger, Vol. 2, p. 148.

 Par cette méthode, ombragée, en outre, on peut beaucoup plus facilement contredire Paul par les écrits de Moïse qu’on ne peut contredire La Verge du Berger par l’Esprit de Prophétie, comme on peut le voir dans les exemples suivants : {TN7: 31.2}

Paul dit, « Qui es-tu toi qui juges un serviteur d’autrui ?…Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. » Rom. 14 : 4,5. « Mais le septième jour est le Sabbat de l’Eternel, ton Dieu : Tu ne feras aucun ouvrage. » Ex. 20 : 10

Pourquoi ne pas accuser Paul d’enseigner que l’on peut garder n’importe quel jour  tant que « cela ait égard au Seigneur ? » {TN7: 31.3}

« Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces. » 1 Tim ; 4 : 4. Cependant, vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement ou qui ont la corne fendue seulement : comme le chameau, qui rumine, mais qui n’a pas la corne fendue, vous le regarderez comme impur. » Lév. 44 : 4

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Pourquoi ne pas ici aussi accuser Paul d’enseigner que l’homme peut manger de tout et tout, même ce qui est interdit dans la Parole de Dieu ? {TN7: 31.4}

« Car je suis pressé des deux côtés : j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur ; mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair. » Phil. 1 : 23, 24. « Les vivants en effet, savent qu’ils mourront ; mais les morts ne savent rien, et il n’y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée. » Ec. 9 : 5 {TN7: 32.1}

Si « le comité des douze » avait vécu les jours où Paul a prêché, et si on appliquait leur méthode actuelle d’enquête, puis ayant échoué dans l’examen de la totalité de ce que l’apôtre a enseigné dans ses déclarations, ils le condamneraient en tant que professeur d’évolution, de l’état conscient des morts et d’intempérance, et en vertu d’une telle tromperie, ils auraient été parmi les premiers à le huer, comme ils sont maintenant les premiers, tournant en dérision La Verge du Berger. {TN7: 32.2}

Peu enviés seraient-ils dans leur culpabilité s’ils avaient hérité de Paul, encore leur opportunité d’entrer dans la vie éternelle serait bien meilleure (si leur ignorance de ce que Paul a enseigné pouvait probablement les en excuser) ce sera le résultat s’ils continuent dans leur déloyauté à traiter le message de la Verge. Car ces enseignements de Paul  peuvent être quelque peu difficiles à comprendre, mais ce n’est certainement pas difficile de comprendre ceux de la Verge, concernant les lignes qui suivent immédiatement celles citées  par le comité, qui déclarent clairement que la bête indescriptible et les bêtes semblables au Léopard représentent vraiment la papauté. Et en outre,

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quoique  la Verge déclare expressément que tant la corne-tête, ayant « des yeux d’homme, et une bouche proférant de grandes choses » que la tête qui a été blessée à mort, représentent la papauté, ils ont semblé lui faire enseigner le contraire. {TN7: 32.3}

La citation de La Verge du Berger qui se trouve à la page 30 de ce tract, montre par ce qu’il en résulte que la Verge a simplement tenté d’expliquer que, quoique certaines de ces bêtes représentent la puissance romaine, il est à la fois non biblique et illogique de présumer qu’elles sont à elles Toutes, les symboles de ce système, ou que la bête semblable au Léopard dans son ensemble ( sept têtes et dix cornes) peut à elle seule être ce symbole ; car la papauté est symbolisée par la tête qui a été blessée. Les six têtes indemnes et les dix cornes doivent donc être les symboles d’autres systèmes. Mais  par ces faits retenus par le peuple, qui traitent injustement la Verge, ils trompent et embrouillent les laïcs. Il n’y a aucune excuse à cela, car s’ils sont trop occupés pour la lecture, puis par un simple coup d’œil à l’illustration de la page 84 de La Verge du Berger, Vol. 2  ils peuvent reconnaître qu’il ne dit pas ce qu’ils essayent de lui faire dire. {TN7: 33.1}

On peut faire taire chaque autre argument qu’ils ont apporté contre La Verge pour en détourner les laïcs, aussi rapidement, simplement et complètement que ne le furent les exemples précédents. Si quelqu’un doute, nous sollicitons leurs questions.

Choisissez la contradiction la plus solide

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que vous pouvez trouver exposée par n’importe lequel des opposants de la Verge et nous promettons de la clarifier. {TN7: 33.2}

Peut-être leur plus grossière déformation des faits est la déclaration : « Quand l’attention de l’auteur de la Verge du Berger a été appelée sur cette contradiction directe, il ne l’a pas nié, mais a prétendu que son interprétation devrait être acceptée parce que la Sœur White n’avait pas toute la lumière sur le sujet. » – – Une Réponse à la Verge du Berger, p. 42. {TN7: 34.1}

Cette allégation porte sur une invention ou la mauvaise interprétation car à aucun moment, nous n’avons fait une telle déclaration, ni d’ailleurs pu l’avoir fait, tant nous croyons que la Verge est en parfaite harmonie avec les écrits de la Sœur White. Donc, nous espérons que pour leur amour-propre le comité sera assez honorable pour remédier à cette présentation inexacte des faits. {TN7: 34.2}

Maintenant nous adressons à l’attention du lecteur ce que la Tragédie des Siècles enseigne concernant le commencement de la blessure, car Une  Réponse traite la Tragédie des Siècles aussi déloyalement qu’elle ne traite la Verge du Berger. Dans ce cas, elle omet le traitement historique vaste entier du sujet du livre, qui montre l’infliction de la blessure comme le résultat, pas d’un acte momentané seul, mais plutôt d’une série prolongée d’évènements, comme entrevu dans les passages suivants : {TN7: 34.3}

« .. Jusqu’ici [dit Luther], je n’ai fait que badiner avec le pape, mais une lutte sérieuse vient de s’ouvrir. J’ai commencé cette œuvre

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au nom de Dieu ; elle se finira par Sa puissance et sans moi. » {TN7: 34.4}

« … J’ai mis en avant la Parole de Dieu ; j’ai prêché, j’ai écrit – – je n’ai pas fait autre chose. Et tandis que je dormais, …cette Parole que j’avais prêchée a renversé le papisme, tellement que jamais ni prince, ni empereur ne lui ont causé tant de mal. » {TN7: 35.1}

« …La sagesse des papes, des rois et des prélats avait été confondue par la puissance de la vérité. La papauté venait d’éprouver une défaite dont les conséquences allaient se faire sentir dans tous les pays et dans tous les siècles à venir. » {TN7: 35.2}

« … Une immense révolution s’était ainsi accomplie au moyen de Luther. Rome descendait déjà de son trône, et c’est la parole d’un moine qui l’en faisait descendre. » – –  La Tragédie des Siècles, pp.150, 198, 170, 163. {TN7: 35.3}

Testimonies, Vol. 1, p. 373 «… The calm, dignified power of Luther…..{TN7: 35.4}

Gospel Workers, p. 428 « … Trough divine aid he……. {TN7: 35.5}

Avec ces déclarations devant nous, nous sommes maintenant prêts à évaluer convenablement le passage: {TN7: 35.6}

« …C’est alors [en1798] que le pape fut fait prisonnier par les troupes françaises, et que la papauté reçut une « blessure mortelle.» Ainsi s’accomplit cette prophétie : « Si quelqu’un

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mène en captivité, il ira en captivité. »La Tragédie des Siècles, p. 476. {TN7: 35.7}

Cette déclaration dit que le verset 10 d’Apocalypse 13(« Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité ») et pas le verset 3(« blessée à mort »), fut accompli en 1798 ! Aucune autre interprétation que celle-là ne peut être faite sans méconnaître toutes les déclarations précitées sur le sujet. La Bible, de plus, montre simplement que ni l’arrestation du pape ni son emprisonnement ne lui ont infligé la blessure, alors que le pape n’a jamais été libéré de sa captivité, mais y est mort, « la tête » fut guérie de sa blessure et survécut. {TN7: 36.1}

 Toujours plus loin, Jean vit que l’évènement du verset 3 (la blessure à la tête) eut lieu avant celui du verset 10 (la captivité du pape). La blessure à la tête, donc, représente le coup infligé par la Réforme Protestante. {TN7: 36.2}

Dans une autre déclaration erronée, le comité dit : « On prétend que Luther à ce moment-là (en1500 de notre ère) a causé la blessure mortelle. » – – Une Réponse à la Verge du Berger, p. 43. Mais nous demandons sincèrement à tous ceux qui aiment le Message du Troisième ange d’examiner cette question importante et de se rendre à l’évidence que la Verge n’enseigne pas que le coup ait été porté en 1500 de notre ère comme ils essayent de faire croire aux laïcs par leur enseignement, mais plutôt après 1500. (Lire Vol. 1 de la Verge du Berger, pp. 209-222 et Vol. 2, pp. 85-107) {TN7: 36.3}

Dans les pages six et huit, la Réponse exprime

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l’idée que c’est une réponse « à l’Etude de la Moisson » qui avait été présentée « au comité des douze » et que c’est conforme à l’accord  de Fullerton. La vérité c’est que le comité lui-même n’a jamais répondu « à l’étude de la Moisson » (notre brochure n° 3), mais a essayé en silence, une sorte de formidable attaque contre toutes les publications de La Verge du Berger. En effet, le titre même du livret admet que c’est « Une Réponse à la Verge du Berger, »  et non pas l’étude de «  la Moisson » {TN7: 36.4}

Depuis que l’accord, d’ailleurs,  ait réclamé cinq études à présenter dans une semaine si la première ne pouvait pas être réfutée, il était nécessaire que l’on ait répondu à la première étude dans un délai de vingt-quatre heures. Mais en dépit de l’accord, plus de six cents heures se sont écoulées avant que la réponse n’ait été rendue ! Et même alors, comme indiqué, ce n’était pas une réponse à l’étude présentée. {TN7: 37.1}

Compte tenu de cette réalité qui met le comité en défaut dans leur engagement signé, notre position est automatiquement justifiée et leur propre procédure de destitution, réduisant à néant l’accusation suivante : {TN7: 37.2}

Nous avons accepté votre défi de prouver la doctrine erronée de la Verge du Berger …

Maintenant, il vous vient un défi non émis par nous, mais par les principes les plus simples d’honneur et d’honnêteté,… L’auteur, désormais, aura-t-il recours à des « pratiques mensongères » et des « détours et des pressions et des changements de procédés » concernant l’ « erreur »…ou ne devrait-il pas faire un pas en avant honnêtement et honorablement et faire

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bien sa promesse… » – – Une Réponse à La Verge du Berger, pp. 37, 49. {TN7: 37.3}

Par la méthode qu’ils ont utilisée – – réfutant les écrits d’une personne par rapport à une autre – – deux livres de la Bible peuvent être mis en contradiction chacun par rapport à l’autre. En outre, l’exemple suivant démontrera suffisamment que non seulement les écrits de deux personnes quelconque, quoiqu’en parfaite harmonie, peuvent être en conflit, aussi  bien que les écrits d’une seule personne peuvent apparaître contradictoires. Prenez par exemple, les deux citations suivantes dans les écrits de la Sœur White : {TN7: 38.1}

« Il y a des milliers de tentations dissimulées qui ont été préparées par ceux qui ont la lumière de la vérité. La seule sauvegarde pour chacun de nous est de n’accepter aucune nouvelle doctrine, aucune nouvelle interprétation des Ecritures, sans en référer tout d’abord à des frères expérimentés. Placez tout cela devant eux avec un esprit humble et docile, tout en faisant monter vers Dieu vos prières ferventes, et si ces frères ne voient dans ces enseignements aucune nouvelle lumière, ralliez-vous à leur jugement, car « le salut est ‘dans le grand nombre des conseillers’. » – – Témoignages, Vol. 2, p. 121. Gospel Workers, p. 303 «  Ceux qui n’ont pas l’habitude d’approfondir la Bible par eux-mêmes, ou de peser l’évidence, font confiance aux hommes importants et ils acceptent les décisions qu’ils prennent ; et ainsi, beaucoup rejettent précisément les messages que Dieu envoie à Son peuple si ces hommes importants ne les acceptent pas. » – – Testimonies to Ministers, pp. 106, 107 ; Témoignages pour les pasteurs, p. 62. {TN7: 38.2}

A partir de cet exemple, nous réalisons très rapidement que, quoique deux passages soient inspirés

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par le même Esprit, cependant,  quand ils sont déloyalement utilisés, ils peuvent facilement se prêter à entrer en conflit l’un avec l’autre. (entre eux) Toutefois, lorsque  le sujet de l’auteur dans l’élaboration de la déclaration est d’abord pris en compte dans tous les cas, alors seulement on peut interpréter correctement sa pensée et ne trouver aucun problème. A la démonstration spécifique de cette vérité en général, nous attirons l’attention du lecteur à une brève analyse sur beaucoup de déclarations outre mesure et employées abusivement dans les Témoignages Vol. 5, p. 293, relative à  la nouvelle lumière : {TN7: 38.3}

Les conditions qui suscitèrent la déclaration consistaient en ce que le Frère D____, au cours du fait de réclamer la lumière avait plutôt l’obscurité qui, plutôt que l’illumination, a seulement assombri le message qui a survécu à l’Esprit de Prophétie. Compte tenu de ce fait, les frères « expérimentés » dont elle parle ne sont nuls autres que les pères fondateurs de l’Eglise Adventiste du Septième Jour. La dénomination, ceux qui ont partagé avec la Sœur White l’expérience unique de la création point par point

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du message et non pas ceux qui l’ont par la suite suivi pour le proclamer. {TN7: 39.2}

Il est donc clair, la seule voie possible dans laquelle « ces frères expérimentés »  pourront être consultés à l’heure actuelle, c’est qu’ils s’attachent à la voie qu’ils ont abandonnée d’après le rapport de leurs propres témoignages écrits et à ceux en particulier de leur leader et porte-parole de Dieu, la Sœur White. L’«ange de Laodicée, qui est « malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu », ne doit évidemment pas être consulté pour un conseil, mais plutôt à l’instruction de son ministère. {TN7: 40.1}

En conséquence le comité des douze et tout le reste des principaux frères aussi, doivent humblement et implicitement accepter la parole des écrits inspirés pour l’église dans leur intégralité, si chacun d’entre eux  veut répercuter la voix d’expérience et de vérité. S’ils avaient agi ainsi, le Seigneur n’aurait pas fait cette déclaration comminatoire : « Parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de Ma bouche. » Apo. 3 : 16.  En d’autres termes, bien qu’ils n’occupent pas la même position que les « frères expérimentés » mentionnés dans Témoignages, Vol. 5, p.293, et soient maintenant dans une condition périlleuse, cependant,  ils seraient aujourd’hui des conseillers  fiables, méritant le même respect, s’ils avaient exercé le jugement et le même esprit aussi bien que ces derniers. {TN7: 40.2}

Cette vérité est également démontrée par le fait que si la citation des Témoignages Vol. 5, signifie que nos principaux

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frères nous feraient croire alors que Jean le Baptiste, Jésus-Christ, les Apôtres, Luther, les Réformateurs, William Miller et la Sœur White en 1844 et de nouveau en 1888, étaient tous, l’un après l’autre complètement faux, pour n’avoir pas respecté les décisions de leurs dirigeants , frères qui, dans leurs temps respectifs ont été populairement acclamés pour être des « frères d’expérience », et qui, n’ayant vu aucune lumière dans les messages, ont dénoncé ceux-ci et les messagers. Et  Sœur White  jamais n’a cédé à leur jugement quand ils se sont opposés à elle. {TN7: 40.3}

En outre, si elle avait voulu que la déclaration en question signifie ce que le comité prétend lui faire dire, elle n’aurait jamais écrit ce qu’elle a fait dans Ouvriers Evangéliques, p. 303 et dans les Témoignages pour les pasteurs, pp. 106,107, qui sont tous deux hors du commun avec leur interprétation privée des Témoignages, Vol. 5, p. 293. Evidemment, donc, dans la lutte contre la Verge sur un terrain intenable, ils manquent inconsciemment leur but et frappent l’Esprit de Prophétie plutôt – – et aveuglent ainsi, effrayant et embrouillant les laïcs. Frère, Sœur, « Choisissez aujourd’hui » qui vous voulez « suivre » – – les messagers de Dieu ou les hommes éminents. {TN7: 41.1}

La Verge ne tend à un point de rupture aucune déclaration sur un sujet donné, tout en ignorant totalement les autres déclarations qui s’y rapportent, mais les considère toutes aussi pertinentes les unes que les autres. C’est ce principe que le comité a tout à fait ignoré, la seule interprétation harmonieuse possible qu’ils peuvent

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placer sur les Témoignages, Vol. 5, p.293, est qu’eux-mêmes avec tout le reste de leurs frères, ne doivent pas introduire dans le message de quelqu’un, une opinion privée ici et une autre là, il y a avant la première présentation de telles opinions à celui par qui le message est venu, tout comme l’Esprit de Prophétie adresse : « Si un message vous parvient que vous ne comprenez pas, prenez la peine d’en écouter les explications données par le messager » et pas les raisons que peuvent donner les pasteurs, (Voir Témoignages sur l’Ecole du Sabbat, p. 65. {TN7: 41.2}

Ayant par le précepte et par l’exemple commandé à chacun qu’il doit enlever la poutre de son propre œil avant de tenter « d’enlever la paille » de l’œil de son frère (Mat. 7 : 4), le Maître a ainsi montré que l’église ne doit pas dire à d’autres : « Laisse-moi ôter la paille de ton œil », quand voici, il y a une poutre dans [son œil]. Par conséquent, notre devoir solennel est de fixer le projecteur sur la dénomination des Adventistes du Septième jour (nous), et non sur d’autres confessions (nos frères). Suivant les instructions du Maître, nous sommes donc ici, et non simplement dans l’œil individuel, mais  dans la commune Eglise Adventiste du Septième jour  – –

L’œil Confessionnel. {TN7: 42.1}

Dans l’explication d’Esaïe 4 : 1, la publication confessionnelle (non seulement publiée et appartenant à la dénomination, mais aussi approuvée et utilisée par le Département de l’Ecole du Sabbat à travers le monde entier en

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1928), Esaïe, le Prophète Evangélique, Vol. 1, p. 28, dit : {TN7: 42.2}

« Sept femmes, un homme. Sept est un chiffre complet. ‘ Les femmes’ représentent une église (Ap. 12 : 1, 2 ; 17 : 3), mais dans ce cas, pas la véritable Eglise, pure contre laquelle il n’y a aucun reproche. Comment il est vrai aujourd’hui que les églises n’accepteront pas le pain qui est descendu du ciel, mais plutôt manger leur propre nourriture – – les traditions d’hommes. Elles veulent le nom, mais rejettent le vêtement que Christ fournit et donc se trouvent à la fin sans le vêtement de noces. » {TN7: 43.1}

Bien qu’en 1928, grâce à la publication de l’Ecole du Sabbat, Esaïe, le prophète Evangélique, la dénomination ait officiellement enseigné l’interprétation précédente d’Esaïe 4 : 1, cependant en 1931, par le biais du journal principal  de l’église, la Review and Herald, elle a aussi enseigné une interprétation entièrement différente, officiellement apprise, à savoir : {TN7: 43.2}

« Il est généralement compris que c’est une description figurative des conditions qui prévalaient en Israël à cause des guerres dans lesquelles tant des hommes seraient tués qu’il y aurait une grande prépondérance de femmes. Nous ne devons pas rechercher pour l’exactitude mathématique dans de telles matières de prophétie Biblique. {TN7: 43.3}

« Nous ne serions pas compris comme cherchant à trouver l’accomplissement de cette prophétie dans la Guerre de 1914-1918, mais c’est vrai, néanmoins, que dans plusieurs des pays de l’Europe les femmes dépassent énormément

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les hommes, parce que des millions d’hommes ont perdu leurs vies dans cette lutte titanesque. C’est une condition qui peut être répétée dans cette Grande Guerre qui menace même maintenant le monde.» – – Review and Herald, 11 Juin 1931. {TN7: 43.4}

Nous n’essayerons pas ici d’expliquer Esaïe 4 : 1, mais nous demandons vraiment à la Conférence Générale de nous dire quelle interprétation nous devrions croire, la première ou la seconde. Puisqu’étant en désaccord, toutes les deux ne peuvent avoir raison et de là, approuver l’une ou l’autre devait donner une sanction à la formulation d’hypothèses, ayant pour  conséquence qu’au lieu d’aider nos frères dirigeants à s’écarter de cette voie périlleuse, nous ne ferions que les confirmer en les faisant progresser avec elle. {TN7: 44.1}

Ceux qui laissent les autres penser et enquêter pour eux au lieu d’examiner pour eux-mêmes et qui acceptent ainsi les décisions des frères dirigeants (qui prétendent être « les hommes expérimentés »), doivent, si on le leur demandait ce qu’ ils sur le sujet d’Esaïe 4 : 1, ils répondraient en toute honnêteté, Nous ne savons pas ce que croyons. {TN7: 44.2}

La prochaine double interprétation implique [d’une part, la brochure intitulée, Quarante ans dans le désert par G. Taylor Bunch, et d’autre part, la Review and Herald du 1 Juin 1930, dans un article intitulé, une période de quarante-et un an de comparaison, par S.E. Rogers, le secrétaire confessionnel des statistiques. Le Frère Taylor  Bunch, dans son livret,  nous enseigne que de 1888 (depuis le rejet du message « de la Justification par la Foi » par la dénomination) à 1928,

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quarante ans, les Adventistes du Septième jour, la dénomination a répété l’expérience du désert par l’ancien Israël. {TN7: 44.3}

Comme ce livret a été écrit par un employé de la Conférence Générale, et a été largement diffusé parmi le peuple, il n’est pas nécessaire qu’il cite. Son titre, Quarante Ans dans le Désert, parle pour lui-même. {TN7: 45.1}

Maintenant nous nous tournerons  à l’article du Frère Rogers qui dit : « quelques adversaires de cette cause prétendent que la dénomination depuis la conférence de Minneapolis, en 1888, a ‘erré dans le désert’…{TN7: 45.2}

 « Si, par « errer dans le désert », on entend multiplier le nombre d’adhésions à la dénomination de plus de dix,  pour augmenter le nombre d’ouvriers de plus de cinquante fois,…. la dénomination peut plaider coupable à l’accusation. » {TN7: 45.3}

Ainsi par une autre position bilatérale, la Conférence Générale nous a de nouveau forcés à contester avec eux pour sortir franchement une autre déclaration définitive quant à  savoir laquelle des deux interprétations sur le même sujet voudraient-ils nous faire croire, en sachant que nous ne pouvons pas croire aux deux à la fois et pourtant savoir ce que nous croyons. Si le Frère Taylor G. Bunch, comme la Review and Herald sont chargés tacitement d’enseigner l’erreur est  « l’adversaire » de « la cause », pourquoi, alors la Conférence Générale, non seulement tolère leur point de vue, mais va même jusqu’à rémunérer leurs écrits, puis approuve leur diffusion. D’autre part, si Frère H.F. Rogers n’a pas écrit la vérité sur le sujet,

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alors il déforme non seulement la Vérité, mais aussi la Conférence Générale et le ministère confessionnel sont donc inaptes à leurs fonctions et indignes de sa location. Mais le ministère des Adventistes du Septième Jour, continue à garder les deux ouvriers comme des membres dans leur honorable position ! {TN7: 45.4}

De plus, dans leur effort déterminé à réfuter les enseignements de la Verge, le comité maintient emphatiquement que le coup qui a causé « la blessure mortelle » sur une des têtes de la bête semblable au léopard (Ap. 13) a été fait par le général français Berthier, en 1798. Et pour supporter cette théorie, ils invoquent la Tragédie des Siècles, p. 439. (Voir Une Réponse à la Verge du Berger, p. 42). Mais dans son organe officiel de missionnaire, la Dénomination enseigne que « la blessure mortelle’ prédite ici a trouvé son accomplissement dans la Réforme Protestante, dans la Révolution Française et a abouti dans la poussée apparemment mortelle au cœur même de la papauté, lorsque le pape fut destitué et emprisonné par les Français en 1798. » – – Les Signes des Temps, du 30 janvier 1934, p. 6. (Les italiques sont les nôtres.) {TN7: 46.1}

Ainsi nous sommes entraînés encore plus loin par le flot des incohérences théologiques du ministère et laissés pour que nous décidions pour nous mêmes, des Signes des Temps, ou d’Une Réponse à La Verge du Berger, quel bateau nous mènera au port. {TN7: 46.2}

Comme Une Réponse a déjà été mortellement perforé en plusieurs endroits, et dans une condition de naufrage, et que les Signes des

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Temps dans sa déclaration précitée est en parfaite harmonie avec les enseignements de La Verge du Berger sur ce sujet, nous n’avons pas besoin de penser à deux fois pour savoir à qui accorder le privilège de la situation critique dans laquelle la Dénomination  nous a placés sur ce sujet. C’est simple pour n’importe qui de s’apercevoir que la Réponse est fatalement percée et qu’il coulera avec tout ce qui s’y accroche. {TN7: 46.3}

Encore une fois : si, la Réponse accuse l’enseignement de La Verge du Berger concernant la blessure, d’hérésie et la dénomination étant déterminée à en débarrasser l’église, alors pourquoi, dites-nous, ont-ils dépensé l’argent du Seigneur et le temps pour enseigner la même hérésie dans les Signes des Temps ! {TN7: 47.1}

Ainsi, tandis que d’une part des milliers de copies de la Réponse poussent des cris  d’une manière négative, d’autre part des milliers d’exemplaires des Signes des Temps et Le Pape Roi pousse De nouveau des cris affirmativement, sur la question, la Réforme Protestante a-t-elle infligée la blessure mortelle ? {TN7: 47.2}

Pas étonnant, alors, que les laïcs soient dans la perplexité et la confusion quant à la voix à laquelle il faut tenir compte, quant à la façon de se comporter ! Pas étonnant que pour les sauver de leur dilemme, « la voix de l’Eternel crie à la ville… Ecoutez la verge et Celui qui l’a décrétée » ! Seulement la voix de la Verge peut résoudre la question. « L’homme sage » « entendra » sa voix. {TN7: 47.3}

Ces preuves retentissantes devraient éveiller les laïcs de leur somnolence, à une enquête personnelle minutieuse des

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questions diverses en jeu. Il est certain que ceux qui ne seront pas ainsi réveillés seront désespérément indifférents en ce que des mains leur remettent leur précieuse couronne  de vie. En effet, ces éléments de preuves par l’expérience devraient permettre à tous de se rendre compte que leur espoir dans un Noé, un emploi, ou dans un Daniel, pour les conduire dans la Canaan céleste, se termine dans la déception amère et sinistre au lieu de la vie et la gloire éternelle. {TN7: 47.4}

Nous regrettons profondément que nos frères se soient eux-mêmes impliqués contre la Vérité que nous avons été contraints d’exposer à leurs efforts subversifs. Notre seul but ne visait pas uniquement l’honneur de Dieu, mais aussi le bien de ces frères et pour tout Son peuple, nous n’aurions  jamais rendu les faits publics, mais le temps solennel, « les jours de purification » (Testimonies, Vol.5, p.80), dans lequel notre église est parvenue, nous contraint « de Crier à plein gosier et ne pas se retenir », et d’obéir à l’ordre : «Elève ta voix comme une trompette, et déclare à Mon peuple leur transgression, et à la maison de Jacob leurs péchés. » Esaïe 58 : 1 {TN7: 48.1}

« La vérité doit être présentée dans toute sa rigueur. Il faut des hommes d’action, – – des hommes qui travailleront avec sérieux, avec une énergie incessante pour la purification de l’église et l’avertissement du monde. » – –  Témoignages, Vol. 5, p. 187. {TN7: 48.2}

De là, nous adressons maintenant un mot

Au Comité des Douze. {TN7: 48.3}

Chers Frères,

Bien que vous ayez contesté et remis en question notre intégrité, nous

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prenons soin de ne pas protester contre l’aspect personnel de la réflexion. En effet, les faits ci-après démasquent votre défi et exposent son vrai caractère, si tellement, que nous sommes complètement dépouillés de toute force ce qui rend inutile notre nouvelle réunion. Elle, qui n’avait pour unique but que la défense de la vérité, et non une quelconque  lutte contre le défi : De toute évidence nous prouver de manière erronée dans la franchise et la même force probante dans laquelle nous avons ici vous sont révélées fausses, alors nous essayons de voir si oui ou non nous « réparer » notre promesse. Ou, si vous êtes si pressés que vous vous sentiez incapables d’examiner d’une façon critique les autres volumes SROD, laissez ensuite les quelques pages de ce petit livret suffire comme « pièce A » sur lequel construire votre cas. « Produisez vos preuves. » « Allons, allons, et nous raisonnerons ensemble. Mais nous, comme des frères, saurions sérieusement vous mettre en garde pour ne pas recourir à nouveau à ces artificieux « évasion » tactique entièrement vicié d’Une Réponse à La Verge du Berger. Démontrez-nous que nous sommes dans l’erreur, mes frères, et vous serez étonnés de voir avec quelle rapidité nous allons nous rétracter et détruire toutes nos publications, même si vous continuez à chérir les autres incohérences. Vous voyez, nous ne réclamons rien de déraisonnable, mais seulement ce que, dans le bon sens et le devoir vous devriez nécessairement exiger de nous si vous étiez à notre place.{TN7: 48.4}

« Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes  vous fassent, faites-les-leur, vous aussi de même ; car c’est là la loi et les prophètes. » Mat. 7 : 12. {TN7: 49.1}

Maintenant, ne pensez pas que ces pages vous

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parviennent simplement comme un « défi. »  Non en effet, mais plutôt une réclamation sincère motivée par l’avertissement du Seigneur de l’épouvantable tragédie qui s’approche de Son église aimée. Terrible surprise !  Lui qui nous fait porter le fardeau et nous écrier avec lui qui aimait les âmes de ses frères au-dessus de la sienne:« J’ai une grande tristesse et une douleur continuelle dans mon cœur. Car moi-même j’ai souhaité d’être [par] anathème [séparé] du Christ, pour mes frères, mes parents » en Lui. Ro.9 : 2,3. {TN7: 49.2}

De nouveau l’Esprit de Prophétie Dit : {TN7: 50.1}

 Même les Adventistes du Septième Jour courent le danger de fermer les yeux à la vérité telle qu’elle est en Jésus parce qu’elle contredit ce qu’ils pensaient être fermement établi comme la vérité mais qui, selon l’enseignement du Saint-Esprit n’est pas la vérité… Mais gardez-vous de rejeter la vérité. Le grand danger pour nos frères a été de dépendre des hommes, et de faire de la chair leur bras. Ceux qui n’ont pas eu l’habitude d’approfondir la Bible par eux-mêmes, ou de peser l’évidence, font confiance aux hommes importants et ils acceptent les décisions qu’ils prennent; et ainsi, beaucoup rejettent précisément les messages que Dieu envoie à Son peuple si ces hommes importants ne les acceptent pas. » Satan Dit : « Les gens acceptent les explications des Écritures de la part de leurs pasteurs, et ils ne les sondent pas par eux-mêmes. Donc, en agissant par les pasteurs, je peux dominer les gens en accord avec ma volonté.»- –  Témoignages pour les pasteurs, pp. ……………….256.  Ces fortes envies de témoignage d’avertissement.

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Un Mot Aux Laïcs : {TN7: 50.2}

En tant que croyants fermes dans le Message du Troisième Ange et le mouvement de 1844, nous venons instamment à vous, Frères, en ce moment critique, pour vous enjoindre de ne pas accepter les décisions d’autrui ou de sanctionner leurs accusations contre nous sans enquête personnelle approfondie du message de La Verge du Berger, qui est venu à vous « dans le nom du Seigneur. » (Voir les Témoignages pour l’Ecole du Sabbat, p….) {TN7: 51.1}

« Il faut que tous, jeunes et adultes, demandent à Dieu le courage moral, la fermeté dans leurs desseins, la force d’âme et la persévérance, il faut à tous un esprit qui ne se contente pas des affirmations d’autrui, mais qui accepte ou rejette ce qui se présente à lui après un examen sérieux, qui soupèse chaque question et en parle au Seigneur dans ses prières. » – – Témoignages pour l’église, Vol. 1, p. 230. {TN7: 51.2}

Evitez, nous vous supplions, de répéter les erreurs de la nation juive et des églises Chrétiennes nominales en condamnant ou rejetant sans accorder  la même attention des deux côtés. Si les frères dirigeants s’approchent de vous en formulant des objections à votre enquête personnelle, ne consentez pas jusqu’à ce qu’ils vous aient donné une preuve logique et convaincante que donne la Verge, sur le sujet en question. {TN7: 51.3}

L’indifférence à cet égard de la part des laïcs a encouragé les frères dirigeants à exercer un esprit impérieux, cruel par lequel ils apportèrent

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le déshonneur sur l’église de Dieu. Ils nous  ont cités devant les magistrats de la ville, et puis après, parce que les accusations portées contre nous échouèrent, privant ainsi nos accusateurs du bras de la loi avec lequel ils nous chassaient des églises, ils les conduisirent à prendre les rênes dans leurs propres mains, et à quatre occasions physiquement (sur deux d’entre eux violemment) pour porter certains d’entre nous hors de l’église. Une autre fois, ils les conduisirent pour  arrêter le Frère Houteff, mais  en vain, pour les autorités, après avoir interrogé les deux côtés, l’innocentèrent et  ordonnèrent aux mêmes officiers qui l’emmenèrent au commissariat de police de le ramener directement à l’église où ils l’avaient arrêté, causant une nouvelle humiliation et la colère de ses accusateurs. Puis, à une autre occasion, ils l’ont remué pour gifler à son visage ; et toujours à une autre, pour le frapper impitoyablement à la tête et au visage jusqu’à ce qu’il soit couvert de contusions. Après cette dernière attaque, pendant longtemps, ils placèrent un récidiviste à la porte comme gardien pour nous tenir à l’écart, le sentiment qui dominait la multitude était, que « Peut-être maintenant, il restera loin ! » {TN7: 51.4}

Puis plus tard encore, ce même esprit frappa, dans la mesure où ils essayèrent de le faire interner dans un service de psychopathie, sans résultat, alors, ils tentèrent de le faire expulser, de nouveau sans succès, mais seulement l’humiliation fut plus grande et leur colère plus impitoyable. {TN7: 52.1}

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       La plus honteuse de toutes leurs actions, cependant, fut celle du pasteur qui, après le service du Sabbat,brutalement malmena le Frère Houteff, déclarant, pour justifier cet acte criminel, « Pourquoi ne restez-vous pas à l’écart puisqu’on ne veut pas de vous ici », puis invoquant pour sa protestation comme base Biblique, les mots : « Et quand vous entrerez dans une maison, saluez-la. Et si quelqu’un ne vous reçoit pas et n’écoute pas vos paroles, quand vous partirez de cette maison ou de cette ville, secouez la poussière de vos pieds. » Mat. 10 : 12, 14.  Pervertir impudemment ainsi les Ecritures pour une honteuse défense injuste! {TN7: 52.2}

A travers le passage précédent, dans les mots simples de Christ, Il recommande simplement à Ses disciples, comme tout lecteur honnête de la Bible l’admettrait, de sortir et de rester dehors seulement lorsqu’ils ne sont pas les bienvenus dans une maison, mais pas quand ils sont éjectés du temple. Cela est certifié par l’expérience suivante : {TN7: 53.1}

Les apôtres étaient « au portique de Salomon, » Et le souverain sacrificateur se leva, lui et tous ceux qui étaient avec lui, savoir la secte des sadducéens ; et ils furent remplis de jalousie, et mirent les mains sur les apôtres et les jetèrent dans la prison publique.Mais un ange du *Seigneur ouvrit de nuit les portes de la prison, et les conduisit dehors, et dit: Allez, et, vous tenant dans le temple, annoncez au peuple toutes les paroles de cette vie. Ce qu’ayant entendu, ils entrèrent, vers le point du jour, dans le temple, et ils enseignaient. Mais le souverain sacrificateur étant venu, et ceux qui étaient avec lui, ils assemblèrent le sanhédrin et tous les anciens des fils d’Israël,

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et ils envoyèrent à la prison pour les faire amener. Mais les huissiers, y étant arrivés, ne les trouvèrent pas dans la prison ; et s’en retournant, ils le rapportèrent, disant : Nous avons trouvé la prison fermée avec toute sûreté, et les gardes se tenant aux portes ; mais, ayant ouvert, nous n’avons trouvé personne dedans.Et quand le sacrificateur et le commandant du temple et les principaux sacrificateurs eurent entendu ces paroles, ils furent en perplexité à leur sujet, [ne sachant] ce que cela deviendrait. Or quelqu’un arriva et leur rapporta : Voilà, les hommes que vous avez mis en prison sont au temple et enseignent le peuple. Alors le commandant, avec les huissiers, s’en alla et les amena sans violence ; car ils craignaient d’être lapidés par le peuple. Et les ayant amenés, ils les présentèrent devant le sanhédrin. Et le souverain sacrificateur les interrogea, disant : Nous vous avons expressément enjoint de ne pas enseigner en ce nom-là, et voici, vous avez rempli Jérusalem de votre doctrine, et vous voulez faire venir sur nous le sang de cet homme. Et Pierre et les apôtres, répondant, dirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. »  Actes 5 : 12 , 17-29 {TN7: 53.2}

Contrairement à ce récit, la violence tolérée des mots employés par le ministre ce Sabbat montre à quel point il aurait considéré Pierre s’il avait vécu à son époque. De même avec l’ancien de l’église qui, tandis qu’il était en chaire le Sabbat, comme nous l’avons appris plus tard, semblable à Pilate se lava les mains se dégageant de toute responsabilité pour ce qui s’était passé, nous accusant d’avoir cité des noms

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(ce qui est faux par le simple fait qu’ils nous l’auraient rapidement signalé si cela avait été réel) et que c’était pourquoi le gardien récidiviste avait perdu son sang-froid. C’est ainsi que la multitude d’aujourd’hui tout comme celle de l’époque du Christ, pour justifier le pécheur et condamner le juste, crie: « Eloignez cet homme, et relâche-nous Barabbas. » {TN7: 54.1}

Peu de temps après l’agression, si la condition du blessé avait exigé l’assistance médicale, si un médecin adventiste du septième jour présent à l’église ce matin-là et témoin des multiples contusions avait été sollicité par téléphone, et après beaucoup d’hésitation, accepterait de se déplacer même à contre cœur, jamais ! {TN7: 55.1}

Cela nous rend tristes de constater à travers les actions de nos propres frères une telle réalisation exacte de la parabole (Luc 10 : 25-37) « du prêtre » et du « Lévite » qui passèrent près d’un frère blessé, blessé par un brigand de  leur propre pays, apportant ainsi sur eux  des « malédictions », et causant que des « bénédictions »  tombent sur le bon Samaritain – – aujourd’hui, le bienfaiteur, en dehors de la dénomination Adventiste du Septième Jour.. {TN7: 55.2}

 Puis quelque temps plus tard, un frère qui se vit  refuser l’entrée à l’église, était tranquillement debout à une fenêtre, écoutant la leçon, reçut de l’intérieur, un verre d’eau jeté en plein visage. A une autre occasion, dans une autre église Adventiste du Septième Jour, ce même frère, quoiqu’étant mis hors service, fut, simplement à cause de sa présence, sauvagement catapulté d’un coup de pied (par l’un des frères de la région) et fut renversé sous la pluie et dans la boue sur le trottoir de l’église ; tandis qu’ à une autre occasion dans une église soeur, et pour la même raison, fut

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     (par le pasteur cette fois) brutalement secoué de son siège où il était assis dans un calme parfait et fut physiquement traîné hors de l’église et s’affaissa sur un tas sur le trottoir extérieur ! Et ces actions ne sont qu’un échantillon des nombreuses commises comme elles par l’église contre les frères et sœurs à cause de leur désir d’être un meilleur Adventiste du Septième Jour. Oui, c’est incroyable, mais c’est vrai, néanmoins. {TN7: 55.3}

Non seulement ils révèlent un Esprit semblable au Christ, mais aussi ils constituent des délits criminels graves commis contre nous sans aucune autre raison que notre persistance à assister aux services du Sabbat dans nos églises !  Quoique nous évitions la sympathie à cet égard, c’est avec la plus grande urgence que nous crions à l’aide contre cette marée du mal qui, si elle se poursuit, que nous ayons tort ou raison, briseront en pièces les espérances présomptueuses de nos frères résultant pour eux dans un désastre plus craintif et une déception plus grande que n’a résulté aux Juifs de leur espoir plein d’assurance et contents d’eux-mêmes de la durée de leur royaume. {TN7: 56.1}

Par ailleurs, pour tenter de nous conduire par la force de nos églises, puis nous désigner comme des « rejetons », est un paradoxe ironique, la justice que nous ne pouvons ni comprendre, ni qu’ils peuvent expliquer. {TN7: 56.2}

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En outre, pour qu’ils persistent à nous accuser d’appeler l’église Babylone, quand ils savent que trop bien que non seulement nous ne pouvons être chassés de la dénomination, prouvant ainsi que nous ne l’appelons pas Babylone, mais aussi que chacune de nos Publications prouve qu’elle ne peut être Babylone,- – Donc pour eux, en persistant dans cette accusation ils s’engagent à nous trahir près du peuple en tentant de nous accuser à tort – – d’abandonner la dénomination {TN7: 57.1}

Lorsque vous savez que vous êtes en règle avec Dieu, – – marchant dans la lumière, – – soyez fermes et inébranlables. Ne compromettez pas la Vérité afin d’obtenir la montagne, mais restez plutôt debout immuablement pour le droit et laissez votre foi déplacer la montagne de là à sa place. Et si un opposant de la Vérité essaye de vous lier à un certain cours, ………..Résistez et faîtes le contraire, alors vous serez en sécurité. Et surtout, restez dans votre église, gardant la vérité, et « soupirez et gémissez contre les abominations qui se commettent au milieu d’elle », car c’est ainsi que vous serez scellés et pourrez vaincre l’ennemi. {TN7: 57.2}

Donc, par égard au Message du Troisième Ange pour votre propre salut, pour l’honneur de Dieu et pour les principes de liberté religieuse, ne permettez pas à votre silence prêter au consentement d’un traitement honteux de l’église par ses propres membres, entraînant ainsi sur vous « le sang de tous les justes répandu sur la terre, du sang des justes Dignes » jusqu’à l’heure actuelle. Nous vous exhortons donc

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à protester contre de telles pratiques Pharisaïques et Romaines. Et puissiez-vous être  encore plus donc instamment à la lecture du suivi

Témoignage Personnel. {TN7: 57.3}

« A l’issue d’un service effectué par un secrétaire de terrain de la Conférence Générale de l’Eglise adventiste du septième jour dans l’une de nos églises de la ville, Frère Houteff demandait à l’orateur de la soirée une question sur une déclaration qu’il avait faite en chaire en opposition à l’enseignement de La Verge du Berger. Sans aucun avertissement ou une conversation d’aucune sorte, un homme s’approcha de lui à l’arrière, le prit par la nuque et les épaules, et le poussa de la construction. Mais ce qui est pire, le délinquant n’était même pas adventiste, en fait, sa mère dit qu’il n’est même pas un chrétien ! Maintenant, qu’est-ce qui a incité ce pauvre homme à commettre une telle agression délibérée et un acte illégal ? Qu’est-ce, sinon les fausses accusations de la chaire, faites contre le frère Houteff ? Pour un maximum de ce moment Frère Houteff n’avait jamais rencontré l’homme ou lui parler, et il n’y avait eu aucune excitation que ce soit, mais seulement un raisonnement tout-à -fait amical de la part de des interlocuteurs. {TN7: 58.1}

« Peu de temps après cette expérience, Frère Houteff et moi accompagnés d’un autre frère, avons assisté à un service de Sabbat dans une autre de nos églises, et cette fois, le président de la conférence générale parla en opposition à La Verge du Berger. {TN7: 58.2}

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« A la fin de ce service, une dame s’approcha de Frère Houteff et lui parla tandis qu’il se tenait avec un certain nombre d’autres en face de l’immeuble, et avant qu’il ait eu le temps de lui répondre, un jeune homme, que le frère Houteffe n’a jamais vu également auparavant, se précipita sur lui, retroussa ses manches, et menaça de lui briser les lunettes au visage, s’il n’arrêtait pas de parler à sa mère ! Mais quelqu’un l’emmena, et sa mère, elle aussi, déclara qu’il n’était pas un adventiste. Qu’est-ce qui aurait pu mettre une telle haine dans le cœur de ce jeune homme ? Qu’est-ce à l’exception du sermon qu’il entendit de la chaire ? Jusqu’à ce moment, ni l’un n’avait de toute sa vie vu ou parlé à l’autre ! {TN7: 59.1}

« Un troisième incident similaire à ceux cités ci-dessus, est venu à mon attention, le tout dans un délai de quatre semaines. Cette fois, le président de la Conférence de l’Union, a appelé Sabbat après-midi une grande congrégation, de nombreux kilomètres loin de l’une des églises mentionnées ci-dessus, pour entendre réfuter La Verge du Berger. Pendant le service, il s’est orienté de telle manière à insuffler toute sa haine dans le cœur des auditeurs contre l’auteur du message contenu dans la série de livres et de tracts de La Verge du Berger. Après la réunion, à huis clos, un groupe de jeunes étaient rassemblés autour de Frère Houteff à l’extérieur de l’église, près d’un remblai. Soudain, un jeune homme se précipita vers la foule qui lui-même fut poussé aussi fort que possible le plus près de Frère Houteff dans un effort de le frapper au dessus du remblai.

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Et en vérité, il aurait réussi si frère Houteff n’avait pas été assez rapide pour se rattraper à temps pour éviter de se faire balancer la tête la première ! {TN7: 59.2}

« Encore une fois nous fûmes amenés à en savoir davantage, Qu’est-ce qui provoqua une telle haine dans le cœur de ce jeune homme qui, également, n’avait jamais rencontré Frère Houteff ? Qu’est-ce, à l’exception du sermon qu’il venait d’entendre ? {TN7: 60.1}

Les attaques de Satan…. – – Gospel Workers, p. 324{TN7: 60.2}

«  Nul ne peut se permettre d’échouer en profitant de ces expériences ou d’être certain qu’aucune racine d’amertume ne trouve un terrain favorable dans son cœur. Peu importe ce que peuvent faire les autres, soupirant et gémissant contre les « abominations qui se commettent au milieu de celle-ci » doit maintenir un amour sincère pour les frères et ainsi marcher sur les traces de Celui qui, quand Il fut vilipendé, ne haïssait point. » {TN7: 60.3}

                                                         E.T. Wilson.
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Tout Scribe Produit Des Choses Nouvelles Et Des Choses Anciennes.

Mat. 13 : 52

Ce récit succinct des abus commis par nos frères ne donne qu’un aperçu de ce qu’ils font au sein des Eglises. Il est largement suffisant, toutefois, de préciser les résultats funestes de leurs activités, et la non moins fréquente ou déplorable influence d’un grand nombre à prendre position et de rejeter un message si les frères dirigeants y sont opposés ! Bien que ceux-ci trouvent une foule d’excuses à leur position charnelle la vérité est que, tandis que certains ont peur d’être chassés de la synagogue, d’autres détestent à supporter le reproche, en dépit de la parole consolante de Christ : « Vous êtes bienheureux quand les hommes vous haïront, et quand ils vous retrancheront [de leur société], et qu’ils vous insulteront et rejetteront votre nom comme mauvais, à cause du fils de l’homme. Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez de joie, car voici, votre récompense est grande dans le ciel, car leurs pères en ont fait de même aux prophètes. » Luc 6 :22, 23 {TN7: 61.1}

Tout comme les Juifs d’autrefois, aujourd’hui, des milliers croient sincèrement qu’il y a une certaine magie dans le salut, simplement parce qu’ils ont adhéré à l’église, ainsi se sont-ils permis d’y attacher une grande valeur et à en dépendre plus que du message, qui exige la repentance des péchés et en retour relève le pécheur repentant de la fosse sombre et bourbeuse, lui donne la guérison, et l’entraîne dans la lumière salvatrice de la Vérité

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Présente. Si ces adorateurs de temples faits de mains d’hommes, vivaient à l’époque du Christ, ils démontreraient leur ignorance et leur mépris de la vérité, en rejetant les messages respectifs de Jean-Baptiste, de Jésus-Christ et des apôtres, maintenant ainsi leur adhésion à la synagogue et évitant le reproche qu’ils auraient autrement été appelés à supporter. Tandis que le vrai peuple de Dieu se liait toujours aux vérités nouvelles et impopulaires, les soi-disant hommes « expérimentés » les ont dénoncées comme étant des hérésies. {TN7: 61.2}

Que chacun sache en son âme et conscience, s’il aurait porté attention à l’enseignement de Jean, de Christ, des Apôtres, de Luther, des réformateurs William Miller et Sœur White,  au risque de se voir chasser dans chaque cas, pour  ainsi suivre l’Agneau partout où Il le conduirait, ou s’il aurait sauvegardé son appartenance à l’Eglise indépendamment des conséquences. Ce n’est  qu’en poursuivant l’ancienne voie déjà tracée qu’il pourrait marcher avec Dieu comme Enoch le fit. Et c’est toujours en suivant cette même voie maintenant, qu’il pourra donc marcher avec Dieu aujourd’hui. {TN7: 62.1}

Car il est toujours périlleux d’accepter aveuglément les opinions des autres, beaucoup plus est-il d’accepter pour le salut les décisions non inspirées de l’homme, particulièrement quand les responsables d’entre eux refusent d’ouvrir les portes de l’église à un message qui frappe et qui veut faire son entrée. Et quoique Dieu ait

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averti les laïcs maintes et maintes fois que « les conducteurs de ce peuple les fourvoient, et ceux qui sont conduits par eux périssent » (Esa. 9 : 16), cependant, dans tous les progrès de la Vérité, ils ont répété ces erreurs ! {TN7: 62.2}

Nous sommes débiteurs, donc, maintenant, à la fin du monde, le peuple de Dieu, ayant toutes les expériences du passé devant eux comme un avertissement, doit prendre garde à Sa Parole en recherchant pour eux-mêmes et par leurs propres décisions, comme beaucoup d’entre nous avions à faire lorsque nous avons rejoint le mouvement Adventiste contre la volonté des ministres de nos anciennes églises. {TN7: 63.1}

Donc, notre prière fervente et notre espoir est que nos frères ne répéteront pas l’histoire de la nation juive, ou l’histoire de l’Eglise chrétienne à l’époque de Luther, Les Réformateurs William Miller et Sœur White, chacun en leur temps respectif, époques pendant lesquelles les dirigeants des sectes contemporaines dénonçaient les messages de la Vérité comme une hérésie. Aujourd’hui, comme au commencement, le message de Dieu à l’église doit inévitablement apparaître merveilleusement étrange et étrangère. L’Esprit de Prophétie déclare : « Ces précieuses vérités demeurées longtemps obscures seront révélées avec un éclat qui rendra manifeste leur valeur sacrée; car Dieu glorifiera Sa Parole et la fera paraître sous un jour qu’il ne nous a pas donné de connaître. » – – Témoignages sur l’Ecole du Sabbat, p. 62{TN7: 63.2}

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En outre, Ses messagers d’aujourd’hui porteront une aussi………. Même Jésus-Christ à sa naissance surnaturelle, sa vie sans péché, ses miracles fut condamné par les hommes de son temps, qui ont dit :   « Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons. » Mat. 12 : 24  {TN7: 64.1}

Les laïcs de l’époque ne pensaient pas moins de leurs grands hommes que ne le font ceux d’aujourd’hui. Les chefs de l’ancien Israël n’étaient pas non plus moins pieux que les dirigeants d’aujourd’hui. Nos leaders d’aujourd’hui se sont déjà révélés peu fiables, par leurs actions contre le message de 1888, qui n’a été soutenu par aucun homme « sachant d’où il venait, mais par le serviteur de Dieu, qui, depuis le début du mouvement Adventiste du Septième Jour, l’avait  reconnu comme étant un prophète. En conséquence, ce  fut  si facile de se prononcer contre ce message qui avait été  longtemps avec eux, pensez-vous, avec quel excès beaucoup plus facile pour eux de se prononcer contre un messager d’aujourd’hui qu’ils n’ont pas connu auparavant ! {TN7: 64.2}

« Etre en butte à l’opposition est le sort de tous ceux dont Dieu se sert pour annoncer des vérités spécialement applicables à leur temps. Or, il y avait, aux jours de Luther, – – une vérité présente d’une importance capitale, de même qu’il y a une vérité présente pour notre époque. » Chaque période de l’histoire de l’Eglise a été marquée par quelque

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vérité adaptée aux besoins de l’époque. Ces révélations nouvelles, en butte à l’opposition et à la haine, ont toujours été accueillies par les âmes pieuses. Quand le Seigneur, en une heure de crise, donne une vérité spéciale à son peuple. Comment refuser de la proclamer ? » {TN7: 64.3}

«… Mais ce fait ne rebute le vrai disciple de Jésus-Christ… Il n’attend pas que la vérité devienne populaire pour la défendre. Convaincu de son devoir, il en accepte délibérément les inconvénients. » {TN7: 65.1}

« Ainsi, lors du grand désappointement de 1844, chaque croyant dut tenir ferme ou tomber pour son propre compte. » {TN7: 65.2}

« Au lieu de contester et de raisonner au sujet de ce qu’ils ne comprennent pas, qu’ils mettent à profit la lumière qui brille déjà sur leur sentier, et celle-ci ira en augmentant. » {TN7: 65.3}

« Il y a toujours eu des gens qui, tout en professant la piété, se sont fait une spécialité de critiquer le caractère, les croyances des personnes dont ils ne partagent pas les opinions. Ces accusateurs des frères sont les meilleurs collaborateurs de Satan. » {TN7: 65.4}

« Ceux qui cherchent des échappatoires en trouveront. Et ceux qui refusent d’accepter la Parole de Dieu et de lui obéir jusqu’à ce que toutes leurs objections soient levées et qu’aient disparu tous les prétextes de douter, ne parviendront jamais à la lumière. » – – La Tragédie des Siècles, pp.151, 661,662, 498, 427, 576,566, 575 Passant pour être des aveugles,

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en doutant du parcours, ils tombent naturellement dans leur malice, qu’ils excusent comme étant des erreurs.  Ainsi donc, Frères, en  conclusion, considérons la question : {TN7: 65.5}

Qu’Est-Ce Qui Doit Etre Gagné Ou Perdu ?

L’Eglise poursuivant son chemin va à la dérive du monde, au lieu de se diriger vers le havre de sa demeure éternelle. Ses institutions – –  les écoles, les sanatoriums, etc – – ont accepté un compromis avec les institutions du monde, le même danger contre lequel l’Esprit de Prophétie a si longtemps mis en garde : {TN7: 66.1}

« Quelle terrible désillusion que de croire fermement que tout va bien alors qu’on est sur un mauvais chemin ! Le message du témoin fidèle surprend le peuple de Dieu dans cette triste situation, mais l’église ignore en toute bonne foi dans quelle condition déplorable elle se trouve aux yeux de Dieu. » – – Témoignages, Vol. 1, p ; 375 {TN7: 66.2}

« Qui peut vraiment dire : ‘ Notre or est éprouvé par le feu, nos vêtements ne sont pas souillés par le monde’ ? J’ai vu notre instructeur déchirer de prétendus vêtements de justice, et mettre à nu la souillure qu’ils recouvraient. Puis il me dit : ‘Ne vois-tu pas comme ces gens ont caché d’une manière prétentieuse leur souillure et leur corruption ? « Quoi donc ! La cité de mon Père est devenue une prostituée ! » La Maison de mon Père est devenue un lieu de commerce, d’où la présence divine et la gloire se sont retirées ! C’est pourquoi il y a de la faiblesse, c’est pourquoi la force manque. » – – Témoignages, Vol. 3, p. 303 {TN7: 67.1}

« Je pourrais écrire des pages et des pages sur ce thème. Des fédérations entières sont influencées par les mêmes principes pervertis. ‘Ses riches sont pleins de violence, ses habitants profèrent le mensonge, et leur langue n’est que tromperie dans leur bouche’ Le Seigneur purifiera Son Eglise. Je vous le dis, en vérité, que le Seigneur va bouleverser les institutions qui portent Son nom. {TN7: 67.2}

«  Je ne peux pas dire exactement quand doit commencer ce processus de purification, mais il ne saurait tarder. Celui qui a Son van dans la main nettoiera Son temple de la contamination morale. Il purifiera méticuleusement Son aire. » – – Témoignages pour les pasteurs, pp. 372, 373 {TN7: 67.3}

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Les déclarations inspirées précédentes concernant la condition de l’église, de même que le message à l’église de Laodicée, révèlent que c’est une critique sérieuse qui nécessite l’envoi de la part du Seigneur des réprimandes et des avertissements, appelant à une réforme, et provoquant ainsi son acceptation par Dieu, ou l’endurcissement, et ainsi, causer qu’elle soit vomie de « Sa bouche ». «  Apo. 3 : 16. « Que les pasteurs et les membres d’église se souviennent que la vérité évangélique perd ceux qu’elle ne sauve pas. » – – Témoignages, Vol. 2, p. 29. Par conséquent, notre salut, nos aptitudes pour Son royaume éternel, se trouve dans l’acceptation du message que le Seigneur nous envoie. {TN7: 68.1}

Nous qui avons étudié le message contenu dans la Verge du Berger, sommes tout aussi profondément convaincus que c’est « le message du Témoin Fidèle »  « à l’église de Laodicée », qui trouve le peuple de Dieu dans une « triste illusion », comme nous le sommes du Sabbat ou de toute autre vérité jamais connue à l’église. Et en effet, nous devrions être, car chapitre après  chapitre il a ouvert notre compréhension de l’Ecriture, le sens pour lequel jusque-là nous n’avions pas la moindre idée, mais que nous comprenons maintenant aussi clairement que les simples vérités Bibliques. Par le message, nous voyons maintenant que les prophéties de ces chapitres (d’Esaïe, d’Ezéchiel, d’Osée, de Joël, de Zacharie, de Michée, de Daniel, d’Apocalypse, etc…) se concentrent sur ce moment, et brillent dans une merveilleuse beauté. Il nous a multiplié la preuve que la dénomination

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Adventiste du Septième Jour est l’église de Dieu, renforçant ainsi plus que jamais, si possible, notre détermination à y rester indépendamment de sa condition. Et en conséquence, il nous établit plus solidement que jamais dans le Message du Troisième Ange, nous remplissant d’un plus grand amour pour les frères. Alors finalement, il nous a fait étudier la Bible et l’Esprit de Prophétie comme jamais auparavant. {TN7: 68.2}

Sans lire pour soi-même les publications de la Verge, on ne peut pas connaître le merveilleux changement qu’elles opèrent dans la vie de tous ceux qui les acceptent véritablement, ni apprécier les merveilles des prophéties qu’elles révèlent, dont beaucoup jusqu’ici, de la part des hommes, n’ont jamais……. Aucune sagesse humaine ne pourrait débloquer ces mystères de Dieu qui ont été cachés depuis des siècles au sage et au prudent. Ceux qui n’ont pas pour eux-mêmes, fait « une enquête approfondie » du message que contient la Verge, et qui est venu « au nom du Seigneur, « l’Esprit de Prophétie leur donne des conseils pour ne jamais dire : « Je suis satisfait de mes conclusions. Ma décision est prise, et quoi qu’il advienne, je ne changerai pas d’opinions. Je n’ai pas à écouter ce que dit ce messager car je sais que cela ne peut être la vérité. » – – Témoignages sur l’Ecole du Sabbat, p. 65 {TN7: 69.1}

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De toute évidence, ceux qui par la parole ou l’action soutiennent qu’ils connaissent davantage La Verge du Berger que nous qui l’avons soigneusement étudiée, ils n’ont pas seulement abruti  leur propre intelligence, mais aussi insulté la nôtre. De plus, en jugeant et en condamnant sans audition, ils violent les lois de la justice commune et méprisent le conseil du Seigneur se plaçant au-dessus de Son trône ! {TN7: 70.1}

C’est parce qu’elles agissent ainsi que les églises populaires ont été abandonnées à des ténèbres partielles et que les messages de Dieu ne leur sont pas parvenus… Il n’y a ni vertu ni dignité à poursuivre une lutte dans l’obscurité, à fermer les yeux de peur de voir clair, à se boucher les oreilles pour ne pas entendre, à endurcir son cœur dans l’ignorance et l’incrédulité par crainte d’avoir à s’humilier en reconnaissant avoir été éclairé sur certains points de la doctrine. Ce n’est pas en vous abstenant d’examiner cette dernière que vous obéirez à l’injonction du Sauveur de ‘sonder les Ecritures’. Est-ce chercher des trésors cachés que d’appeler fatras le résultat du travail d’autrui, ne pas en faire l’examen critique pour voir si les pensées que vous condamnez recèlent ou non de précieux joyaux de vérité ? » – – Témoignages sur l’Ecole du Sabbat, p. 65 {TN7: 70.2}

Ainsi, pour mettre en œuvre son but constant de maintenir la chrétienté investie de faux

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enseignants, le Diable est à l’origine de tout vent de doctrine qui souffle dans tous les sens. L’un après l’autre, il conserve ces enseignants tels des plantes à l’ombre, qui seulement se fanent quand elles sont exposées au soleil. Ainsi en conservant toujours le mauvais exemple des éminents d’entre eux et de leurs partisans, il décourage effectivement et effraie tous ceux qui ont la disposition d’examiner toute prétendue lumière sur les Ecritures saintes, les préparant ainsi à rejeter le message même de la Vérité chaque fois que Dieu peut l’envoyer. {TN7: 70.3}

Lorsque, par conséquent, « un message vient à vous au nom du Seigneur », si vous, parce que dans le passé l’ennemi aurait présenté des messages trompeurs, refusez d’enquêter par vous-mêmes, en disant : « Il ne sert à rien, il est simplement tiré d’un autre », puis, qu’il s’agisse de la Verge ou d’une autre publication qui contient le message, il est certain que tôt ou tard, vous rejetterez le message qui vous est nécessaire pour vous sauver de la triste tromperie de Laodicée. {TN7: 71.1}

Ainsi, chaque responsable devant son cauchemar de l’église, « rejetons » l’ancien Trompeur  accomplit son dessein diabolique de trahir un bon nombre à rejeter la lumière qui doit éclairer toute la terre. {TN7: 71.2}

Nous savons que le Seigneur parle à Son peuple en ce moment même à travers les publications de La Verge du Berger, que les messages qu’elles contiennent sont ceux qui

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« produiront le criblage parmi le peuple de Dieu » (Premiers Ecrits, p. 270) ; sur ceux qui acceptent le conseil du Témoin Véritable recevra le sceau de Dieu et sera compté parmi les 144 000 (Témoignages, Vol. p.)……. {TN7: 71.3}

Ainsi donc, frères, comme nous avons « une pleine assurance de foi » que notre connaissance, le jugement, et la foi dans les doctrines Adventistes du Septième jour sont aussi solides que les vôtres, et que vous ne connaissez pas notre position, ainsi que nous ne connaissons la vôtre, il y a au moins autant de chance que nous soyons justes qu’il y en a que vous en soyez aussi. Donc, par amour pour votre âme, n’osez pas refuser d’enquêter Si vous fermez vos oreilles à la voix du Témoin Véritable, il s’agira de votre ruine éternelle ! C’est pourquoi nos cœurs sont troublés par le fait que vous examiniez vous-mêmes, le message de la Verge. Et si vous êtes un « homme sage » qui écoute « la voix du Seigneur… à la ville », vous entendrez… la Verge », et reconnaîtrez « Celui Qui l’a décrétée. » Mic. 6 : 9 {TN7: 72.1}

Nous avons dégagé notre responsabilité. Maintenant vous devez endosser la vôtre et exercer votre capacité donnée

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par Dieu et le devoir d’assurer votre récompense éternelle. Ne risque pas ta couronne de vie pour une aventure, sur la possibilité d’être perdu après tant d’années dans le message. Quelle perte, la perte tragique, un monde sans fin ce sera ! Acceptez ce conseil et obéissez à ses demandes et votre obéissance vous garantira la paix et la vie éternelle. {TN7: 72.2}

« … Si un message vous parvient que vous ne comprenez pas, » conseille l’Esprit de prophétie, « prenez la peine d’en écouter les explications données par le messager ; comparez ensuite ce texte à ceux de l’Ecriture et jugez ensuite s’il est en conformité ou non avec elle. Si vous estimez que la position prise n’a pas de fondement scripturaire et que vos conclusions sur ce sujet ne peuvent être mises en doute, produisez alors vos preuves. Au contact de l’erreur, votre conviction ne risque pas d’être ébranlée. » – – Témoignages sur l’Ecole du Sabbat, p.65 {TN7: 73.1}

« Mais gardez-vous de rejeter la vérité. Le grand danger pour nos frères a été de dépendre des hommes, et de faire de la chair leur bras. Ceux qui n’ont pas eu l’habitude d’approfondir la Bible par eux-mêmes, ou de peser l’évidence, font confiance aux hommes importants et ils acceptent les décisions qu’ils prennent; et ainsi, beaucoup rejettent précisément les messages que Dieu envoie à Son peuple si ces hommes importants ne les acceptent pas.» – – Témoignages pour les pasteurs, p. 107{TN7: 73.2}

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Notez : les numéros du guide donnés dans l’article suivant, faites correspondre à la liste de références donnés ci-dessous. Et la clé des abréviations est la même que dans l’index des Ecrits d’Ellen G. White. {TN7: 74.1}

   (1) T.M. 468. (2) C.O.R. 67; Review and Herald,  May 27, 1890. (3) T.M. 80; T.M. 300. (4) 5 T 209. (5) 6 T 17. (6) T.S.S.W. 65. (7) 9 T 126. (8) T.M. 514, 515; C.O.R. 154. (9) Isa. 58:1; T.S.S.W. 56. (10) E.W. 270. (11) T.M. 445, 3 T 266; 5 T 211. (12) 5 T 136, 81; 3 T 267; 1 T 187. (13) 5 T 80; G.C. 425. (14) E.W. 270; 3 T 252, 253. (15) Rev. 3:14-19. (16) E.W. 276, 277; P.K. 725. (17) T.S.S.W. 65. {TN7: 74.2}

En priant avec ferveur le Seigneur  qu’Il nous conduise sur Son chemin avec chacun d’entre nous, nous, comme un corps d’ouvriers, parlons

A Tous les Adventistes du Septième Jour – – Salutations ! {TN7: 74.3}

Frères Bien- Aimés :

ATTENDU QUE, Nous qui sommes debout dans la lumière, avançant avec le Message du Troisième Ange, aussi bien que ceux qui ont accepté la Vérité Présente à travers tous les âges, avons eu nos actions mal comprises, nos motifs contestés et notre message mal compris, « méprisé, ridiculisé, rejeté, » et « dénoncé », comme « leader de l’enthousiasme et du fanatisme » (1) ; et {TN7: 74.4}

ATTENDU QUE, parce que « la lumière qui éclairera la terre de toute sa gloire »(2),

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est maintenant appelée « une fausse lumière »(3), il est devenu nécessaire de définir clairement notre position dans le travail final du Message du Troisième Ange ; et{TN7: 74.5}

ATTENDU QUE, Croyant que l’ordre et la méthode sont les premières lois du ciel et réalisant que pour ceux qui « sont debout dans la lumière » (4) est venu un besoin impérieux d’une certaine forme de conseil quant à leurs activités dans l’église dans le monde entier ; {TN7: 75.1}

Par conséquent, comme un corps uni de croyants du message de la Vérité Présente, contenu dans les publications de La Verge du Berger (qui, selon nous est venu en réponse à la divine illumination et « le déroulement du rouleau »(5), en parfaite harmonie avec le Message du Troisième Ange comme exposé dans la Bible et  les Témoignages pour l’Eglise, nous déclarons par là : {TN7: 75.2}

Qu’il soit résolu, que nous dirigeons notre plein appui à la proclamation de présenter la vérité, en harmonie avec les doctrines Adventistes du Septième jour initialement données par la Bible et les Témoignages, mais que nous protestons respectueusement contre les actions de nos frères au sujet de la radiation et l’exclusion des membres des églises qui ont contribué à leur construction, tout simplement parce qu’ils exercent leurs droits donnés par Dieu à mener une enquête personnelle de la prétendue nouvelle lumière(6) et  {TN7: 75.3}

Soyez Résolus qu’étant en harmonie avec les enseignements Adventistes du Septième jour comme indiqué,

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reconnus dans la Bible et l’Esprit de Prophétie, nous sommes certains qu’il ne peut y avoir aucun autre nouveau mouvement  que celui désigné comme le « Grand Mouvement des réformateurs Parmi le Peuple de Dieu »(7) ; et {TN7: 75.4}

Soyez en cela toujours plus Résolus, que nous désapprouvons toute dénonciation personnelle de nos frères, reconnaissant comme ils le font eux-mêmes, que l’heure a sonné pour un « réveil et une réforme »(8), nous, en tant que vrais messagers de Dieu, crions et n’épargnons pas »(9). {TN7: 76.1}

Adopté en séance publique des Adventistes du Septième jour Davidiens assemblés réunis ce 12 Mars 1934. {TN7: 76.2}

(Signé)         LE COMITE CONSULTATIF

La résolution que nous avons adoptée ici est une réponse à une action intentée par un organisme représentatif des Adventistes du septième jour rassemblés à Los Angeles, en Californie, à partir de six états qui s’étendent de l’Atlantique au Pacifique, qui ont tous fait une enquête minutieuse et approfondie de la nature, du travail, et des enseignements de La Verge du Berger. {TN7: 76.3}

Le « réveil et la réforme » mentionnés dans la résolution qui précède ne sont autre que « le…….. »(10), « le scellement »(11), « l’examen »(12), « le temps de la purification »(13), causés par la proclamation du Témoignage juste du « Témoin Véritable de l’église de Laodicée »(14) temps dans lequel l’église doit émerger de sa « tiédeur »

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(15), condition pour recevoir la robe blanche de la justice de Christ, préparant pour le Grand Cri (16) du troisième ange. {TN7: 76.4}

Le fait qu’il ne peut y avoir aucune nouvelle organisation montre clairement que tout notre travail doit être fait dans et pour notre église Adventiste du Septième jour. Nous espérons donc que notre désir d’adorer au culte dans l’église de notre choix, bien que nous ayons été par elle privés de notre adhésion (et que pour aucune autre raison que celle d’accepter « plus de lumière » sur le Message du Troisième Ange) (17), nous ne serons pas refusés et que notre présence ne sera pas interdite. {TN7: 77.1}

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« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le grand et premier  commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent la loi tout entière et les prophètes. » Mat. 22 : 37-40{TN7: 79.1}

« Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-les-leur, vous aussi, de même : car c’est là la loi et les prophètes. » Mat. 7 : 12 {TN7: 79.2}

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